Fatima : Les 3 secrets

lundi 22 décembre 2014
par  syagrius
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L’action se situe au Por­tugal, le 13 mai 1917. Trois petits bergers, Jacinthe, Lucia et Fran­cesco, gardent leurs trou­peaux dans un champ. Ce sont des enfants pauvres et sans instruction.

  • Fran­cisco Marto né le 11 juin 1908 et mort le 4 avril 1919 à 22h béa­tifié par Jean-​​Paul II le 13 mai 2000. Fran­cesco n’a jamais entendu les paroles de la Vierge Marie, ni celles de l’Ange.
  • Jacintha Marto né le 11 mars 1910 et décédé le 20 février 1920 vers 22h30 béa­tifié par Jean-​​Paul II le 13 mai 2000
  • Lucia Dos Santos né en le 22 mars 1907 et décédé le 13 février 2005

Je suis venue pour vous demander de venir ici six mois de suite, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Plus tard je vous dirai qui je suis et ce que je veux.

Le 13 mai, les enfants aper­çoivent au-​​dessus du chêne une grande lueur, qu’ils décriront comme "un grand soleil". De là surgit La sil­houette d’une femme très belle. Elle leur demande d’approcher, leur pré­cisant qu’elle ne veut aucun mal.

1907-​​2005

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de gauche à droite Lucia, Fran­cesco et Jacinthe

Lucia, l’aînée âgée de onze ans, l’interroge :

  • D’où venez-​​vous, Madame ?
  • Je viens du ciel, répond-​​elle.
  • Que nous voulez-​​vous ? Demande alors Lucia
  • Que vous veniez ici six fois de suite le 13 de chaque mois, répond la dame, à la même heure.

Durant les six mois sui­vants, la Dame vêtue de blanc", comme la décrit Lucie réap­paraît de la même façon aux dates indi­quées. Des paysans en sont témoins, puis le village de Fatima, et, aux der­nières appa­ri­tions, des per­son­na­lités venues du monde entier.

  • 13 juin 1917
  • 13 juillet 1917
  • 13 aout 1917 mais les enfants ont séquestrés par l’administrateur et l’apparition se fit le 19 aout 1917
  • 13 sep­tembre 1917 (25 000 per­sonnes pré­sentes, la vierge dit à Lucie

    Avant de mettre fin à son appa­rition, la Vierge Marie promit : "En octobre, je ferai le miracle, pour que tous croient."

  • 13 octobre 1917 Le père de Jacinthe et de Fran­cisco raconta ce qu’il fit ce jour d’octobre : « 

    Tout à coup, la pluie a cessé, les nuages se sont écartés, laissant la place au soleil …On pouvait le regarder par­fai­tement sans en être incommodé. On aurait dit qu’il s’éteignait et se ral­lumait, tantôt d’une manière, tantôt de l’autre. Il lançait des fais­ceaux de lumière, d’un côté et de l’autre, et pei­gnait tout de dif­fé­rentes cou­leurs : les arbres, les gens, le sol, l’air. Le soleil ne faisait pas mal aux yeux. Tout le monde était immobile et silen­cieux… Tous regar­daient le ciel. A un certain moment, le soleil s’arrêta, et puis recom­mença à danser, à tour­noyer ; il s’arrêta encore une fois, et se remit une nou­velle fois à danser, jusqu’au moment, enfin, où il parut se détacher du ciel, et s’avancer sur nous. II déga­geait une forte chaleur. Ce fut un instant ter­rible, tout le monde croyait mourir !

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A la suite de quoi, saisie de frayeur, la foule tomba à genoux pour redoubler de prières.

La dame annonce les gué­risons ou les morts de per­sonnes locales : elles se réa­li­seront toutes ; et prédit sur la fin du siècle, cependant elle n’a jamais parlé de fin du monde.

Puis elle confie aux enfants trois mes­sages secrets, qu’elle leur demande de trans­mettre au pape, qui à son tour devra les divulguer à l’humanité.

Elle précise enfin que deux des enfants la rejoin­dront bientôt et que le troi­sième vivra très long­temps. Effec­ti­vement, l’année sui­vante, Jacinthe et Fran­cesco sont vic­times de la tuber­culose. Lucia entre au couvent, où elle séjourne encore, et devient sœur Marie des Sept Douleurs.

 Les 2 premiers secrets

Les deux pre­miers secrets, relatifs aux deux guerres mon­diales et pré­disant les hor­reurs infligés aux Juifs et aux autres vic­times, furent révélés par les papes.

Ce n’est qu’en juin 1943, suite à une grave maladie, que Sœur Marie des Sept Dou­leurs rédige sur papier le troi­sième secret.

 Troisieme secret

Mis sous enve­loppe et cachetée, Mgr. da Silva en devint le dépositaire. JPEG - 18.5 ko

Mgr. da Silva en pré­sence de Saint Lucie

Il plaça l’enveloppe dans une autre plus grande, cachetée à la cire, et écrivit dessus :

Cette enve­loppe avec son contenu sera remise à Son Éminence le car­dinal don Manuel, Patriarche de Lis­bonne, après ma mort. Leiria, 8 décembre 1945. José, évêque de Leiria."

Cette grande enve­loppe fut ensuite placée dans un coffre de la curie car le Vatican refusa d’en devenir le dépositaire.

 Lecture du troisième secret en 1960

Le troi­sième secret, selon la demande de Notre-​​Dame, devait être lu au monde en 1960. Cette date avait été expres­sément fixée par la Très Sainte Vierge Elle-​​même car à cette date son contenu aurait été mieux compris.

