L’origine du Coran et des sourates

dimanche 6 février 2011
par  syagrius
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 Le fondateur

Le fon­dateur de la religion musulmane s’appelle Muhammad (ou Mohammed, Mahomet, en Français). Il est né vers 570 après J.C. Son père meurt peu avant sa nais­sance et sa mère meurt alors qu’il est âgé de 6 ans. Il est élevé par un oncle et il grandit à La Mecque (dans l’actuelle Arabie Saoudite). Il devient com­merçant, comme beaucoup d’autres dans cette ville.

À l’âge de 25 ans, il épouse une riche veuve (Kha­didja) qui est âgée, elle, de 40 ans. Après la mort de sa 1ère femme, il en épousera beaucoup d’autres et à sa propre mort, en juin 632, il laissera 9 veuves. Alors que beaucoup d’Arabes dans son entourage sont poly­théistes, il croit en un Dieu unique, à l’instar des com­mu­nautés chré­tienne et juive pré­sentes dans la région et qu’il côtoie. Il se retire souvent dans une grotte pour méditer.

Alors qu’il est âgé de 40 ans, il y reçoit une révé­lation. Il raconte que l’ange Gabriel lui est apparu, lui demandant de lire (ou de réciter) un texte, qui seront les pre­miers mots du Coran.

Dès qu’il recevait une révé­lation, il la mémo­risait, d’abord, en pré­sence de l’ange Jibrîl (Gabriel), puis il en faisait, tout de suite, part aux com­pa­gnons dont beaucoup se pen­chaient sur sa mémo­ri­sation. D’autant plus qu’il faisait appel à des scribes (29 com­pa­gnons s’était relayés sur cette tâche) pour leur dicter la nou­velle révé­lation. Il leur demandait, enfin, de lire ce qu’ils avaient noté, afin de cor­riger les fautes éven­tuelles de ces copistes.

Le Coran abonde en ce sens dans un bon nombre de sou­rates et la Sunna en fait de même dans la mesure ou de nom­breux hadiths qua­li­fient de ummi le fon­dateur de la religion musulmane, peut-​​être pour accentuer un peu plus le côté excep­tionnel et pro­di­gieux du texte cora­nique. C’est pourquoi on parle souvent de i‘jaz, mal traduit par "inimi­ta­bilité " lorsqu’on tente de définir le style coranique.

Dans Lisan Al-‘Arab et Tuhfat Al-‘Arus (les deux plus impor­tants ouvrages ency­clo­pé­diques sur la langue arabe), nous apprenons que le terme ummi recouvre la notion d’analphabétisme et que les ummiyin ne s’apparentent pas aux gentils comme l’ont suggéré Weil et Bla­chère mais sont tout sim­plement des per­sonnes qui ne savent ni lire ni écrire. Actuel­lement, c’est cette expli­cation qui prévaut dans les sociétés arabes.

Dans le Coran, la sourate inti­tulée l’Araignée, par exemple, fait allusion à "l’analphabétisme" du Pro­phète de la manière sui­vante : "Pourtant naguère tu ne récitais le texte d’aucune Écriture, pas plus que tu n’en retraces de ta (main) droite : Et c’est cela qui fait douter les tenants du faux. " (XXIX48).

Très vite, Muhammad ren­contre l’hostilité des Mec­quois parce que sa doc­trine va à contre-​​courant des pra­tiques de cette ville poly­théiste. Alors, lui et ses fidèles partent en exil à Médine (à 350 km au sud). En quelques années, il en fera sa ville puis deviendra le chef de toute la région sud de la péninsule arabe. Son but sera de fédérer les tribus arabes et de les amener à recon­naître qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Mais la Mecque lui reste hostile. Il fera donc beaucoup d’expéditions mili­taires contre elle avant de rem­porter sa sou­mission. Muhammad mourra à Médine à 62 ans et y sera enterré.

 Le livre : arabe : القرآن ; al Qur’ān, « lecture »

Le Coran a été révélé sur une période allant de 610 à 632, soit sur une longue période de vingt trois années, en plu­sieurs fois et selon les cir­cons­tances et les évène­ments vécus par la com­mu­nauté musulmane nais­sante. A chaque révé­lation d’un ou de plu­sieurs versets, le Pro­phète demandait à ses scribes (la Sunna nous en cite qua­rante) de porter la parole divine à l’écrit.

