L’origine du Coran et des sourates

dimanche 6 février 2011
par  syagrius
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 Le fondateur

Le fon­dateur de la religion musulmane s’appelle Muhammad (ou Mohammed, Mahomet, en Français). Il est né vers 570 après J.C. Son père meurt peu avant sa nais­sance et sa mère meurt alors qu’il est âgé de 6 ans. Il est élevé par un oncle et il grandit à La Mecque (dans l’actuelle Arabie Saoudite). Il devient com­merçant, comme beaucoup d’autres dans cette ville.

À l’âge de 25 ans, il épouse une riche veuve (Kha­didja) qui est âgée, elle, de 40 ans. Après la mort de sa 1ère femme, il en épousera beaucoup d’autres et à sa propre mort, en juin 632, il laissera 9 veuves. Alors que beaucoup d’Arabes dans son entourage sont poly­théistes, il croit en un Dieu unique, à l’instar des com­mu­nautés chré­tienne et juive pré­sentes dans la région et qu’il côtoie. Il se retire souvent dans une grotte pour méditer.

Alors qu’il est âgé de 40 ans, il y reçoit une révé­lation. Il raconte que l’ange Gabriel lui est apparu, lui demandant de lire (ou de réciter) un texte, qui seront les pre­miers mots du Coran.

Dès qu’il recevait une révé­lation, il la mémo­risait, d’abord, en pré­sence de l’ange Jibrîl (Gabriel), puis il en faisait, tout de suite, part aux com­pa­gnons dont beaucoup se pen­chaient sur sa mémo­ri­sation. D’autant plus qu’il faisait appel à des scribes (29 com­pa­gnons s’était relayés sur cette tâche) pour leur dicter la nou­velle révé­lation. Il leur demandait, enfin, de lire ce qu’ils avaient noté, afin de cor­riger les fautes éven­tuelles de ces copistes.

Le Coran abonde en ce sens dans un bon nombre de sou­rates et la Sunna en fait de même dans la mesure ou de nom­breux hadiths qua­li­fient de ummi le fon­dateur de la religion musulmane, peut-​​être pour accentuer un peu plus le côté excep­tionnel et pro­di­gieux du texte cora­nique. C’est pourquoi on parle souvent de i‘jaz, mal traduit par "inimi­ta­bilité " lorsqu’on tente de définir le style coranique.

Dans Lisan Al-‘Arab et Tuhfat Al-‘Arus (les deux plus impor­tants ouvrages ency­clo­pé­diques sur la langue arabe), nous apprenons que le terme ummi recouvre la notion d’analphabétisme et que les ummiyin ne s’apparentent pas aux gentils comme l’ont suggéré Weil et Bla­chère mais sont tout sim­plement des per­sonnes qui ne savent ni lire ni écrire. Actuel­lement, c’est cette expli­cation qui prévaut dans les sociétés arabes.

Dans le Coran, la sourate inti­tulée l’Araignée, par exemple, fait allusion à "l’analphabétisme" du Pro­phète de la manière sui­vante : "Pourtant naguère tu ne récitais le texte d’aucune Écriture, pas plus que tu n’en retraces de ta (main) droite : Et c’est cela qui fait douter les tenants du faux. " (XXIX48).

Très vite, Muhammad ren­contre l’hostilité des Mec­quois parce que sa doc­trine va à contre-​​courant des pra­tiques de cette ville poly­théiste. Alors, lui et ses fidèles partent en exil à Médine (à 350 km au sud). En quelques années, il en fera sa ville puis deviendra le chef de toute la région sud de la péninsule arabe. Son but sera de fédérer les tribus arabes et de les amener à recon­naître qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Mais la Mecque lui reste hostile. Il fera donc beaucoup d’expéditions mili­taires contre elle avant de rem­porter sa sou­mission. Muhammad mourra à Médine à 62 ans et y sera enterré.

 Le livre : arabe : القرآن ; al Qur’ān, « lecture »

Le Coran a été révélé sur une période allant de 610 à 632, soit sur une longue période de vingt trois années, en plu­sieurs fois et selon les cir­cons­tances et les évène­ments vécus par la com­mu­nauté musulmane nais­sante. A chaque révé­lation d’un ou de plu­sieurs versets, le Pro­phète demandait à ses scribes (la Sunna nous en cite qua­rante) de porter la parole divine à l’écrit.

Muhammad n’a fait que réciter les mots qu’il recevait (Coran signifie « Lecture » ou « réci­tation » en Arabe) et ses plus proches dis­ciples en ont fait autant. Ainsi le coran est la somme des vérités révélées au pro­phète Mahomet à la Mecque et à Médine de 610 à 632, date de sa mort. C’est le 3e calife, Huthman qui a fait établir la version cano­nique du Coran, vers l’an 650. Les 6 copies que le calife a fait faire clas­saient déjà les 114 sou­rates non par ordre de révé­lation mais par taille : de la plus longue à la plus courte (sauf la pre­mière). Après la déca­pi­tation d’Hussein, le fils d’Ali, à la bataille de Kerbala en 680, les chiites ont également adopté cette version cano­nique du Coran, même si elle a été établie par le calife des­cendant d’Abou Bakr et donc de la branche sunnite de l’Islam. Puis ,alors que Damas et non plus Médine est devenue la capitale de Islam sous les Ommeyyades (661750), le grand Abd Al Malik (647705) a fait ajouter les consonnes et la ponc­tuation dans cette « vulgate d’Huthman » et comme Huthman, il fait envoyer cette version du Coran aux quatre coins de l’Empire. Depuis, c’est cette version du Coran que tous les musulmans du monde récitent.

Cependant l’existence de vieux manus­crits, comme le manuscrit arabe 328 conservé à la BNF à Paris ou la redé­cou­verte en 2007 des quelque 9 000 pho­to­gra­phies de très anciennes ver­sions du Coran prises par un orien­ta­liste allemand en 1934 (on les croyait détruites pendant la guerre avec l’Académie des Sciences bava­roises mais elles ont été retrouvées et sont désormais étudiées par un groupe de recherche ber­linois : le Corpus Cora­nicum) montrent que les pre­mières ver­sions du Coran dif­fé­raient de la Vulgate d’Huthman, et que comme les autres textes saints, le Coran a une histoire.

