Obama prévoit un plan de relance de 447 milliards

dimanche 11 septembre 2011

Le président américain Barack Obama a présenté jeudi 8 septembre 2011 un plan de 447 milliards de dollars devant les deux chambres du Congrès pour relancer l’emploi aux Etats-Unis [1] au travers lui la croissance.

Ce plan, appelé American Jobs Act, ressemble par son ampleur au New Deal que Roosevelt avait mis en place après le krash de 1929 :

  • 175 milliards de dollars pour étendre et prolonger des réductions de charges salariales pour la création d’emploi (la payroll tax) jusque fin 2012 ;
  • 85 milliards pour aider les Etats et les collectivités à créer des emplois publics et pour moderniser les écoles ;
  • 65 milliards pour réduire de moitié les charges salariales des PME ;
  • 50 milliards dans les infrastructures de transports ;
  • 49 milliards pour prolonger l’indemnisation des chômeurs longue durée et de mettre en place un programme de reconversion professionnelle ;
  • 5 milliards pour une exonération de 100% des frais des entreprises, afin qu’elles investissent dans de nouveaux équipements ;
  • soutenir l’accès au logement (avec le refinancement des prêts immobiliers et des emprunts à taux faible). Le Trésor américain négocie en ce sens avec les géants du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.

Les opposants au plan de Barak Obama sont évidemment les Républicains, ses adversaires politiques, et plus particulièrement le mouvement des Républicaux radicaux, le Tea party, qui refusent par principe l’intervention de l’Etat dans l’économie.

Ceux-ci pointent les dépenses réalisées par le gouvernement Obama, quand il avait promulgué un premier plan de relance massif de 787 milliards de dollars, un mois après son arrivée au pouvoir. Certes, ces plans successifs ont pour effet d’augmenter la dette américaine, mais ils ne sont pas les seuls responsables de la perte triple A américain pour certaines agences de notation (S&P) : la crise des subprimes, le coût de la guerre en Irak et en Afghanistan, le contexte économique international et l’augmentation du cours du pétrole jouent également pour beaucoup.

Sans présager de ses résultats sur l’économie américaine, au cas où le plan serait accepté par le Congrès [2], notons simplement la différence entre l’Europe et les Etats-Unis dans le traitement de la crise : pour l’Europe, des plans de rigueur ; pour les Etats-Unis, un plan de relance…

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Ce monde est à nous, changeons-le !


[1] 8 millions d’emplois supprimés depuis la crise de 2007-2009, 9,1% de chômage et aucune création d’emploi sur le dernier mois, un record historique

[2] Pour certains, ces dépenses vont accentuer la dette américaine et lui faire perdre définitivement son triple A. Pour dette, la relance de l’emploi et de l’économie sont nécessaires pour éviter la récession annoncée par certains analystes et pour générer la croissance nécessaire au remboursement de la dette.




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