Muhammad n’a fait que réciter les mots qu’il recevait (Coran signifie « Lecture » ou « réci­tation » en Arabe) et ses plus proches dis­ciples en ont fait autant. Ainsi le coran est la somme des vérités révélées au pro­phète Mahomet à la Mecque et à Médine de 610 à 632, date de sa mort. C’est le 3e calife, Huthman qui a fait établir la version cano­nique du Coran, vers l’an 650. Les 6 copies que le calife a fait faire clas­saient déjà les 114 sou­rates non par ordre de révé­lation mais par taille : de la plus longue à la plus courte (sauf la pre­mière). Après la déca­pi­tation d’Hussein, le fils d’Ali, à la bataille de Kerbala en 680, les chiites ont également adopté cette version cano­nique du Coran, même si elle a été établie par le calife des­cendant d’Abou Bakr et donc de la branche sunnite de l’Islam. Puis ,alors que Damas et non plus Médine est devenue la capitale de Islam sous les Ommeyyades (661750), le grand Abd Al Malik (647705) a fait ajouter les consonnes et la ponc­tuation dans cette « vulgate d’Huthman » et comme Huthman, il fait envoyer cette version du Coran aux quatre coins de l’Empire. Depuis, c’est cette version du Coran que tous les musulmans du monde récitent.

Cependant l’existence de vieux manus­crits, comme le manuscrit arabe 328 conservé à la BNF à Paris ou la redé­cou­verte en 2007 des quelque 9 000 pho­to­gra­phies de très anciennes ver­sions du Coran prises par un orien­ta­liste allemand en 1934 (on les croyait détruites pendant la guerre avec l’Académie des Sciences bava­roises mais elles ont été retrouvées et sont désormais étudiées par un groupe de recherche ber­linois : le Corpus Cora­nicum) montrent que les pre­mières ver­sions du Coran dif­fé­raient de la Vulgate d’Huthman, et que comme les autres textes saints, le Coran a une histoire.

 Quelques sourates

 L’accouchement de Marie légitimé

Ainsi, dans la sourate de Marie (XIX, 24), Jésus, à peine né, s’adresse à sa mère pour la consoler. Au lieu de "Ne t’attriste pas ! Ton Sei­gneur a mis à tes pieds un ruisseau", texte habituel mais énig­ma­tique, la lecture arabo-​​syriaque conduit à com­prendre : "Ne t’attriste pas ! Ton Sei­gneur a rendu ton accou­chement légitime." La nais­sance mer­veilleuse de Jésus du sein de Marie fécondée par l’Esprit Saint, confor­mément au dogme catho­lique, serait ainsi confirmée par le texte coranique.

 Reconnaissance de la Bible

Le musulman reconnaît la Bible comme Parole Sainte et ins­pirée de Dieu. Sourate 5, v.44-46 : « Nous avons des­cendu la Thora qui guide et qui éclaire ; c’est par elle que les pro­phètes rendent la justice aux Juifs… Nous pour­suivons sur leurs traces en envoyant Jésus, fils de Marie, confirmant la Thora, venue avant lui. ». Jésus est appelé « Parole de Dieu », « Esprit de Dieu ». Le Coran dit qu’il a été rappelé à Dieu et redes­cendra à la fin des temps).

 Thora et Evangiles

Sourate 7 :157

"ceux-​​là qui suivent le mes­sager, le pro­phète gentil qu’ils trouvent en toutes lettres chez eux dans la Thora et dans l’ Evangile…"

 Le messager

Sourate 61 :6

"Et quand Jésus fils de Marie dit :"O Enfants d’Israel, je suis vraiment un mes­sager de Dieu à vous, confir­mateur de ce qu’il y a devant moi de par la Thora, et annon­ciateur d’un mes­sager à venir après moi, dont le nom sera ’le Très Glo­rieux’ (ou Ahmad)"

 L’ordre de sourates : 114 Sourates

Les sou­rates (étym. "pan de mur, degré, étape ", cf. Lisân), forment chacune un fragment cora­nique indé­pendant. De la plus courte (3 versets) à la plus longue (286 versets), les 114 sou­rates du Coran sont pré­sentées dans un ordre de lon­gueur sen­si­blement décrois­sante et non dans l’ordre chro­no­lo­gique dans lequel Allah les aurait révélées à Mahomet. La toute pre­mière, appelée « l’Ouvrante », est cependant très courte ; elle se pré­sente comme une invo­cation, c’est pourquoi elle est récitée lors des prières cano­niques. À quelques excep­tions près, les pre­mières sou­rates cor­res­pondent à la période de La Mecque, tandis que les autres datent de la période de Médine.