 Quelques sourates

 L’accouchement de Marie légitimé

Ainsi, dans la sourate de Marie (XIX, 24), Jésus, à peine né, s’adresse à sa mère pour la consoler. Au lieu de "Ne t’attriste pas ! Ton Sei­gneur a mis à tes pieds un ruisseau", texte habituel mais énig­ma­tique, la lecture arabo-​​syriaque conduit à com­prendre : "Ne t’attriste pas ! Ton Sei­gneur a rendu ton accou­chement légitime." La nais­sance mer­veilleuse de Jésus du sein de Marie fécondée par l’Esprit Saint, confor­mément au dogme catho­lique, serait ainsi confirmée par le texte coranique.

 Reconnaissance de la Bible

Le musulman reconnaît la Bible comme Parole Sainte et ins­pirée de Dieu. Sourate 5, v.44-46 : « Nous avons des­cendu la Thora qui guide et qui éclaire ; c’est par elle que les pro­phètes rendent la justice aux Juifs… Nous pour­suivons sur leurs traces en envoyant Jésus, fils de Marie, confirmant la Thora, venue avant lui. ». Jésus est appelé « Parole de Dieu », « Esprit de Dieu ». Le Coran dit qu’il a été rappelé à Dieu et redes­cendra à la fin des temps).

 Thora et Evangiles

Sourate 7 :157

"ceux-​​là qui suivent le mes­sager, le pro­phète gentil qu’ils trouvent en toutes lettres chez eux dans la Thora et dans l’ Evangile…"

 Le messager

Sourate 61 :6

"Et quand Jésus fils de Marie dit :"O Enfants d’Israel, je suis vraiment un mes­sager de Dieu à vous, confir­mateur de ce qu’il y a devant moi de par la Thora, et annon­ciateur d’un mes­sager à venir après moi, dont le nom sera ’le Très Glo­rieux’ (ou Ahmad)"

 L’ordre de sourates : 114 Sourates

Les sou­rates (étym. "pan de mur, degré, étape ", cf. Lisân), forment chacune un fragment cora­nique indé­pendant. De la plus courte (3 versets) à la plus longue (286 versets), les 114 sou­rates du Coran sont pré­sentées dans un ordre de lon­gueur sen­si­blement décrois­sante et non dans l’ordre chro­no­lo­gique dans lequel Allah les aurait révélées à Mahomet. La toute pre­mière, appelée « l’Ouvrante », est cependant très courte ; elle se pré­sente comme une invo­cation, c’est pourquoi elle est récitée lors des prières cano­niques. À quelques excep­tions près, les pre­mières sou­rates cor­res­pondent à la période de La Mecque, tandis que les autres datent de la période de Médine.

Le Coran com­prend un ensemble de cent qua­torze sou­rates révélées les unes à la Mekke , les autres à Médine, quelques-​​unes au cours d’un dépla­cement ou d’une expé­dition. Dans le corps d’une sourate, les versets n’appartiennent pas tou­jours à un même lieu ou à un même moment d’inspiration. Cer­tains versets révélés à la Mekke ont été déplacés par le Pro­phète et inclus dans l’une ou 1’autre des sou­rates révélées à Médine, et inver­sement. Ordre dit Chronologique :

96, 68, 73, 74, I, III, 81, 87, 92, 89, 93, 94, 103, 100, 108, 102, 107, 109, 105, 113, 114, 22, 53, 80, 97, 91, 85, 95, 106, 101, 75, 104, 77, 50, 90, 86, 54, 38, 7, 72, 36, 25, 35, 19, 20, 56, 26, 27, 28, 17, 84, 30, 29, 83, 2, 8, 3, 33, 60, 4, 99, 57, 47, 13, 55, 76, 65, 98, 59, 24, 22, 63, 58, 49, 66, 64, 61, 62, 48, 5, 9110.

Voir la liste des Sourates

 Quelques remarques

L’équipe de projet22 a trouvé quelques sin­gu­la­rités intéressantes :

Il y a 3 sou­rates qui sont par­ti­cu­lières, leur ordre de Vulgate est le même que celui de leur révé­la­tions :
Sourate 38 : Sad
Sourate 71 : Noé
Sourate 82 : La Rupture

Il y a une par­ti­cu­larité inté­res­sante entre ses 3 sou­rates :
38 +(3x11) = 71
38 +(4x11) = 82
Donc 71+11=82
La somme de 38+71+82= 191

D’ailleurs si nous prenons le nombre de sou­rates :114 et nous le reti­rions à 191 :
191-​​114= 77 soit 11×7

Il sem­blerait que ses 3 sou­rates par­ti­cu­lières ne sont pas du au hasard, elles sont liées par le chiffre 11.

Ainsi si c’est 3 Sou­rates dont leur ordre de vulgate est égal à leur ordre de révé­lation sont liées entre elles.

Vous pouvez voir le rapport mathé­ma­tique entre l’ordre des révé­lation et l’ordre des sou­rates dans l’article suivant :Les rela­tions mathé­ma­tiques du Coran

Pourquoi trouvons nous un tel rapport ?

D’ailleurs la somme des Sou­rates de 1 à 114 est égal à 6555 Pour en savoir plus, rendez vous sur cet article

Ce qui est inté­ressant est que 6555+111=6666. Nous ne voyons aucun rapport avec des signi­fi­ca­tions sur le 666, par contre ce qui est inté­ressant est le chiffre 111. La encore nous voyons le chiffre 11. Y aurait il un sens ou un lié mathématique ?

Des travaux sont en cours.…

 Conjecture

Plusieurs questions de posent :

1) Pourquoi per­sonne ne parlent d’un tel agen­cement mathé­ma­tique dans le Coran
2) Pourquoi un tel lien mathé­ma­tique existe entre révé­lation et vulgate ?

D’autres interrogations surviennent :

1) Si un non musulman trouvait comme la décou­verte sera t elle perçue ?
2) Dans un premier temps à qui parler d’une telle règle mathé­ma­tique au sein même de l’agencement des sourates ?