Cer­tai­nement rien à voir mais pour infos pour ne citer que celle-​​ci :

  • Le nouveau pré­sident des États-​​Unis élué le 8 novembre 1960 est démo­crate et s’appelle John Fitz­gerald Kennedy. Né dans une ban­lieue aisée de Boston en 1917, il devient donc, à 43 ans, le plus jeune pré­sident de l’histoire…
  • 15 mai 1960 lan­cement du premier vaisseau spatial russe Vostok plaçant sur orbite Spoutnik 4. D’un poids de 9.988 livres, il contient un homme factice.
  • 16 mai 1960 Khrouchtchev quitte la confé­rence de Paris suite à un avion espion U2 amé­ricain abattu au dessus de l’URSS ce qui permet de faire échouer la conférence

 Vatican dépositaire du 3eme secret Fatima

Au début de l’année 1957, le Vatican demande à la curie de Leira l’envoi pho­to­copié de tous les écrits de soeur Lucie, ainsi que l’enveloppe conservée par Mgr. da Silva. C’est donc le 16 avril 1957 que le Saint-​​Siège accuse réception des docu­ments demandés : les pho­to­copies, ainsi que l’original de la fameuse enve­loppe cachetée contenant le troi­sième secret.

Pourquoi le Vatican qui, en 1943, avait refusé de devenir le dépo­si­taire du troi­sième secret se décida tout d’un coup à vouloir ce document ?.

En 1957, on pouvait penser que ce serait en vu de sa publi­cation en 1960… mais aujourd’hui on se demande si ce n’aurait pas été plutôt pour le faire dis­pa­raître selon l’importance de son contenu. Celui-​​ci n’ayant pas encore été révélé, et le Saint-​​Siège se refusant abso­lument à montrer l’enveloppe, on ne peut qu’avoir de fortes sus­pi­cions sur l’honnêteté des papes depuis 1960 (hormis Jean Paul Ier disparu dans des cir­cons­tances mystérieuses).

Le 25 janvier 1959, le nouveau pape Jean XXIII annonce la convo­cation d’un Concile qui s’ouvrira le 11 octobre 1962, et le 17 août il prend connais­sance du troi­sième secret et dès lors décida de ren­voyer l’enveloppe scellée au Saint-​​Office et de ne pas révéler la troi­sième partie du « secret ».

 Année 1960 : Le secret n’est pas rendu public

Arriva l’année 1960 avec cette attente, pour les catho­liques du monde entier, de connaître le message du Ciel ; mais le 8 février, l’agence de presse A.N.I. annonce le com­mu­niqué suivant qui tombe comme une bombe ! :

"Cité du Vatican : Il est pro­bable que le "secret de Fatima" ne sera jamais rendu public".

Que contient donc ce texte pour que le Vatican décide de ne jamais le rendre public !?!.

Face à cette stu­pé­fiante décision, l’évêque de Leiria s’adresse cou­ra­geu­sement à tous les évêques du monde, sans demander l’avis du pape Jean XXIII. Il envoie donc un courrier dans lequel il demande d’organiser une nuit de prière à Fatima-​​ville, les 12 et 13 octobre 1960 afin d’obliger le Vatican à écouter les ordres de la Sainte Vierge.

Le 12 octobre, 500.000 pèlerins venus du monde entier, par­ti­ci­peront à cette nuit de prières ; mais le pape ne tiendra aucun compte et continua à mépriser la demande de Notre-​​Dame d’une part, et les catho­liques eux-​​mêmes par la même occasion.

C’est dès ce moment là que, peu à peu, les moder­nistes purs et durs, les gens d’églises plus ou moins francs-​​maçons (plutôt plus que moins), entreront en masse dans les hautes sphères de la hié­rarchie vaticane !.

Le 3 juin 1963, le pape Jean XXIII meurt et Paul VI lui succède. Il se fait com­mu­niquer le texte du troi­sième secret, mais comme son pré­dé­cesseur il n’en tint aucun compte et fera même pire que lui, puisque le Concile Vatican II adopta plu­sieurs textes blas­phé­ma­toires contre la Sainte Vierge ; sup­prima plu­sieurs fêtes de la Vierge dans le nouveau calen­drier litur­gique ; réduisit le culte au strict minimum… et dans les textes votés lors des ses­sions dudit concile, n’apparaîtront jamais les mots : "Coeur Immaculé de Marie", "Sacré-​​Coeur", "rosaire", "chapelet"…

Bref, selon les croyants l’esprit de satan s’infiltrait dans l’église, lui faisant perdre le culte de Marie et de Jésus pour lui ouvrir une nou­velle ère : celle du culte de l’homme, nouveau et seul dieu dans l’esprit inavoué de ce sinistre concile !.

 Paul VI à Fatima

Paul VI lut aussi le contenu avec le Sub­stitut, Mgr Angelo Dell’Acqua, le 27 mars 1965, et renvoya l’enveloppe aux Archives secrètes du Saint-​​Office, décidant de ne pas publier le texte.

Paul VI se rend à Fatima le 13 mai 1967. On aurait naï­vement pensé qu’il révé­lerait au monde ce qui aurait dû être fait 7 ans plus tôt ; mais déception, il ne fit rien !. Arrivée à l’aéroport por­tugais vers 9h30, le pape se rendit en Rolls-​​Royce à la Cova da Iria. Il dit la messe moder­niste qui se fait depuis Vatican II et à la fin de la célé­bration, la reli­gieuse lui fut présentée.

Sœur Marie des Sept Dou­leurs lui implora à genoux, à plu­sieurs reprises, un entretien seule à seul, mais le pape refusa en ces termes :

"Voyez, ce n’est pas le moment ; et puis si vous voulez me com­mu­niquer quelque chose, dites-​​le à votre évêque (de Leiria) ; c’est lui qui me le com­mu­ni­quera. Soyez bien obéis­sante à votre évêque"

On ne peut traiter une per­sonne avec plus de mépris !… La voyante se retira donc. Très attristée, elle pleura. Elle qui connaît le troi­sième secret, sans doute avait-​​elle de bonnes raisons d’être triste !…

Pourtant, le pape Paul VI accorda une série d’audiences : au dic­tateur Salazar, aux repré­sen­tants des com­mu­nautés non catho­liques, mais non à sœur Lucie. Pourquoi ?