Le Coran com­prend un ensemble de cent qua­torze sou­rates révélées les unes à la Mekke , les autres à Médine, quelques-​​unes au cours d’un dépla­cement ou d’une expé­dition. Dans le corps d’une sourate, les versets n’appartiennent pas tou­jours à un même lieu ou à un même moment d’inspiration. Cer­tains versets révélés à la Mekke ont été déplacés par le Pro­phète et inclus dans l’une ou 1’autre des sou­rates révélées à Médine, et inver­sement. Ordre dit Chronologique :

96, 68, 73, 74, I, III, 81, 87, 92, 89, 93, 94, 103, 100, 108, 102, 107, 109, 105, 113, 114, 22, 53, 80, 97, 91, 85, 95, 106, 101, 75, 104, 77, 50, 90, 86, 54, 38, 7, 72, 36, 25, 35, 19, 20, 56, 26, 27, 28, 17, 84, 30, 29, 83, 2, 8, 3, 33, 60, 4, 99, 57, 47, 13, 55, 76, 65, 98, 59, 24, 22, 63, 58, 49, 66, 64, 61, 62, 48, 5, 9110.

Voir la liste des Sourates

 Quelques remarques

L’équipe de projet22 a trouvé quelques sin­gu­la­rités intéressantes :

Il y a 3 sou­rates qui sont par­ti­cu­lières, leur ordre de Vulgate est le même que celui de leur révé­la­tions :
Sourate 38 : Sad
Sourate 71 : Noé
Sourate 82 : La Rupture

Il y a une par­ti­cu­larité inté­res­sante entre ses 3 sou­rates :
38 +(3x11) = 71
38 +(4x11) = 82
Donc 71+11=82
La somme de 38+71+82= 191

D’ailleurs si nous prenons le nombre de sou­rates :114 et nous le reti­rions à 191 :
191-​​114= 77 soit 11×7

Il sem­blerait que ses 3 sou­rates par­ti­cu­lières ne sont pas du au hasard, elles sont liées par le chiffre 11.

Ainsi si c’est 3 Sou­rates dont leur ordre de vulgate est égal à leur ordre de révé­lation sont liées entre elles.

Vous pouvez voir le rapport mathé­ma­tique entre l’ordre des révé­lation et l’ordre des sou­rates dans l’article suivant :Les rela­tions mathé­ma­tiques du Coran

Pourquoi trouvons nous un tel rapport ?

D’ailleurs la somme des Sou­rates de 1 à 114 est égal à 6555 Pour en savoir plus, rendez vous sur cet article

Ce qui est inté­ressant est que 6555+111=6666. Nous ne voyons aucun rapport avec des signi­fi­ca­tions sur le 666, par contre ce qui est inté­ressant est le chiffre 111. La encore nous voyons le chiffre 11. Y aurait il un sens ou un lié mathématique ?

Des travaux sont en cours.…

 Conjecture

Plusieurs questions de posent :

1) Pourquoi per­sonne ne parlent d’un tel agen­cement mathé­ma­tique dans le Coran
2) Pourquoi un tel lien mathé­ma­tique existe entre révé­lation et vulgate ?

D’autres interrogations surviennent :

1) Si un non musulman trouvait comme la décou­verte sera t elle perçue ?
2) Dans un premier temps à qui parler d’une telle règle mathé­ma­tique au sein même de l’agencement des sourates ?

 Bibliographie


J. CHELHOD , Les struc­tures du sacré chez les Arabes , Paris , 1964

J. STARCKY4 , “Le nom divin El” , Anti­quités Orien­tales , 1949.

Ibn Ishâq, La vie du pro­phète Muhammad, l’envoyé d’Allâh ; recension d’Abî Muhammad ‘Abd al-​​Malik Ibn Hishâm d’après Zayd Ibn ‘Abd Allâh al-​​Bakkâ’î d’après Muhammad Ibn ’Ishâq ; (trad. Abdur­rahmân Badawî), Bey­routh, 2001

Ibn Hisham , La Sîra (trad. W. Atallah) , Paris , ed. Fayard , 2004 : résumé honnête et acces­sible d’un spé­cia­liste de la question.