 Bibliographie


J. CHELHOD , Les struc­tures du sacré chez les Arabes , Paris , 1964

J. STARCKY4 , “Le nom divin El” , Anti­quités Orien­tales , 1949.

Ibn Ishâq, La vie du pro­phète Muhammad, l’envoyé d’Allâh ; recension d’Abî Muhammad ‘Abd al-​​Malik Ibn Hishâm d’après Zayd Ibn ‘Abd Allâh al-​​Bakkâ’î d’après Muhammad Ibn ’Ishâq ; (trad. Abdur­rahmân Badawî), Bey­routh, 2001

Ibn Hisham , La Sîra (trad. W. Atallah) , Paris , ed. Fayard , 2004 : résumé honnête et acces­sible d’un spé­cia­liste de la question.

Mohammed ibn Abdallah , Le Coran (trad. Bla­chère) , Paris , 2001

Mohammed ibn Abdallah , Le Coran /​ texte , trad. fran­çaise et comment… par le Cheikh Si Hamza Bou­bakeur ,… . - Paris : Fayard , 1985

Mohammed ibn Abdallah , "Le Coran , essai d’interprétation du Coran inimi­table" tra­duction Sadok Mazigh, Paris 1985

A.-L. de Prémare , Aux ori­gines du Coran. Ques­tions d’hier , approches d’aujourd’hui , Paris , 2004.

G. Schoeler , Écrire et trans­mettre dans les débuts de l’islam , Paris , 2002.

Alfred-​​Louis de Prémare, Les fon­da­tions de l’islam : entre écriture et his­toire, Paris, 2002

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[/​العالم الغريب، لا تظن/​]



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Commentaires

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mercredi 20 janvier 2016 à 11h32 - par  remadi

Bonjour Neimad

Mohamed ( MHMD) = 42

Merci

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samedi 18 avril 2015 à 18h48 - par  Gilles

Mon cher Idriss, il est évident que vous ne connaissez rien sur l’origine de l’univers. Jésus connaissait mille fois plus que tout le peuple Arabe de l’époque de Mahomet. 2000 ans avant J.J. une tribu en Afrique connaissait l’existence de pla­nètes que les scien­ti­fique ne peuvent voir qu’a l’aide de puis­sants téles­copes. Les écrits phi­lo­so­phique d’avant J.C. vous feraient dresser les cheveux sur la tête sauf que mal­heu­reu­sement, les reli­gions les qua­li­fiaient de démo­niaques et les brû­laient sur un bûcher. Les Musulmans du temps de Mahomet et de ses nom­breux adeptes ont fait subir le même sort à toute per­sonne osant s’opposer aux dires de Mahomet. Et aujourd’hui, si vous vous opposez aux rêves de Mahomet, une fatwa sera émise sur votre vie. S’ìl avait été un vrai pro­phète, croyez-​​vous que son dieu aurait choisi un illettré pour pro­pager sa parole ? Aujourd’hui, un homme qui raconte ses rêves et qui se promène sur un cheval blanc ailé appelé BOURAQ et accom­pagné d’un Ange, le même qui appa­raissait aux prophèt6es hébreux, à Marie et à Moïse ou à Abraham, serait laissé en liberté ? Aujourd’hui, on dirait de lui qu’il n’était pas assez fou pour mettre le feu, mais sûrement trop fou pour l’éteindre.

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lundi 1er septembre 2014 à 11h53 - par  hassan

Bonjour,
Le pro­phète Mohamed (Paix et béné­diction sur lui) n’est pas le fon­dateur de la religion musulmane, l’islam a existé bien avant que le 1er homme ait mis les pieds sur terre.
L’islam est la religion de tout les pro­phète depuis Adam jusqu’au der­niers des Mes­sagers ( paix et béné­dic­tions sur eux)
Islam signifie, sou­mission à la volonté de dieu, toute per­sonne est considéré comme soumis a dieu, a partir du moment ou il suis les ensei­gnement du Pro­phète (paix et béné­dic­tions sur lui). Etant donné que tout ce que le Pro­phète (paix et béné­dic­tions sur lui) a dis, n’est que révé­lation de la part de Dieu, car il ne parle pas sous l’effet de la passion, comme il est clai­rement dis dans le coran,
Sourate 53
Verset 3. et il ne pro­nonce rien sous l’effet de la passion ;

4. ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée.

cordialement

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vendredi 7 mars 2014 à 06h17 - par  pinconnue

bjr !!! et moi qui croyais que l’Islam était la religion de Moïse, d’Abraham de Noé … et aujourd’hui on me dis que c’est Mohamad (psl) le fondateur ?

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samedi 14 décembre 2013 à 17h30 - par  remadi

Bonjour Syagruis

Sourate 38 : Sad Sad = 22 88 Ayates
Sourate 71 : Noé 28
Sourate 82 : La Rupture 19
71 - 38=33 et 82 - 71=11
33 + 11= 4419=836
3822= 836 et 2819=532
836+532=1368 ( 836÷76=11)
( 1368÷76=1818+11=29

Merci

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vendredi 11 octobre 2013 à 10h54 - par  remadi

Bonjour Syagrius

191 = 1X 91 = 91
= 191 = 19
91+ 19 = 110
191 - 110 = 81
81 + 29110

Merci

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mercredi 19 juin 2013 à 13h20 - par  remadi

Bonjour Idriss,
je reprends votre conclusion
(C’est en cela , pour moi , que cette recherche ori­ginal prend tous son intérêt !)

félicitation.

Voir Surat Moutafifin (Ayat 09)

le langage des chiffres est sans équivoque.

Merci.

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mardi 18 juin 2013 à 11h53 - par  ianop

Bonjour,

Non, je suis désolé de vous contredire, la femme n’est pas consi­dérée dans l’Islam comme étant l’égal de l’homme. Si elle l’était, le port du voile ne serait pas obli­ga­toire. Il n’ y a rien qui soit "obli­ga­toire" dans une relation authen­tique avec l’autre. Et je ne mets pas en cause la religion, mais seulement la religion ins­tituée, dont la nature patriarcale est évidente depuis des millénaires.