Lors de son voyage, il refusa de se rendre à la cha­pelle des Appa­ri­tions située sur l’esplanade même.

Pourquoi ? Tout n’était que dis­cours à la gloire et au culte de l’homme ; comme dans ces paroles lors de son homélie :

"Hommes, rendez-​​vous dignes du don divin de la Paix ; Hommes, soyez des hommes ; Hommes, soyez bons, sages, ouverts à la consi­dé­ration du bien général du monde ; Hommes, soyez magna­nimes ; Hommes, sachez voir votre prestige et votre intérêt, non comme étant contraires, mais comme étant soli­daires avec le prestige et l’intérêt d’autrui. Hommes, pensez aux projets de commun bien-​​être ; Hommes, recom­mencez à vous approcher les uns des autres avec la volonté de construire un monde nouveau : le monde des hommes vrais".

(extrait de l’ homélie de Paul VI à la messe du 13 mai 1967, à la Cova da Iria).

Quelques mois plus tard, Sœur Marie remit une lettre à l’évêque de Leiria qui devait se rendre à Rome pour un pèlerinage.

Le 27 sep­tembre 1967, l’évêque remettait donc ladite lettre au pape, qui n’en donna aucune suite, ni verbale, ni écrite… l’a t-​​il au moins lu ? On ne le sait… ! Quoi qu’il en soit, de 1967 à 1978 Notre-​​Dame de Fatima est com­plè­tement oubliée au Vatican !…

Per­sonne, der­rière les murs de cette citée ne parlera plus de la Vierge du Portugal.

  Jean-​​Paul Ier

Le 26 août 1978, le car­dinal Luciani devint Pape et prend le nom de Jean-​​Paul Ier. Son très bref pon­ti­ficat de 33 jours (26 août 1978 – 28 sep­tembre 1978) ne lui a pas permis de dévoiler au monde le dernier message de Notre-​​Dame de Fatima, mais quelques confi­dences de gens très bien placés per­mettent de penser qu’il en avait l’intention.

De plus, quelques jours avant son martyre, Jean-​​Paul Ier confia à un théo­logien ami, don Germano Pattaro :

"Ce que soeur Lucie m’a dit au mois de juillet 1977 m’était devenu un poids sur le coeur. Cette pensée était trop embar­ras­sante, trop contraire à tout mon être. Ce n’était pas croyable, et pourtant la pré­vision de soeur Lucie s’est avérée. Je suis Pape. Si je vis, je retour­nerai à Fatima pour consacrer le monde et par­ti­cu­liè­rement les peuples de la Russie à la Sainte Vierge, selon les indi­ca­tions que Celle-​​ci a données à Sœur Marie"

Pour l’en empêcher, il aurait été assassiné par empoisonnement !.

 Jean-​​Paul II : 13 mai 1981

Puis, le 16 octobre 1978, Jean-​​Paul II lui succède et annonce tout de suite la couleur : il ne divul­guera pas l’ultime secret, mais conti­nuera l’ouverture prônée par le concile Vatican II.

Après l’attentat du 13 mai 1981 (64 ans, jour pour jour, après la pre­mière appa­rition de Notre-​​Dame, à Fatima), place st. Pierre à Rome, le pape décida de rendre public le troi­sième secret et ainsi le 18 juillet 1981, le car­dinal Seper, préfet de la Congré­gation pour la doc­trine de la foi, lui transmit deux enve­loppes :

  1. - une enve­loppe blanche contenant le texte ori­ginal de la troi­sième partie du Secret, en langue por­tu­gaise
  2. - Une enve­loppe orange avec la tra­duction en langue italienne.

Mais le 11 août 1981, le sub­stitut de la secré­tai­rerie d’État les rendit aux Archives du Saint-​​Office.

Le pape se rend à Fatima les 12 et 13 mai de l’année sui­vante 1982. Il ren­contre Sœur Marie et lui accorde un entretien.

Une indi­cation pour l’interprétation de la troi­sième partie du « secret » avait déjà été donnée par Sœur Lucie dans une lettre au Saint-​​Père le 12 mai 1982. Dans cette der­nière, elle écrivait :

La troi­sième partie du secret sans qu’on sache se réfère aux paroles de notre-​​Dame :

“Sinon la Russie répandra ses erreurs à travers le monde, favo­risant guerres et per­sé­cu­tions envers l’Église. Les bons seront mar­ty­risés, le Saint-​​Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites” (13-​​VI-​​1917).

La troi­sième partie du secret est une révé­lation sym­bo­lique, qui se réfère à cette partie du Message, condi­tionné par le fait que nous accep­tions ou non ce que le Message lui-​​même nous demande :

“Si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, etc…”.

Dans ce contexte ce n’est pas la conversion à la foi mais à la paix comme dans

Pro­verbes 16 :7 : « Lorsque plairont au Sei­gneur les voies de l’homme, Il convertira ses ennemis même à la paix. »

C’est le juillet 1917 que les enfants ont eu cette recommandations

Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine, et des per­sé­cu­tions contre l’Église et contre le Saint-​​Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander la consé­cration de la Russie à mon Coeur Immaculé, et la Com­munion répa­ra­trice des pre­miers samedis. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira, et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs dans le monde, pro­vo­quant des guerres et des per­sé­cu­tions contre l’Église. Les bons seront mar­ty­risés ; le Saint Père aura beaucoup à souffrir ; plu­sieurs nations seront anéanties.

D’ailleurs le 25 janvier 1938 une aurore boréale a été observé n’est ce pas une lumière inconnue, prin­ci­pa­lement de 1830 à 2130, elle fait partie des plus belles qui aient été observées en dehors des zones clas­siques ou on pense en observer. On la vit non seulement sur toute la France, mais aussi jusqu’au Sud de l’Europe et même du Maroc, car elle fut aperçue d’un navire, par 28° de latitude Nord. Elle marque énor­mément de per­sonne certain la voyait comme un signe funeste et d’autres comme un phé­nomène surnaturelle.