Mohammed ibn Abdallah , Le Coran (trad. Bla­chère) , Paris , 2001

Mohammed ibn Abdallah , Le Coran /​ texte , trad. fran­çaise et comment… par le Cheikh Si Hamza Bou­bakeur ,… . - Paris : Fayard , 1985

Mohammed ibn Abdallah , "Le Coran , essai d’interprétation du Coran inimi­table" tra­duction Sadok Mazigh, Paris 1985

A.-L. de Prémare , Aux ori­gines du Coran. Ques­tions d’hier , approches d’aujourd’hui , Paris , 2004.

G. Schoeler , Écrire et trans­mettre dans les débuts de l’islam , Paris , 2002.

Alfred-​​Louis de Prémare, Les fon­da­tions de l’islam : entre écriture et his­toire, Paris, 2002

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[/​العالم الغريب، لا تظن/​]



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Commentaires

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jeudi 28 juillet 2011 à 22h17 - par  syagrius

Merci pour votre réponse, par contre je vais souligner 2 points :

1)
Nous ne sommes pas Musulmans et en aucun cas le but est de dire que notre décou­verte est une preuve de quoi se se soit…C’est jus­tement notre pro­blème. Pour les musulmans ca sera une preuve que le livre a été écris par dieu et pour les noms musulmans une preuve que la structure du coran a été réfléchi par des hommes aimant les mathé­ma­tiques.
Notre avis sur cette décou­verte est que celle-​​ci est le fruit d’une réflexion.

2)
La plupart des pseudo décou­vertes sur le coran ne sont pas fondés.Pour le reste trouver des preuves d’une science moderne dans le coran ou d’ailleurs même dans la bible, cer­tains courant comme les évan­gé­listes le font me semble disons com­plé­tement hors sujet. il n’y a aucune scien­ti­fique qui attestent de cela.
Chacun essaye de trouver des preuves de la science moderne alors que ce n’est pas le but d’un livre, il a apporte un message…Bref notre décou­verte n’a rien à voir avec se genre de pseudo réfléxion..Je suis cer­tai­nement dur mais il faut etre objectif…La plupart voire qua­siment toutes des révé­la­tions sont tirées par les cheveux et n’ont ni queue ni tete.…il y a aucune cohé­rence mais justes des listes de nombre ou théses qui ne veulent rien dire.…Je pourrai faire la même chose avec n’importe quel livre.
C’est la ou je ne com­prend pas, touts ont cherché à pousser les nombres dans leur recoin alors qu’il y a sous leur yeux un rapport qui sommes toutes est génial car ce lien mathé­ma­tique est non seulement cohérent mais aussi prend toutes les sou­rates et leur ordre de révélation.

Je ne cherche pas à etre critique mais pragmatique..

jeudi 28 juillet 2011 à 20h22

Et aussi pour répondre à votre question : "pourquoi ne voit-​​on pas de sites qui en parle ?", il y a plu­sieurs expli­ca­tions à cela :

  • ce genre d’étude poussée du Qor’an était réservée aux "oulemas" (les "savants de l’Islam", les érudits reli­gieux), car elle n’est ni à la portée, ni dans l’intérêt de la grande majorité des musulmans, bien que cela devrait être un intérêt général de la oumma (la com­mu­nauté musulmane), afin qu’elle "lise, s’instruise et pro­gresse" tel que Mohamed PSL l’a recom­mandé dans la Sunna ; d’une part ;
  • d’autre part, cette étude vient appuyer, confirmer et prouver d’une manière scien­ti­fique les révé­la­tions du Qor’an, ce qui vient contre-​​carrer et oppose à contre-​​sens de ce que les sociétés dites "modernes" pour ne pas dire occi­den­tales veulent imposer plus ou moins clai­rement comme "évolution" aux peuples dans un unique but : le contrôle en un "ordre mondial" aux visées exclu­sives de profit écono­mique et géo-​​stratégique. Pour cela, après la chute du blocus Est-​​Ouest entre les USA et l’Union Sovié­tique, il fallait se "créer" un nouvel ennemi, on a donc -et cela continu encore maintenant-​​ diffusé une dés-​​information à propos de l’Islam, afin de mani­puler l’opinion publique pour que "l’ennemi" soit clai­rement iden­tifié en tant que tel en l’Islam… alors que l’Islam est une religion de paix (Islam= double racine arabe : "sou­mission" -à Dieu l’Unique- et "paix" -salam-​​), des ter­ro­ristes se sont accaparé cette identité reli­gieuse, alors qu’il n’en ont que la tra­dition cultu­relle héritée ou acquise personnellement.
    Et tel qu’il est dit dans le Qor’an, les reli­gions ont été cor­rompues par la quête de pouvoir, et la oumma (com­mu­nauté musulmane) n’en n’est pas exclue à l’heure actuelle, dite "proche de l’Heure" ("du Jour du Jugement")…