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lundi 17 juin 2013 à 21h03 - par  Idriss

"Il y a un livre qui démontre, comment les révé­la­tions du Qor’an concernant tant la bio­logie, la médecine, la géo­logie que l’astronomie ("Ceci est la vérité - les hommes de science face au Coran - Edi­tions Iqra) ont été sou­mises à l’étude et véri­fi­cation de savants contem­po­rains pra­ti­quement tous athées, du monde entier, et comme ils sont tous arrivés à la même conclusion que, au VII° siècle, il fut impos­sible qu’un homme ait pu avoir les connais­sances ici révélées, alors qu’elles ont été scien­ti­fi­quement décou­vertes et prouvées seulement depuis les années 90 (XX° siècle), grâce notamment aux avancées technologiques."

Le sujet des versets du Coran dit scien­ti­fiques emplissent de pleines pages de Forum. Les pour se servant parfois du même verset que les contre pour illustrer un concor­disme , là où l’adversaire y voit une erreur scien­ti­fique majeur. Bref c’est sujet à la sub­jec­tivité de chacun, donc cela abouti fata­lement à des polé­miques sans intérêt ni fins !

On pouvait penser avoir évité cet écueil avec les sub­miters de R.Khalifa et le "miracle mathé­ma­tique" du Coran . Mais on ne peut compter les lettres du Coran car il y a des varia­tions au niveau du gra­phisme pour les "alif" et les "lam" par exemple et K Khalifa et ses dis­ciples ont un tous petit peu bidouiller leur contage pour aider un tous petit peu le hasard.…Dommage car ils avaient tous de même cer­tai­nement mis le doigt sur quelque-​​chose de pertinent .

Ici par contre nous avons quelque-​​chose de par­ti­culier : Deux suites de nombres en parallèle fixes et défi­ni­tives . Un nombre c’est neutre , c’est objectif, c’est pas idéologique !

C’est en cela , pour moi , que cette recherche original prend tous son intérêt !

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dimanche 2 juin 2013 à 20h53 - par  enya

Bonsoir,
si comme vous le pensez et le dites "Toute religion authen­tique (religion = relier) devrait tendre à récon­cilier les deux pôles de notre moi, à l’intérieur comme à l’extérieur, et non continuer à les dis­socier", il n’y aurai plus d’espèce humaine sur cette Terre. En effet la pro­création n’existerait pas.
Sachez s’il vous plait, que l’Islam (religion authen­tique, si vous faite juste un petit peu preuve de ratio­nalité (ratio­nalité = quelque chose de non contra­dic­toire = quelque chose de logique), vous ferait le constat que l’homme et la femme sont d’une par­faite égalité mais que chacun à son rôle. Ceci se constate visuel­lement (sexe dif­férent) mais également dans les carac­té­ris­tiques de per­son­nalité (exemple : une femme est sen­ti­mentale ; un homme est viril). Ceci est logique, voyant les carac­té­ris­tiques innées de chacun.
Donc nous sommes égaux dans la foi, dif­fé­rents dans les rôles MAIS com­plé­men­taires (un homme et une femme s’assemble comme une pièce de puzzle, on le constate au niveau "corps humain" mais également dans la personnalité).

Pourquoi chercher compliqué alors que tout est déjà sous nos yeux.

Pourquoi ne pas raisonné un instant, et faire surtout preuve de rationalité :

" Certes la création des cieux et de la terre,
dans l’alternance de la nuit et du jour,
dans le navire qui vogue en mer chargé de choses pro­fi­tables aux gens,
dans l’eau qu’Allah fait des­cendre du ciel,
par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce,
dans la variation des vents,
et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre,
en tout cela il y a des signes,
pour un peuple qui rai­sonne."

  • Coran - Sourate 2 Al-​​Baqarah, Verset “164-

Ce n’est pas la religion qui dis­socie les sexes de la race humaine, mais bel et bien la société qui créer des ten­sions entre homme et femme pour créer un égarement (on est com­plé­men­taire, que signifie alors la poli­tique des fémi­nistes, ou je ne sais quoi d’autre ??!). Bref, j’insiste, soyons rationnel.

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mardi 23 avril 2013 à 21h19 - par  remadi

Bonjour ;
Je remercie Sya­grius et son équipe pour ce grand travail dans la recherche mathé­ma­tique du Coran.
Et je remercie aussi Ianop pour ses com­men­taires qui sont des lumières pour moi
en ce qui concerne le verset 34 sourat 4, le mot que vous inter­prétez comme frapper les femmes a un autre sens en arabe (mul­ti­plier) et à vous de rechercher.
je suis abso­lument d’accord avec gv pour son com­men­taire "pour la foi c’est oui mais pas la religion"
merci et bonne chance à tous

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mercredi 10 avril 2013 à 13h40 - par  syagrius

Merci Ianop, il y a des éléments inté­res­sants, je prendrai le temps de regarder de plus pret..

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lundi 8 avril 2013 à 18h03 - par  remadi

bonjour,Syagrius

111 x 384218
114 x 37 = 4218
111 x 24 = 2664
2664/​ 12 = 222
22219 = 4218
merci

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samedi 6 avril 2013 à 19h22 - par  remadi

bonjour, Syagrius

6555 + 1116666
6555 /​19 = 345
345 + 111 = 456
456/​12 = 38
456/​19 = 24
merci

Logo de ianop
mardi 22 janvier 2013 à 11h51 - par  ianop

L’approche mathé­ma­tique du Coran par Sya­grius est remar­quable. Cela n’empêche per­sonne d’ailleurs d’aborder ce livre avec "l’intelligence du coeur", sauf peut-​​être en ce qui concerne le verset 34 de la sourate 4 (sur les femmes).
Que les musulmans se ras­surent, la Bible n’est pas non plus exempte de miso­gynie.
La dia­bo­li­sation de la femme résulte d’un vieux combat entre l’Animus et l’Anima, lequel remonte à l’arbre du bien et du mal, dont l’interprétation est éminemment patriarcale. Toute religion auten­thique (religion = relier) devrait tendre à récon­cilier les deux pôles de notre moi, à l’intérieur comme à l’extérieur, et non continuer à les dis­socier.
L’homme et la femme ne sont que deux aspects d’une même réalité psy­cho­lo­gique, celle de l’âme (le Soi). Ils sont donc rigou­reu­sement égaux.