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La voyante lui parla du troi­sième secret, de sa divul­gation voulue par Dieu, et le ques­tionna sur le procès de béa­ti­fi­cation de Fran­cesco et de Jacinthe. Sur le premier point, Jean-​​Paul II dit :

" ni néces­saire ni prudent de révéler le contenu du troi­sième Secret, vu que le monde ne le com­pren­drait pas

Il éluda la question de la consé­cration de la Russie en disant qu’il par­lerait de « toutes ces choses » aux évêques, pendant le synode de 1983… Sur le second point, il ne promit rien :

Priez, ma fille, pour que cela se réalise durant votre vie et durant la mienne"

Donc, de ce voyage à Fatima, comme ce fut le cas lors du pèle­rinage de Paul VI quelques années aupa­ravant, rien ne serait fait pour répondre aux demandes de la Très Sainte Vierge ; et il men­tionna publi­quement dans une pré­diction, la prière de Notre-​​Dame en ces termes :

"Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en répa­ration des péchés"

Jusqu’à preuve du contraire, cette prière se termine ainsi :

"… commis contre le Coeur Immaculé de Marie".

Au soir du 13 mai 1982, Jean-​​Paul II n’avait pas accompli la demande de Notre-​​Dame.

Neuf ans plus tard, il se rend de nouveau à Fatima. Il y ren­contra seul à seule soeur Lucie pendant 22 minutes, mais aucune infor­mation ne filtra de cet entretien.

D’après les com­por­te­ments de Jean-​​Paul II et de la voyante, avant et après l’entretien ; il semble bien que le Vatican ne dévoilera jamais le dernier message que la Sainte Vierge fit connaître à Lucie en 1917, pas plus qu’il ne consa­crera la Russie au Coeur Immaculé de Marie, en com­munion avec tous les évêques du monde.

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Photo prise pendant l’entrevue du 13 mai 1991

 Contenu probable 3ème secret

Puisque le Vatican ne veut rien dire de ce message, toutes les hypo­thèses sont per­mises. Tou­tefois, en ana­lysant cer­taines décla­ra­tions, en lisant cer­tains écrits offi­ciels de l’église catho­lique, on arrive tout de même à cibler le contenu du troi­sième message de Notre-​​Dame.

Le troi­sième secret be serait pas un texte mais une vision dite "sym­bo­lique". Dans cette vision, il y avait un Evêque vêtu de blanc qui sem­blait être un Pape. Après avoir monté avec dif­fi­culté une colline, il était mis à mort par des soldats au pied d’une croix à l’aide d’une arme à feu et de flèches. Puis, les soldats tuaient encore un grand nombre d’autres prêtres et de laïcs. En parallèle de la dite scène des anges récol­taient le sang des martyrs au moyen d’un arrosoir de cristal et irri­guaient avec celui-​​ci les âmes qui s’approchaient de Dieu.

Est ce l’attentat de Jean Paul II du mer­credi 13 mai 1981 ? Pourquoi un tel silence sur ce secret et que l’église ne l’a jamais dévoilé ? est ce pour pré­server la date de l’assassinat et ainsi empêcher l’acte ?

Seule cer­titude : la lettre de Sœur Lucie, sur laquelle figure le message de Notre-​​Dame ne contient pas plus d’une ving­taine de lignes manuscrites.

En lisant les écrits de la voyante, le lecteur attentif sera surpris de tomber sur cette phrase :

"Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc.".

Cette phrase (ter­minée par "etc."), attire l’attention pour plu­sieurs raisons : d’une part, parce qu’elle n’est pas située à sa place logique dans les écrits de Sœur Lucie ; et d’autre part, parce que dans tous les ouvrages écrits par ceux qui, en com­plicité avec le Vatican, veulent étouffer l’affaire du troi­sième secret, cette partie est très curieu­sement "oubliée".

Il est évident que cette phrase a été placée là dans l’intention de laisser trans­pa­raître une partie du message.

Si, comme il est dit dans la phrase, le Por­tugal conservera tou­jours le dogme de la foi, c’est donc qu’en toute logique elle se perdra ailleurs !.

 Notre dame de la Salette en France

On ne peut s’empêcher alors de faire le rap­pro­chement avec le message de Notre-​​Dame, le 19 sep­tembre 1846, à la Salette (en France) donné à 2 jeunes bergers Mélanie Mathieu ou Mélanie Calvat né le 7÷11÷1831 et décédé le 15 decembre 1904, âgée d’un peu moins de 14 ans et 10mois, et Maximin Giraud né le 26/​08/​1835 et décédé le 1÷03÷1875 âgé de 11 ans et 1 mois :

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Maximin Giraud et Mélanie Calvat

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Statue de Mélanie et Maximin au Sanc­tuaire Notre-​​Dame de La Salette

En l’année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer : ils abo­liront la Foi peu à peu et même dans les per­sonnes consa­crées à Dieu ; ils les aveu­gleront d’une telle manière, qu’à moins d’une grâce par­ti­cu­lière ces per­sonnes pren­dront l’esprit de ces mauvais anges. Plu­sieurs maisons reli­gieuses per­dront entiè­rement la foi, et per­dront beaucoup d’âmes.

Les mauvais livres abon­deront sur la terre, et les esprits de ténèbres répan­dront partout un relâ­chement uni­versel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils auront un très grand pouvoir sur la nature ; il y aura des églises pour servir ces esprits.

Des per­sonnes seront trans­portées d’un lieu à un autre par ces esprits mauvais, et même des prêtres, parce qu’ils ne se seront pas conduits par le bon esprit de l’Evangile, qui est un esprit d’humilité, de charité et de zèle pour la gloire de Dieu. On fera res­sus­citer des morts et des justes.