Il y a un livre qui démontre, comment les révé­la­tions du Qor’an concernant tant la bio­logie, la médecine, la géo­logie que l’astronomie ("Ceci est la vérité - les hommes de science face au Coran - Edi­tions Iqra) ont été sou­mises à l’étude et véri­fi­cation de savants contem­po­rains pra­ti­quement tous athées, du monde entier, et comme ils sont tous arrivés à la même conclusion que, au VII° siècle, il fut impos­sible qu’un homme ait pu avoir les connais­sances ici révélées, alors qu’elles ont été scien­ti­fi­quement décou­vertes et prouvées seulement depuis les années 90 (XX° siècle), grâce notamment aux avancées technologiques.

Mais cela, ce sont des sujets que le monde scien­ti­fique préfère ne pas ébruiter, car il dépend entiè­rement des crédits qui lui sont alloués pour financer ses recherches, et ces crédits sont sous le contrôle des lobby écono­miques et finan­ciers… et ainsi le serpent se mord la queue : ces dits lobby ne vont cer­tai­nement pas pro­mouvoir "l’objet de leur perte"…

"Nous leur ferons si bien appa­raître Nos signes dans l’univers et en eux-​​mêmes jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que ceci est la vérité…" (Qor’an 41/​53)

FAYC

jeudi 28 juillet 2011 à 18h57

As-​​salamo aleykoum (que la paix soit sur vous)
voici le lien : http://n.lapietra.free.fr/eveil2lam…
je vous poste également d’autres liens direc­tement sur la page du groupe Projet 22
Très cor­dia­lement

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dimanche 24 juillet 2011 à 00h40 - par  syagrius

merci pour votre com­men­taire, votre lien ne marche pas, pouvez vous le remettre ?

Pourquoi ne voyons nous pas de site qui en parlent ?

Nous allons dans quelques semaines, mettre cet arran­gement mathé­ma­tique car le groupe projet22 a trouvé le rapport mathé­ma­tique entre l’ensemble des sou­rates et leur ordre de révélations…

Cet agen­cement est aussi net et indis­cu­table que celui des 3 sou­rates dont leur ordre de révé­lation = ordre de sourate soit 38, 71 et 82

38 + (3x11)= 71
38 +(4x11)= 82
donc
71 + 1182

dimanche 24 juillet 2011 à 00h20

As-​​salamo aleykoum (que la paix soit sur vous)

L’agencement mathé­ma­tique dans le Qor’an est connu des oulemas (les instruits/​savants de l’Islam) et de ceux qui l’étudient dans ce sens :

Vous trou­verez ici des infor­ma­tions qui pourront faire avancer vos recherches quant à la lecture mathé­ma­tique du Qor’an, qui com­porte 7 modes de lecture dif­fé­rents, et 14 lec­tures authen­tiques différentes.