Logo de Neimad
dimanche 31 juillet 2011 à 16h42 - par  Neimad

Qu’est-ce que le Coran ? Le livre saint de la religion musulmane. Comme tout livre saint, il explique ce qu’il faut croire, il traite de pro­blèmes comme l’éthique, la justice, le sens de la vie, la vie après la mort, le sens de l’histoire, mais aussi des tabous ali­men­taires, des règles de mariage, du pur et de l’impur…

Est-​​il néces­saire, pour être musulman et croire dans la révé­lation divine du Coran, de croire également que ce livre parle de science ? Autrement dit, un musulman qui ne confond pas la religion avec la science est-​​il un mauvais musulman ?

La religion chré­tienne avait fait la même erreur, à une cer­taine époque, et les savants qui ne vou­laient pas croire que la Terre était au centre de l’Univers se sont retrouvés sur le bûcher. Alors que pendant des années, les savants avaient trouvé dans l’Eglise leurs mécènes ! Les créa­tion­nistes amé­ri­cains per­sistent dans l’erreur quand ils veulent que l’évolution des espèces soient ensei­gnées dans les écoles à égalité avec la création du monde en six jours.

De même, entre le 8e et le 11e siècle, l’Islam déve­loppa la science héritée du monde antique [1], en par­ti­culier en mathé­ma­tiques et en astro­nomie. Au 9e siècle, Al-Ma’mûm fonda à Bagdad la Maison de la Sagesse (Bayt al-​​Hikma) pour tra­duire les ouvrages grecs et alexan­drins. Il recruta pour cela des tra­duc­teurs, dont beaucoup étaient chré­tiens. Le plus éminant des savants musulmans de la Maison de la Sagesse était Abû Yûsuf al-​​Kindi, le premier phi­lo­sophe arabe. On peut également citer la création d’observatoires, d’une biblio­thèque de 40 000 volumes à Cordoue, en Espagne [2], et d’un centre d’enseignement au Caire…

Que cela soit à Bagdad ou à Cordoue, les savants musulmans pen­saient que la foi n’était pas contra­dic­toire avec la raison et accor­dèrent leur crédit aux travaux des savants "païens". Mais ils ne cher­chaient à retrouver les versets du Coran les travaux des savants grecs. Ils par­taient de leurs résultats pour déve­lopper la science et donc le savoir. Ils ne cher­chaient pas à jus­tifier le Coran avec la science, puisque la science pouvait être cri­tiquée et amé­liorée, ce qui n’est pas le cas du livre saint.

Ainsi, Al-​​Kindi étudia le trajet des rayons lumineux à partir des idées grecques, par exemple. Il associa les idées isla­miques aux idées plo­ti­niennes de la hié­rarchie des sphères d’existence [3], ce qui permit aux savants musulmans de jus­tifier leur uti­li­sation du savoir païen.

Au 9e siècle également, Abu Ja’afr Muhammad ibn Mûsa al-​​Khwârizmi étudia l’astronomie à partir de l’Almageste du savant alexandrin Pto­lémée et tra­vailla sur l’astrolabe grec pour l’améliorer [4]. Dans les deux cas, la science arabe amé­liora la science héritée des Grecs. Leurs résultats n’ont pas été obtenus à partir du Coran, et heu­reu­sement, car ils seraient aujourd’hui dépassés. Il serait donc risquer de vouloir associer les connais­sances scien­ti­fiques d’aujourd’hui aux versets du Coran, car que ce se passerait-​​il si demain ces connais­sances étaient infirmées ?

Prenons l’exemple de travaux de Thâbit ibn Qurra à la Maison de la Sagesse de Bagdad : il "pensait avoir découvert (…) que les équi­noxes par­cou­raient un petit cercle une fois toutes les quatre mille ans (…). C’est seulement à la fin du XVIe siècle, lorsque de nou­velles obser­va­tions astro­no­miques beaucoup plus pré­cises furent réa­lisées au Danemark par Tucho Brahé, que l’oscillation de l’écliptique, pré­sumée par Ibn Qurra, se révéla être une chimère." [5].

Conti­nuons notre liste des savants arabes. Le lus grand astronome arabe, Abû’Abdallah al-​​Battâni [6], construisit un nouveau type de cadran solaire [7] en s’inspirant d’un ins­trument de Pto­lémée et en cor­ri­geant des erreurs d’observation de l’Almageste.

Mais Abû’Abdallah al-​​Battâni fit plus que relever des erreurs ; lui-​​même effectua des obser­va­tions, et il parvint à des valeurs plus pré­cises de ces para­mètres impor­tants. En les consi­gnant, non seulemen il donna ses résultats, mais il expliqua aussi clai­rement la façon dont il les avait obtenus.

Pour cela, il n’eut pas besoin de men­tionner le Coran et de se jus­tifier en rap­pro­chant ses résultats avec des versets du Coran. Il ne chercha pas non plus à savoir a pos­te­riori si le Coran n’avait pas prédit ses résultats. Il fit bien, d’ailleurs, car il croyait aux "étoiles fixes" de Pto­lémée. A la fin du 10e siècle, Ibn al-​​Haytham et Abu al-​​Husayn al-​​Suûfî cri­ti­quèrent les travaux de Pto­lémée [8]… s’en s’appuyer sur le Coran.

La science arabe n’était pas "pure". D’une part, la science arabe ne s’est pas déve­loppée à partir des versets du Coran mais à partir des connais­sances trans­mises par les civi­li­sa­tions qui ont précédé l’Islam. Ainsi, l’oeuvre d’Albumassar (Al-​​Balkhi Abû Ma’shar) doit être reliée à la cité de Balkh, en Iran, où vivaient Gréco-​​Scythes, Syriens, Chinois et Indiens !

