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mercredi 5 septembre 2012
par  Neimad

La théorie du seuil d’évolution

Rapide tour d’horizon depuis la création du monde jusqu’à notre société actuelle, du point de vue des pro­ba­bi­lités. Quelles sont les chances que nous avons de ne pas nous auto-​​détruire ?

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mardi 11 septembre 2012 à 11h40 - par  Neimad

Merci ianop pour votre com­men­taire. En 1971, dans un Congrès consacré au pro­gramme SETI, les phy­si­ciens Drake et Sagan essayèrent de cal­culer les pro­ba­bi­lités pour qu’une civi­li­sation ait évolué au point de pouvoir d’envoyer des ondes radio dans l’espace, ce qu’on appelle la "formule de Drake" (cf. C.Sagan, Com­mu­ni­cation with Extra­ter­res­trial Intel­li­gence (CETI), MIT Press, 1973.). Selon l’hypothèse de départ, le résultat était d’un million de civi­li­sa­tions dans la Voie lactée, plus tard réévaluée à un nombre entre 1 et 600.

Le bio­pa­léon­to­logue Peter Ward, quant à lui, considère que la vie sous forme micro­bienne est très cou­rante dans l’univers, mais que les formes de vie com­plexes sont rares (cf. Peter Ward et Donald Brownlee, Rare Earth, Springler, 2000). Cer­tains astro­phy­si­ciens (Ben­jamin Zuckerman et James Trefil) considère que la pro­ba­bilité N d’une vie intel­li­gente ailleurs dans l’univers est même égale à 1, ce qui rejoint le dogme chrétien (et celui des créationnistes).

Selon d’autres astro­phy­si­ciens comme David Grinspoon, il faut être prudent dans ces esti­ma­tions, car nous rai­sonnons à partir de la seule forme de vie que nous connaissons, la nôtre (à partir du carbone, de l’eau et de l’ADN protéinique).

En attendant de découvrir d’autres formes de vie ailleurs dans l’univers, nous pouvons seulement admettre notre igno­rance quant à la pro­ba­bilité N d’une autre civi­li­sation ailleurs dans l’Univers. Cet article avait sim­plement pour but de réfléchir au pro­cessus général qui amène N à diminuer à chaque étape.

Il serait pré­somp­tueux de croire, à mon sens, que notre espèce sur­vivra à tout, pour l’éternité, main­tenant qu’elle est apparue. Nous sommes au sommet de l’échelle de l’évolution, comme les dino­saures avant nous, et poten­tiel­lement les plus fra­giles en cas de catastrophe.

Serions-​​nous capable de ren­verser le réchauf­fement cli­ma­tique par exemple, en modi­fiant notre envi­ron­nement (OGM) ou notre com­por­tement (l’écologie) ? Cela semble dif­ficile aujourd’hui. Il est plus pro­bable que nous épui­se­rions toutes les res­sources natu­relles, que nous consom­me­rions toutes les formes de vie, avant de nous éteindre, si bien que nous serions nous-​​mêmes res­pon­sables de la des­truction de notre espèce mais aussi des animaux, des oiseaux, des poissons…

Le seuil d’évolution sur lequel nous buttons aujourd’hui n’est peut-​​être pas le dernier dans les seuils d’évolution pos­sibles d’une civi­li­sation (après la maî­trise du feu, la maî­trise de l’’environnement, l’exploration des pla­nètes, des sys­tèmes solaires, des galaxies, etc.). Cela laisse sup­poser que la pro­ba­bilité de passer le seuil d’évolution actuel est supé­rieur à 1. Cela donne de l’espoir…


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