Que le Pape se tienne en garde contre les fai­seurs de miracles, car le temps est venu que les pro­diges les plus éton­nants auront lieu sur la terre et dans les airs.

Il y aura en tous lieux des pro­diges extra­or­di­naires parce que la vraie foi s’est éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde. Malheur aux Princes de l’Eglise qui ne se seront occupés qu’à entasser richesses sur richesses, qu’à sau­ve­garder leur autorité et à dominer avec orgueil. !

Le vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir parce que pour un temps l’Eglise sera livrée à de grandes per­sé­cu­tions : ce sera le temps des ténèbres ; l’Eglise aura une crise affreuse. La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-​​même et être supé­rieur à ses sem­blables. On abolira les pou­voirs civils et ecclé­sias­tiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds ; on ne verra qu’homicides, haine, jalousie, men­songe et dis­corde, sans amour pour la patrie ni pour la famille.

Le Saint-​​Père souf­frira beaucoup. Je serai avec lui jusqu’à la fin pour recevoir son sacrifice. Les méchants atten­teront plu­sieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ; mais ni lui, ni son suc­cesseur ne verront le triomphe de l’Eglise de Dieu.

Les gou­ver­nants civils auront tous un même dessein, qui sera d’abolir et de faire dis­pa­raître tout principe reli­gieux pour faire place au maté­ria­lisme, à l’athéisme, au spi­ri­tisme et à toute sorte de vices.

Ce sera pendant ce temps que naîtra l’antéchrist, d’une reli­gieuse hébraïque, d’une fausse vierge qui aura com­mu­ni­cation avec le vieux serpent, le maître de l’impureté ; son père sera Ev. ; en naissant, il vomira des blas­phèmes, il aura des dents ; en un mot ce sera le diable incarné ; il poussera des cris effrayants, il fera des pro­diges, il ne se nourrira que d’impuretés. Il aura des frères qui, quoiqu’ils ne soient pas comme lui des démons incarnés, seront des enfants de mal ; à 12 ans, ils se feront remarquer par leurs vaillantes vic­toires qu’ils rem­por­teront ; bientôt, ils seront chacun à la tête des armées, assistés par des légions de l’enfer.

Les saisons seront changées, la terre ne pro­duira que de mauvais fruits, les astres per­dront leurs mou­ve­ments régu­liers, la lune ne reflétera qu’une faible lumière rou­geâtre ; l’eau et le feu don­neront au globe de la terre des mou­ve­ments convulsifs et d’horribles trem­ble­ments de terre, qui feront engloutir des mon­tagnes, des villes, (etc.).

Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist.

Les démons de l’air avec l’antéchrist feront de grands pro­diges sur la terre et dans les airs, et les hommes se per­ver­tiront de plus en plus. Dieu aura soin de Ses fidèles ser­vi­teurs et des hommes de bonne volonté ; l’Évangile sera prêché partout, tous les peuples et toutes les nations auront connais­sance de la vérité !

Le pape de l’époque Leon XIII, en 1879, a daigné honorer Mélanie d’une audience privée, et l’a chargée aussi de la com­pi­lation des RÈGLES du Nouvel Ordre, pré­conisé et réclamé par Notre-​​Dame de La Salette, et intitulé : « Les apôtres des der­niers temps ».

Pour achever une telle rédaction, l’ex-bergère demeura pendant 5 mois dans le couvent des Salé­sianes, à Rome. Pendant ce temps elle a été mieux connue et plus estimée, surtout par ces bonnes reli­gieuses, qui ont donné de très favo­rables attes­ta­tions sur le compte de cette heu­reuse Bergère de La Salette.

L’année 1864 ne marqua pas le début des désordres annoncé par Notre-​​Dame dix-​​huit années plus tôt. L’Eglise connaissait une impulsion mis­sion­naire jamais vue dans les siècles passés et la foi rayon­nante qui illu­minait les lieux saints témoi­gnait de sa vitalité. Alors ?

La révélation au Pape Léon XIII vient nous mettre sur la voie :

 Vision Pape Léon XIII

Il sem­blerait, en effet, que pour arriver à leur fin, les forces dia­bo­liques si tant bien qu’elles existent ont eut besoin d’un délai pour attirer à eux un grand nombre d’âmes. La révé­lation mys­tique, qui semble authen­tique, offre l’explication la plus logique du pourquoi le mal s’est abattu dans l’Eglise un siècle plus tard.

Selon la version la plus lar­gement acceptée, voici ce qui arriva le 13 octobre 1884, après que le pape Léon XIII eut terminé de célébrer la Messe dans la cha­pelle du Vatican, entouré par quelques car­dinaux et membres du personnel.

Léon XIII s’arrêta soudain au pied de l’autel, environ dix minutes, comme en extase, le visage pâle comme la mort. Puis, partant immé­dia­tement de la cha­pelle à son bureau, il composa la prière à Saint Michel, donnant l’ordre de la réciter partout après les Messes-​​basses ; ceci se fit jusqu’à l’époque de tous les cham­bar­de­ments dans l’Eglise, vers les années 1962-​​1963. Lorsque son entourage lui demanda ce qui était arrivé, il expliqua qu’au moment où il s’apprêtait à quitter le pied de l’autel, il entendit sou­dai­nement deux voix : l’une douce et bien­veillante, l’autre gut­turale et rauque. Les voix sem­blaient venir d’auprès du taber­nacle. tandis qu’il écoutait, il entendit la conver­sation suivante :

Une voix rauque, celle de satan selon lui se vantait à Notre-​​Seigneur en disant :

Satan : Je peux détruire ton Eglise !

La voix douce du Seigneur répondit : "Tu le peux ? Alors, fais-​​le donc"

Satan : "Pour cela, j’ai besoin de plus de temps et de puissance"

Notre-​​Seigneur : "De combien de temps ?"