D’autre part, l’astronomie, pour ne citer qu’elle, n’était pas dis­tinguée de l’astrologie [9] : Albu­massar croyait en l’astrologie et tirait lui-​​même des horo­scopes [10]. Parler aujourd’hui des vérités scien­ti­fiques du Coran, n’est-ce pas mélanger la science avec la foi, comme on mélan­geait hier l’astronomie avec l’astrologie ?

L’autonomie de la science avec le Coran allait-​​elle de soi ? Une anecdote résume assez bien l’état d’esprit de l’époque. Au 10e siècle, le savant, Abû al-​​Ryahân al-​​Bîrûnî, auteur d’ouvrages sur l’astronomie, les mathé­ma­tiques, la géo­graphie, les médi­ca­ments, l’optique, les pierres pré­cieuses… Il inventa un ins­trument pour cal­culer les moments de prière, mais comme cet ins­trument uti­lisait les mois byzantins, un fon­da­men­ta­liste le traita d’infidèle, ce à quoi il répondit : "Les Byzantins mangent aussi, alors ne les imite pas non plus en cela." [11].

Dans un autre domaine, celui de la bota­nique, les savants arabes s’inspiraient d’Aristote, de Théo­phraste, de Dios­coride et de Galien pour étudier les plantes médi­ci­nales. Ceux qui refu­sèrent l’héritage grec, comme les Frères de la Pureté (les Ikhwân as Safa) pra­ti­quèrent une inter­pré­tation ésoté­rique du Coran pour "dis­cuter du sym­bo­lisme numé­rique des dif­fé­rentes parties des plantes et de leur place dans l’ordre cos­mique.". Les seuls travaux dignes d’intérêt pour l’histoire des sciences furent leur contri­bution pour les obser­va­tions sur la crois­sance et la mor­pho­logie des plantes.

Cer­tains savants arabes étaient ratio­na­listes, comme le médecin Rhazès (Al-​​Râzi), au 9e siècle ; d’autres étaient plutôt tra­di­tio­na­listes, car ils écri­vaient sous la double autorité du Coran et d’Aristote, comme Al-​​Aâhwari, un grand chi­rurgien de Cordoue. Les dis­sen­sions entre ces deux poins de vue prirent rapi­dement la forme de deux écoles de pensée : celle des mu’tazilies, ratio­na­listes, actifs dès le 8e siècle, et celle des Acha­rites, tra­di­tio­na­listes, apparus au 10e siècle.

Pendant près de deux siècles, ces deux écoles rivales se que­rel­lèrent, jusqu’à ce que les argu­ments des Acha­rites l’emportent au cours du XIIe siècle. Dès lors, une attitude d’acceptation passive se déve­loppa. Cette attitude était for­cément défa­vo­rable à la réflexion scien­ti­fique indé­pen­dante et le tra­dio­na­lisme intel­lectuel triompha. L’Islam ne sépara jamais la religion de la science pour les main­tenir, comme nous l’avons fait, dans des com­par­ti­ments étanches, et c’est à d’autres qu’il revint de reprendre le flambeau de la science." [12].

En somme, le désir de voir le Coran en accord avec la science ne manifeste-​​il pas une peur de voir le Coran dépassée par la science ? La science est aujourd’hui consi­dérée par beaucoup comme le seul dis­cours légitime sur le monde. Le titre du livre que vous citez, "Ceci est la vérité", indique clai­rement son intention d’utiliser le dis­cours de la science pour légi­timer le Coran. Mais un véri­table croyant a-​​t-​​il besoin des inter­pré­ta­tions de ce livre pour croire qu’il n’y a qu’un seul Dieu et qu’Allah est son pro­phète ? Ce livre n’apporte aucun savoir sup­plé­men­taire, il apporte seulement la confir­mation - pour ceux qui veulent y croire - que la science moderne n’est pas en contra­diction avec le Coran et, par un glis­sement de sens, que le Coran est un livre "moderne".

Ce façon de lire le Coran est non seulement inutile pour le croyant mais contre-​​productive pour la science. L’histoire des sciences prouvent au contraire que, dès son origine, dans son principe même, la science ne peut être qu’une science laïque, mais il ne faut pas avoir peur de la laïcité [13]. On peut être croyant et attaché à la laïcité. Pour finir, je reprendrai les mots du chanteur Abdel Malik, "ne pas confonde la poli­tique avec la foi", en l’appliquant à notre sujet : "ne pas confondre la science avec la foi".

samedi 30 juillet 2011 à 00h35

Lorsque vous écrivez :
"La plupart des pseudo décou­vertes sur le coran ne sont pas fondés.Pour le reste trouver des preuves d’une science moderne dans le coran ou d’ailleurs même dans la bible, cer­tains courant comme les évan­gé­listes le font me semble disons com­plé­tement hors sujet. il n’y a aucune scien­ti­fique qui attestent de cela."

C’est ne pas avoir lu, ou ne pas prendre en consi­dé­ration ce que j’avais formulé dans le post précédant :
"Il y a un livre qui démontre, comment les révé­la­tions du Qor’an concernant tant la bio­logie, la médecine, la géo­logie que l’astronomie ("Ceci est la vérité - les hommes de science face au Coran - Edi­tions Iqra) ont été sou­mises à l’étude et véri­fi­cation de savants contem­po­rains pra­ti­quement tous athées, du monde entier, et comme ils sont tous arrivés à la même conclusion que, au VII° siècle, il fut impos­sible qu’un homme ait pu avoir les connais­sances ici révélées, alors qu’elles ont été scien­ti­fi­quement décou­vertes et prouvées seulement depuis les années 90 (XX° siècle), grâce notamment aux avancées technologiques."