Le Pro­phète Mohamed, le "Sceau des Pro­phètes" (PSL -que la Paix et le Salut soient sur Lui-​​) n’a en lui-​​même pas produit de miracles tel que les Pro­phètes anté­rieurs (Moïse -Moussa-​​, Jésus -Aïssa-​​, … PE -que la Paix soit sur Eux-​​) en avaient produit -même s’il y a eu de son temps des faits mira­culeux prouvant l’assistance et la pro­tection d’Allah dans l’émergence et le déve­lop­pement de l’Islam- , car le miracle de l’Islam est le Qor’an lui-​​même, apportant "une bonne direction", nette et précise, confirmant ce qui avait été révélé aux hommes avant lui, et infirmant les erreurs qu’avaient com­mises les hommes quant à ces révé­la­tions, à l’image d’une "der­nière rec­ti­fi­cation", et apportant également toutes les réponses aux ques­tions que les hommes ont pu se poser depuis son avè­nement, peuvent se poser "Ici et main­tenant", et pourront se poser jusqu’à la "Fin des temps"… Le miracle de l’Islam est donc le Qor’an, et les croyants (mu’minine) musulmans sont dit le peuple de "l’Iqra" (tel que l’Ange Gabriel -Jibrîl-​​ l’exhorta à Mohamed (PSL) lors de sa pre­mière révé­lation, alors qu’il ne savait ni lire ni écrire : Iqra = litt. "lis" /​ apprends, instruis-​​toi)… car c’est évidemment le premier pas, avec la "Nya" (l’intention du coeur, indé­pen­damment de la volonté mentale), pour avancer sur le chemin de la "bonne direction" apportée par le Qor’an.

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mercredi 15 juin 2011 à 17h57 - par  syagrius

Merci pour votre commentaire,
Que pouvez vous nous dire sur cet auteur : Farid Gabteni ?

L’équipe projet22 a trouvé le lien entre l’ordre de vulgate et leur ordre de révé­lation. Le lien est mathé­ma­tique, il est faci­lement com­pré­hen­sible. Nous allons bientôt mettre en ligne le dossier sur le lien entre les 2 ordres.

Ce qui nous étonne est qu’il sem­blerait que per­sonne ne parlent d’un tel ordre.
La seule chose que nous avons pu lire sont des calculs com­pliqués et souvent sans aucune logique, pour notre coté c’est un lien non seulement mathé­ma­tique mais aussi tout un rai­son­nement à l’instar des 3 sou­rates dont leur ordre de vulgate = ordre de révé­lation.
Soit la sourate 38, 71 et 82

le lien est basé sur une suite du nombre 11 :
38+(3*11)= 71
38+(4*11)=82
donc
71+11=82

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mercredi 15 juin 2011 à 01h03 - par  You

Bonjour,
Pour vos recherches sur un éventuel lien mathé­ma­tique entre les deux ordres ( de révé­lation et de vulgate) je vous conseil un bel ouvrage de Farid Gabteni " le soleil se lève à L’occident, science pour l’heure"

Cordialement.

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mardi 8 mars 2011 à 02h56 - par  Neimad

Petit complément sur la constitution de la version écrite du Coran

Le Coran était au départ une Réci­tation de versets que les Com­pa­gnons du Pro­phète com­men­cèrent à noter dans des "aide-​​mémoire". Abou Bakr, l’un des Com­pa­gnons du Pro­phète et chef de la com­mu­nauté (l’Oumma), l’équivalent de St Pierre chez les Chré­tiens, demande à Zayd bin Tabet, le scribe du Pro­phète, de rédiger un de ces "aide-​​mémoire". Ce dernier fut conservé sous le nom de "Coran de Hafsa" par le deuxième calife Oumar, parce que selon la tra­dition, ce Coran fut remis à Hafsa, la fille d’Oumar.

Ce fut seulement sous le troi­sième calife Outman, c’est-à-dire entre quinze et vingt-​​cinq ans après la mort du Pro­phète, que fut entre­prise la recension de la "Vulgate cora­nique", à savoir la mise au point d’un texte unique et définitif.

A cette époque, une flo­raison de ver­sions souvent inexactes, cir­cu­laient ans le monde musulman. Le calife décida donc, sur la base du recueil de Zayd b. Tabet transmis à Hafsa, d’entreprendre un travail de véri­fi­cation et de fixation du texte. Cette mission fut confiée à une com­mission restreinte (…).

Une bonne partie de ces variants fut sup­primée par un travail entrepris à la fin du VIIe siècle par Hajjaj b. Youssouf, grande figure poli­tique de l’époque (…). Grand chef mili­taire et gour­verneur d’Irak, il fit unifier l’orthographe du Coran et, selon cer­tains, sup­primer les men­tions d’Ali dans le texte sacré.

Après cela, tous les autres recueils dis­pa­rurent pro­gres­si­vement et l’on n’en garde plus guère de trace aujourd’hui (…).

Tou­tefois, malgré le travail effectué dans la seconde moitié du VIIe siècle, ce Texte demeurait rédigé dans une graphie pri­mitive (impré­cision de la trans­cription des consonnes). C’est pourquoi, dès le siècle suivant, les grandes écoles d’Irak entre­prirent d’établir une version défi­nitive et lisible à tous du Coran arabe.