Satan : "De 75 à 100 ans, et il me faut aussi un pouvoir plus grand sur ceux qui se livreront à mon service"

Notre-​​Seigneur : "Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais-​​en ce que tu voudras"

Si cette mani­fes­tation sur­na­tu­relle est authen­tique, elle offre l’explication la plus logique du bou­le­ver­sement que connaît l’Eglise depuis le Concile Vatican II.

La date de 1864 trouve alors son plein effet dans la période com­prise entre l’année 1939 et 1964 ; délai qu’il a fallu aux soit disant forces du mal pour cor­rompre les âmes et les attirer vers le démon.

Contre toute attente, du Pape Jean XXIII qui annonça, le 24 janvier 1959, la convo­cation d’un concile œcuménique.

Celui-​​ci s’ouvrit, sous sa pré­si­dence, le 11 octobre 1962, mais ne le clôtura pas puisqu’il mourut le 3 juin de l’année sui­vante. Ce fut l’archevêque de Milan, Gio­vanni Montini, qui succéda en plein concile au siège apos­to­lique et prit le nom de Paul VI. Sous son autorité, la pro­phétie annoncée 100 ans plus tôt par Notre-​​Dame, à La Salette, se réalisait.

Le concile, infiltré par la Franc-​​maçonnerie, était bien entrain de détruire l’Eglise, de l’intérieur !, confirmant ainsi la confi­dence de Léon XIII qui, en 1884, déclarait :

Les Francs-​​maçons ne prennent plus la peine de dis­si­muler leurs inten­tions… C’est publi­quement, à ciel ouvert, qu’ils entre­prennent de ruiner la Sainte Eglise.

Pas étonnant alors que le Vatican ne sou­haite pas rendre publique le troi­sième secret ; car en le faisant il remet­trait indis­cu­ta­blement en cause l’autorité même dudit Concile, avouant publi­quement au monde dans quel état d’hérésie se trouve aujourd’hui l’Eglise catho­lique ! ; d’ailleurs, de l’aveu même du Car­dinal Rat­zinger devenu pape le 19 avril 2005 sous le nom de Benoît XVI :

Nous vivons une apostasie de la foi

(décla­ration du 17 juin 1999 au Sémi­naire organisé par le Conseil Pon­ti­fical pour les Laïcs, à Rome, devant un par­terre de plus de 100 évêques et car­dinaux du monde entier).

 La Russie sera l’instrument du châtiment du Ciel

Cela confirme aussi les confi­dences de Soeur Lucie dans un entretien avec le Père Fuentes, le 26 décembre 1957, où la voyante fait allusion au troi­sième secret :

Seuls le Saint-​​Père et Mgr l’évêque de Fatima pour­raient le savoir de par la volonté de la Très Sainte Vierge, mais ils ne l’ont pas voulu, pour ne pas être influencés." Et elle ajoute : "Le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge ; beaucoup de nations dis­pa­raî­tront de la surface de la terre. La Russie sera l’instrument du châ­timent du Ciel pour le monde entier si nous n ’obtenons pas aupa­ravant la conversion de cette pauvre nation.

Ce qui afflige le plus le Coeur Immaculé de Marie et celui de Jésus, c ’est la chute des âmes reli­gieuses et sacer­do­tales. Le démon sait que les reli­gieux et les prêtres, en man­quant à leur belle vocation, entraînent de nom­breuses âmes en enfer (…) N’attendons pas que vienne de Rome un appel à la péni­tence de la part du Saint-​​Père pour le monde entier ; n ’attendons pas non plus qu’il vienne de nos évêques dans leur diocèse, ni non plus des congré­ga­tions reli­gieuses. Non.

Notre Sei­gneur a déjà utilisé bien souvent ces moyens et le monde n’en a pas fait cas. C’est pourquoi main­tenant, il faut que chacun de nous com­mence lui-​​même sa propre réforme spirituelle (…)

Le démon veut s ’emparer des âmes consa­crées ; il essaie de les cor­rompre pour endormir les autres dans l’impénitence finale. Il emploie toutes les ruses, allant même jusqu ’à sug­gérer de retarder l’entrée dans la vie religieuse (…)

La Très Sainte Vierge ne m’a pas dit que nous sommes dans les der­niers temps du monde, mais Elle me l’a fait voir pour trois motifs :

1) Parce que le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge (…) où l’on saura de quel côté est la vic­toire, de quel côté la défaite. Aussi, dès à présent, ou nous sommes à Dieu ou nous sommes au démon ; il n’y a pas de moyen terme.

2) Car les deux der­niers remèdes que Dieu donne au monde sont le saint Rosaire et la dévotion au Coeur Immaculé de Marie, et ceux-​​ci étant les deux der­niers remèdes, cela signifie qu’il n’y en aura pas d’autres.

3) Lorsque Dieu va châtier le monde, Il épuise aupa­ravant tous les autres recours. 0r quand il a vu que le monde n ’a fait cas d’aucun, (…) Dieu nous a offert avec une cer­taine crainte le dernier moyen de salut, sa Très Sainte Mère. Car si nous méprisons et repoussons cet ultime moyen, nous n ’aurons plus le pardon du Ciel. (…) Souvenons-​​nous que Jésus-​​Christ est un très bon Fils et qu’il ne permet pas que nous offen­sions et mépri­sions sa Très Sainte Mère."

Et enfin :

Voilà pourquoi ma mission n ’est pas d’indiquer au monde les châ­ti­ments maté­riels qui arri­veront cer­tai­nement si aupa­ravant le monde ne prie pas et ne fait pas péni­tence. Non.

Ma mission est d’indiquer à tous l’imminent danger où nous sommes de perdre notre âme à jamais si nous restons obs­tinés dans le péché.

Cette confi­dence ne permet plus de douter de l’authenticité de la vision du Pape Léon XIII, et démontre qu’il a bien fallut au démon entre 75 et 100 ans pour gagner les âmes consa­crées à Dieu.