Je n’ai pas men­tioné les Évan­giles… seulement le Qor’an, et vous faites déjà un amalgame…

Vous avez dans ce post une source sûre et véri­fiable, ne serais-​​ce (qu’en dernier recours de véri­fi­cation bien sur) qu’en contactant les scien­ti­fiques inter­na­tionaux qui ont par­ticipé à cette expé­rience, car Tous, tout comme vous, étant athées -ormis un ou deux sur les 14 scientifiques-​​, ont tout d’abord rejeté d’une manière ou d’une autre la pos­si­bilité de par­ti­ciper à la véri­fi­cation qu’il leur était demandée, car pour eux il n’y avait que pré­somp­tions et cer­ti­tudes néga­tives ou hyper réduc­trices à propos du Qor’an et de l’Islam… (quand je vous parlais du "com­plexe de supé­riorité de l’occidental" lors du message per­sonnel que je vous ai envoyé, en réponse au votre…)

Ensuite vous écrivez :
"Chacun essaye de trouver des preuves de la science moderne alors que ce n’est pas le but d’un livre, il a apporte un message…Bref notre décou­verte n’a rien à voir avec se genre de pseudo réfléxion..Je suis cer­tai­nement dur mais il faut etre objectif…"

Vous n’êtes pas seulement "dur", vous êtes surtout "dur de com­pré­hension", en faisant abs­traction des éléments qui vous dépassent, et qui vous amènent à avoir un jugement sur ce que vous appelez une "pseudo réflexion" en parlant d’un simple exemple que je vous ai donné pour vous essayer de vous faire com­prendre que même les éminents scien­ti­fiques -mais non moins car­té­siens, en scien­ti­fique qui se res­pecte…- qui se sont penchés sur la question avant vous, et qu’ils jugeaient de "non res­pec­table, ou non hono­rable -au sens propre ou figuré-​​" (à savoir la question de l’étude scien­ti­fique du message du Qor’an dans des pas­sages choisis) ont vu leurs aprioris bien ancrés cha­virer, jusqu’à devoir admettre avec humilité l’ampleur de l’Oeuvre qu’ils avaient entre les mains…
Cela pour vous exprimer le plus res­pec­tueu­sement et hum­blement pos­sible qu’être "doué de l’intelligence mentale" ne suffit pour percer les secrets du Qor’an : il faut aussi et non seulement avoir "l’intelligence du coeur" mais aussi être "initié" d’une manière ou d’une autre à cette approche, comme pour avoir accès aux clés et arcanes secrètes de chaque Tra­dition (la tra­dition ici dans son sens d’héritage ésoté­rique transmis ini­tia­ti­quement et géné­ra­lement ora­lement, et par "acquis de l’expérience").

L’homme qui a amené le Qor’an, Mohamed PSL, était illettré… vous le savez !? Pourtant, regardez la portée de ce qu’il lui a été confié afin qu’il fasse naître la com­mu­nauté de l’Islam, et la portée de ce qu’il a accompli lors de sa vie.

Je ne pense pas qu’il y ait de scien­ti­fique illettré -déjà-​​ et peu sont ceux (par rapport à tous ceux qui consacrent leur vie à la science) qui peuvent se targuer d’avoir apporté une oeuvre aussi gran­diose dans son influence sur le monde entier à travers le temps…

Votre mental, aussi per­fec­tionné que vous puissiez le concevoir, ne suffit pas pour découvrir et com­prendre le sens caché d’une Oeuvre telle que le Qor’an…
Mais cela, vous le com­prendrez seulement si vous le devez, car que vous soyez croyant ou non, cela ne change rien car vous êtes soumis au même loi de l’univers que toutes les créa­tures …
C’est pour cela que le Qor’an n’a besoin de per­sonne pour le "pro­téger", car la Toute Puis­sance qui en a permi la révé­lation n’a besoin de per­sonne pour cela…
Je ne suis donc pas outragé, mais sim­plement déçu car je pensait avoir une pos­si­bilité d’échanger dans cet immense domaine de connais­sance qu’est le Qor’an…

Enfin, quand vous écrivez :
"La plupart voire qua­siment toutes des révé­la­tions sont tirées par les cheveux et n’ont ni queue ni tete…"

C’est que vous n’avez sans doute pas eu les "bonnes thèses", ou bien que vous ne les avez pas comprises…
Quelles sont sources ?
Vous parlez de prag­ma­tisme, de recul, de sérieux et d’objectivité sans arrêt, mais où sont donc vos actes allant dans ce sens lorsqu’il s’agit d’étayer vos "conclu­sions" par vos sources concernant ces "révé­la­tions" qui n’en sont pas puisqu’il ne s’agit que "d’études" et rien d’autre… ?
Même les jour­na­listes les plus men­teurs et mani­pulés et/​ou mani­pu­la­teurs arrivent tou­jours à en trouver (des sources) ; c’est d’ailleurs -et avec certes grand recul, prag­ma­tisme et objectivité-​​ pour cela qu’on peut s’apercevoir -et non juger-​​ de la réalité de la fausseté de leur infor­mation, qu’on appelle alors "intox".

La vie est un mystère qui ne s’élucide pas seulement avec le mental, loin de là, et le Qor’an est la der­nière expression expli­quant ce mystère, du moins au niveau de ce que nous, les hommes, sommes en mesure de com­prendre, et d’assimiler pour pro­gresser… avec "l’intelligence du coeur".

Je regrette donc de ne pouvoir vous donner d’autres infor­ma­tions, car je suis ignorant de cette méthode d’approche du Qor’an, et si je devais vous apporter des infor­ma­tions, vous ne les com­pren­driez pas, tel que cela c’est produit jusqu’ici.

Merci à vous pour cet échange, et peut-​​être pourrai-​​je apprendre en vous lisant, si vous réus­sissez dans votre quête… incha-​​Allah

Logo de syagrius
vendredi 29 juillet 2011 à 15h25 - par  syagrius

Hum, merci pour votre réponse tout aussi franche…

Le but n’était pas d’etre austère ni étriqué mais juste que nous sommes prudent…

Effec­ti­vement pour le coté scien­ti­fique du Coran, si vous avez des sources je serai ravi de les lires et même de pouvoir les indiquer sur le site…

Disons que j’écrivais sur le coté "sur n’importe quel livre" c’était surtout le coté nombre tout azimuth…Je pense que vous serez d’accord ?