Source : Rochdy ALILI, Qu’est-ce que l’Islam ?, Paris, La Décou­verte, 1996, 2000, pp. 57-​​59.

Il existe aussi plu­sieurs manières de lire et d’interpréter le Coran (l’ilmoun l-​​kiraat). Ces tra­di­tions, avant tout orales, sui­virent le mou­vement pré­cé­demment décrit et furent réduites au nombre de sept écoles de lecture au 7e siècle.

Quand aux notes prises par les Com­pa­gnons du Pro­phète (au nombre de 12 314 selon la tra­dition), concernant les paroles (hadiths) du Pro­phète, pro­noncées ou non sous l’inspiration divine, elles furent trans­mises aux Sui­vants (al tabi-​​oun) et aux Sui­vants des Suivants (tabi ou l-​​tabi in), réa­lisant ainsi une "chaîne d’informateurs", jusqu’au 9ème siècle où l’on sélec­tionna les paroles (hadiths) consi­dérées comme authen­tiques en tenant compte de la cré­di­bilité des trans­met­teurs, et ce grâce à des bio­gra­phies cri­tiques, les tabakat. Un vrai travail d’historien !

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mardi 8 mars 2011 à 02h38 - par  Neimad

Au titre des sourates particulières, il faut noter :

  • La sourate 1 plus courte que les suivantes.
  • La sourate 9, la seule qui n’est pas pré­cédée de l’invocation (basmala) "Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux).
  • Vingt-​​neuf sou­rates com­mence par deux lettres mys­té­rieuses : ya et sin pour la Sourate 36 par exemple, ha et mim pour les sou­rates 40 à 46 (sept sou­rates qui se suivent), appelées les sou­rates Hawamim (du nom des deux lettres).
  • La sourate 13, qui contient les versets 19 et 20 dits "sata­niques" parce qu’ils font réfé­rence aux autres dieux priés à la Mecque (encore païenne) :

19 Ainsi, vous auriez vu Allât et al-’Uzzâ

20 et Manât, cette autre troisième ?…

  • Par ailleurs, quatre sou­rates, en plus de la sourate 1, jouent un rôle dans la liturgie : les sou­rates 62, 63, 87 et 88. Après la prière, les musulmans récitent souvent le verset 255 de la sourate 2 ou "verset du Trône", qui résume le credo d’un dieu unique et tout-​​puissant.
  • Une der­nière sourate, la sourate 58, n’est pas récitée dans le cadre de la prière (elle com­porte 110 versets !) mais après l’office reli­gieux du ven­dredi, la sourate de la Caverne où il est raconté que sept jeunes chré­tiens per­sé­cutés se refu­gièrent dans une caverne et y dor­mirent 309 ans.

Source : Rochdy ALILI, Qu’est-ce que l’Islam ?, Paris, La Décou­verte, 1996, 2000, pp. 62-​​64. Rochdy ALILI, né en 1945, est his­torien et membre du comité de rédaction de la revue Hommes et Migra­tions et res­pon­sable de l’Institut des média­tions cultu­relles à Annecy.

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samedi 5 mars 2011 à 23h21 - par  syagrius

Merci pour votre com­men­taire, votre message pré­cédent message a été modéré dans le sens ou il pré­sentait un lien.

Actuel­lement l’équipe de projet22 étudie l’ordre des sou­rates afin de savoir s’il y a un sens mathématique..
Qu’en pensez vous ?

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samedi 5 mars 2011 à 22h23 - par  Lina

Il y a un autre fait que pas beaucoup de connais­seurs du Coran com­mentent, c’est le rythme des sou­rates, la musique des sou­rates. Le rythme que les sou­rates prennent dépend de leur contenu. Par exemple Sourate Al-​​Raad, le Ton­nerre, a une tonalité frap­pante comme du ton­nerre. Il y a un livre qui parle de ce sujet, mais est mal­heu­reu­sement en arabe uniquement.

Autres aspects bien par­ti­cu­liers, le fait que les sou­rates com­mencent longues et ter­minent courtes indique l’accélération du temps qui se passe, et les der­nières sou­rates parlent de beaucoup de phé­no­mènes des fins des temps.
Merci.

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