 L’avertissement de Soeur Lucie

Si le secret aurait été livré au monde en 1960 tout aurait été extrê­mement clair !… mais Soeur Lucie nous avertit, déjà en 1957, que le Saint-​​Siège ne dira rien… et pour cause ! :

N’attendons pas que vienne de Rome un appel à la péni­tence de la part du Saint-​​Père pour le monde entier ; n’attendons pas non plus qu ’il vienne de nos évêques dans leur diocèse, ni non plus des congré­ga­tions reli­gieuses. Non.…

 14 mai 1982

D’ailleurs le 14 mai 1982 suite à son entrevue du pape, elle se confia au carmel de Fatima, avec Mgr Hnilica, le Père Sebastian Labo, don Luigi Bianchi, et le pro­vincial des carmes.

Ma sœur, lui demanda don Bianchi, hier dans son acte d’offrande le Pape a-​​t-​​il vraiment consacré la Russie au Cœur Immaculé de Marie ?

De l’index la reli­gieuse repondi par la négative et enfin des deux mains, elle dessina la forme du globe ter­restre en expli­quant que, pour répondre à la requête de Notre-​​Dame, il fau­drait que chaque évêque fasse une consé­cration publique et solennelle.

Elle fit remarquer que la Russie n’avait pas été l’objet de la consé­cration. Or, Dieu voulait

« la consé­cration de la Russie et uni­quement de la Russie, sans aucune adjonction »

car

« la Russie est un immense ter­ri­toire, bien cir­conscrit, et sa conversion se remar­quera, mon­trant ainsi ce qu’on peut obtenir par la consé­cration au Cœur Immaculé de Marie »

 22 mars 1984

Sœur Lucie ayant de nouveau témoigné des volontés du Ciel, auprès du nonce, le 19 mars 1983, et Mgr Bel­tritti, patriarche de Jéru­salem, les ayant rap­pelées aux évêques du synode de 1983, Jean-​​Paul II se décida à écrire, le 8 décembre 1983, aux évêques du monde entier.

Il les informait de la céré­monie qui aurait lieu à Rome le 25 mars 1984 afin qu’ils puissent, ce jour-​​là, « renou­veler » avec lui la consécration. (…)

Au carmel de Coïmbre, le jeudi 22 mars 1984, madame Eugénia Pestana, sa vieille amie, demanda à Lucie :

« Alors, dimanche, c’est la consécration ? »

La religieuse fit encore signe que non et déclara :

« Cette consé­cration ne peut avoir un caractère décisif » puisque « la Russie n’apparaît pas net­tement comme étant le seul objet de la consécration »

 13 mai 1991

Vers la fin des années 80, Jean-​​Paul II adopta alors le parti de modifier les pro­messes de Fatima du fait de l’éclatement de l’Union sovié­tique et la fin des per­sé­cu­tions contre l’Église orthodoxe.

Ce qui serait à partir de cette époque “ la vérité offi­cielle ” sur le message de Fatima se répandit partout. Mais ce n’était qu’un men­songe, parce que la conversion de la Russie promise par Notre-​​Dame n’était pas encore accomplie.

Au contraire, le conflit entre le Saint-​​Siège et le patriarcat de Moscou n’a fait qu’empirer sous le pon­ti­ficat de Jean-​​Paul II, à la suite de la réor­ga­ni­sation de l’Église catho­lique latine décrétée par lui en 1991, en Russie, en Bié­lo­russie et au Kazakhstan.

Aujourd’hui encore, la loi de la Fédé­ration de Russie sur la liberté de conscience et sur les asso­cia­tions reli­gieuses, entrée en vigueur le 1er août 1997, oblige chaque paroisse catho­lique à s’inscrire annuel­lement dans un registre officiel, comme s’il s’agissait d’une secte quel­conque, comme les témoin de Jéhovah, et cette ins­cription peut être annulée, arbi­trai­rement, à tout moment.

En consé­quence, on peut légi­ti­mement affirmer que la décla­ration du 13 mai 2000 faite à Fatima par Mgr. Sodano est un faux à l’occasion de la béa­ti­fi­cation de Jacinta et Fran­cisco Marto.

La fal­si­fi­cation du texte du Secret ne fut mani­feste que le mois suivant, le 26 juin 2000, à la publi­cation du document authen­tique : les trois pas­tou­reaux n’avaient pas vu le Pape tombé “ comme mort  ”, mais bel et bien « tué » ! Cependant, l’interprétation offi­cielle avait déjà eu le temps d’être répandue partout, pro­vo­quant le dés­in­térêt des foules pour le Secret.

C’est pourquoi le 26 juin 2000 au cours de la confé­rence de presse sur le Secret, plu­sieurs jour­na­listes contes­tèrent si vivement cette inter­pré­tation que le car­dinal Rat­zinger fut presque contraint de la désavouer :

« Nous voulons voir dans cette vision les pas­sions des Papes de ce siècle, et pas seulement l’attentat du 13 mai 1981. »

D’ailleurs Jean-​​Paul II n’hésita pas à faire attribuer à sœur Lucie sa propre inter­pré­tation par le biais de faux comptes rendus des ren­contres de la voyante avec Mgr Bertone, secré­taire de la Congré­gation pour la doc­trine de la foi, les 27 avril 2000 et 17 novembre 2001. Lors de la seconde entrevue, ce prélat exerça de telles pres­sions sur la car­mélite que celle-​​ci lui répondit :

« Je ne suis pas ici pour me confesser. »

consacrer la Russie à Son Coeur Immaculé, en com­munion avec tous les évêques du monde !.