Ainsi le rapport mathé­ma­tique entre l’ordre des vul­gates et leur ordre de révé­lation pour le moment ne dépend pas du contenu même si nous pensons qu’il doit y avoir des clefs et c’est là que vous pourriez nous aider à mieux com­prendre. Je ne rejette aucu­nement le contenu sauf que pour le moment nous n’avons pas tenu compte du fait que nous ne sommes pas assez spécialiste.

Il est dommage que vous ne sou­haitiez plus inter­venir dans cette recherche dans le sens ou cette décou­verte semble n’être indiqué nulle part, c’est pour cela que nous sommes prudent…

Dans un premier temps, j’aimerai que nous par­lions des 3 sou­rates dont leur ordre de vulgate=ordre de révélation.…Il serait inté­ressant de savoir si elles sont par­ti­cu­lieres ou ce qu’elles disent…les sou­rates : 38, 71 et 82
Qu’en pensez vous ?

vendredi 29 juillet 2011 à 14h12

Sya­grius, vous avez formulé une réponse franche, et je vous en remercie, cependant il est pour moi -et je me permet d’être tout aussi franc, pour qu’il n’y ai pas de pensée liti­gieuse restant dans le non-​​dit-​​ incom­pré­hen­sible qu’on puisse fournir une telle énergie pour sim­plement s’affairer à établir des "calculs et etudes mathé­ma­tiques" pour leurs seule fin… !

Je sais depuis le début que ce site n’a pas de vocation reli­gieuse, mais a pour but une ré-​​union des valeurs et connais­sances hol­lis­tiques et scien­ti­fiques (d’après ce que j’ai pu com­prendre). Vous avez demandez d’être aiguillé et éclairé sur un point qui, concernant le Qor’an et comme je vous l’explique dans mes pré­cé­dents posts, ne peut l’être que par ceux qui sont "rap­prochés" et au fait de pouvoir le faire, soit dit les oulemas, ou érudits du Qor’an et savants de l’Islam…
Et aussi, d’où pensez-​​vous que puisse venir les connais­sances hol­lis­tiques, si ce n’est de sources sub­tiles, issues des croyances, des reli­gions et de la spi­ri­tualité ?.… Savez-​​vous de quoi il s’agit lorsqu’on parle de la "Tradition" ?…

Si votre objectif est de faire des "études mathé­ma­tiques" sans respect aux sources sur les­quelles vous désirez tra­vailler, cela est bien dommage, car cela est réducteur et irres­pec­tueux, et alors je vous pose la question : pourquoi vouloir étudier la lecture mathé­ma­tique du Qor’an si vous pouvez satis­faire vos envies avec "tout autre livre" tel que vous le dites ?
Car si vous posez des ques­tions sur l’étude du Qor’an, qu’elle soit mathé­ma­tique ou non, il est évident que ce sont des musulmans ou sym­pa­thi­sants de l’Islam qui pourront vous répondre à ce sujet -je donne dans mes pré­cé­dents posts les raisons pour cela, ainsi que la réponse à votre question "pourquoi n’y a-​​t-​​il pas de sites à ce sujet, et pourquoi ne sommes nous pas informé d’une étude mathé­ma­tique du Qor’an ?"-.

Sous votre argu­men­tation d’être prag­ma­tique, vous démontrez ainsi une fâcheuse ten­dance à la réduction de l’envergure de l’étude "scien­ti­fique" et au respect qui est du, tant à la source qu’à l’étude elle-​​même…
Faire de l’étude mathé­ma­tique sans prendre en cause toutes les données de ce que vous étudiez ne peut vous mener qu’à une conclusion erronée et stérile… alors si tel est le cas, c’est votre choix de perdre votre temps, mais ne sol­li­citez pas l’aide de ceux qui peuvent alors vous fournir des données pour faire avancer vos "recherches", en ne prenant que celles qui vous "inté­ressent", car les chiffres, c’est bien, mais connaitre le contexte du sujet d’étude dans les grandes lignes de son ensemble est mieux pour accéder à des conclu­sions fiables "objec­ti­vement" et non tronquées…

Quant à votre jugement des scien­ti­fiques reconnus mon­dia­lement aux­quels a été confiée l’étude scien­ti­fique du Qor’an sur cer­taine de ses révé­la­tions, -et qu’ils ont abso­lument confirmé tel que je vous l’exprimais dans mes pré­cé­dents posts, en vous four­nissant la source publiée relatant dans les détails cette "expé­rience"-, je le trouve quelque peu pré­ten­tieux et outra­geant au regard du monde scien­ti­fique auquel vous semblez vous être iden­tifié… ëtes-​​vous reconnu dans ce monde scien­ti­fique dont vous reven­diquez les méthodes, en vous garan­tissant vous-​​même d’une "absolue objec­tivité" et "pragmatisme" ?

Pour argu­menter le rejet des indi­ca­tions que j’ai formulé, vous pro­noncez des géné­ra­lités sur les études reli­gieuses (évan­gé­listes par exemple) et sur les études des Livres Saint préa­la­blement faites… cela manque de pré­cision -à mon humble avis-​​… pour conclure un dis­cours "objectif et pragmatique" !

Main­tenant il est clair que je n’interviendrai plus dans vos "études" au sujet du Qor’an, qui ne sont pas celles que je poursuis depuis des années : "à chacun son chemin" : Ce que vous croyez n’est pas ce que je crois, ce que je crois n’est pas ce que vous croyez, … et nous ne pourrons rien nous apporter à l’un et à l’autre ni échanger dans une vision aussi étriquée par fer­meture qu’est la vôtre.

Merci et bonne continuation

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vendredi 29 juillet 2011 à 11h38 - par  Neimad

Petit cor­rectif sur le post pré­cédent. Quand Sya­girus dit :"toutes des révé­la­tions sont tirées par les cheveux et n"ont ni queue ni tête", il veut parler de l’ordre des sou­rates (numéro de révé­lation et numéro de sou­rates), et non de leur contenu, qui mérite tout autant le respect que n’importe quel autre livre saint. C’est ensuite au phi­lo­logues, aux his­to­riens et aux théo­lo­giens d’en faire l’exégèse.

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