Certains diront que cette consécration à été faite… il n’en est rien :

  • le 31 octobre 1942 le pape Pie XII a consacré, non pas la Russie, mais l’église et le monde au Coeur Immaculé de Marie.
  • le 7 juillet 1952, la lettre apos­to­lique "Sacro ver­gente anno" consacre le peuple russe au Coeur Immaculé de Marie, mais non pas la Russie comme l’a demandé la Sainte Vierge.
  • le 13 mai 1982, lors de son voyage à Fatima, le pape Jean-​​Paul II pro­nonce un "acte d’offrande" (une prière) dont le len­demain, soeur Lucie indi­quera que cet acte n’est pas ce que Notre-​​Dame veut.
  • Le 25 mars 1984, au cours d’une céré­monie, les évêques avaient été invités à s’unir au pape pour une consé­cration (la Russie n’était pas désignée nom­mément). La plupart se sont dérobés à cette invitation
  • 13 mai 2000 : Jean-​​Paul II charge le car­dinal Sodano de faire une annonce sur la troi­sième partie du Secret et charge la Congré­gation pour la doc­trine de la foi de rendre public le texte officiel.
  • 26 juin 2000 : Pré­sen­tation à la presse du « Message de Fatima » dont l’authenticité semble pour le moins très douteux. Beaucoup parlent déjà d’un « vrai-​​faux » secret !

En effet, pour répondre fidè­lement à la demande du Ciel, il fau­drait que chaque évêque du monde fasse dans sa cathé­drale une consé­cration publique et solen­nelle de la Russie en répa­ration pour tous les Outrages commis contre le Coeur Immaculé de Marie.

« Outre la consé­cration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, sœur Lucie demandait, de la part de la Vierge, l’approbation par le Saint-​​Père de la dévotion répa­ra­trice des cinq pre­miers samedis du mois. Ce qui n’a encore été réalisé, il faut bien le dire, par aucun Pape jusqu’ici. »

ce que disait le pere Simonin en 1985.

 Pourquoi la demande de consécration de la Russie ?

IL faut replacer le contexte his­to­rique de l’époque ou la révo­lution d’octobre 1917 mené par Lénine et les bol­cheviks ren­verse la répu­blique russe pour mettre en place la Répu­blique socia­liste fédé­rative sovié­tique de Russie ’et ainsi la nais­sance du 1er état com­mu­niste du monde.

C’est ainsi que com­mença une longue lutte contre la religion et Marx voyait en celle-​​ci :

  • - L’opium du peu­ple
  • - Le soupir de la créature opprimée

Et Lénine définit la religion comme une affaire privée et en voyait les avan­tages mais son analyse n’a pas été respectée :

Une sorte d’alcool spi­rituel qui encourage les ouvriers à subir leur exploi­tation dans l’espoir d’être ré­compensés dans la vie éter­nelle. Mais à ceux qui vivent du travail des autres, la religion apprend à pra­tiquer ici-​​bas la charité, ce qui permet de jus­tifier à bon compte toute leur exis­tence en tant qu’ex­ploiteurs et de leur vendre un billet à tarif réduit pour la béa­titude dans l’au-delà

Mais pour le parti com­mu­nisme la religion n’est pas qu’une simple affaire privée :

Notre parti est une as­sociation d’éléments animés d’une cons­cience de classe, à l’avant-garde du combat pour l’émancipation du pro­lé­tariat. Une telle asso­ciation ne peut et ne doit être indif­fé­rente à ce que les croyances religieu­ses signi­fient comme igno­rance, obscuran­tisme et perte de conscience de classe. Nous exi­geons la com­plète sépa­ration de 1 ’Eglise et de l ’Etat, pour être capables de com­battre le brouillard reli­gieux par des armes purement et sim­plement idéo­lo­giques, au moyen de notre presse et de nos inter­ven­tions. Mais pour nous, le combat idéo­lo­gique n’est pas une affaire privée, c’est l’affaire de tout le parti, l’affaire de tout le prolétariat.

Nous n’allons pas faire l’historique de la Russie et du parti com­mu­nisme qui marque le combat contre la religion et le capi­ta­lisme qui selon le PC asservit les peuples et des 1914 les termes repris de la révo­lution fran­caise sont : la sépa­ration de l’Eglise et de l’Etat

Ainsi le troi­sième secret de Fatima mettait en garde les consé­quences cer­taines de cette lutte com­mencée en Russie avec le premier gou­ver­nement com­mu­nisme prônant une guerre de religion silen­cieuse et entraina la mort de millier de reli­gieux et croyant et para­doxa­lement en mai 1917 ils orga­ni­sèrent un Congrès des Musulmans de la Russie à Moscou. Celui-​​ci se pro­nonça pour les droits de la femme.

Les diri­geants musulmans éloignés des consi­dé­ra­tions com­mu­niste acce­ptèrent le nouvel état qui pro­mettait aux peuples du Caucase et d’Asie cen­trale une totale liberté reli­gieuse ainsi que la recon­nais­sance des langues et des cultures locales.

Mais tout changea sous Staline qui sup­prima la liberté reli­gieuse avec sa révo­lution sta­li­nienne des 1922 et pourtant Lénine sur cette question était clair :

Nous réclamons la sépa­ration com­plète de l’Église et de l’État afin de com­battre le brouillard de la religion avec des armes purement et exclu­si­vement idéo­lo­giques : notre presse, notre propagande.

La répression reli­gieuse mais aussi contre le tsa­risme fut san­glante dès la nomi­nation de Joseph Staline le 3 avril 1922 avec la nais­sance le 30 décembre 1922 de l’URSS jusqu’à sa dis­so­lution le 26 décembre 1991.

Qu’en pensez vous ? Si le troi­sième secret aurait été cor­rec­tement dévoilé est ce que la phase du monde aurait changé ?

 Biblio­graphie

Congré­gation pour la doc­trine de la Foi
Notre-​​Dame de Fatima
De Léon XIII,13 octobre 1884, à Fatima, 13 octobre 1917
Le message de Fatima L’Eglise du silence
Appa­rition de la tres sainte vierge sur la montage de la Salette
Asso­ciation Maison de Mélanie Calvat
L’aurore boréale du 25-​​26 janvier 1938


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samedi 2 janvier 2016 à 18h08 - par  Anne

Je ne savais pas que Marie faisait de la politique !:-O

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