Coïncidence malheureuse : tous ces livres qui brûlent…

mardi 3 février 2015

Le ven­dredi 30 janvier 2015  : une incendie à la plus grande biblio­thèque uni­ver­si­taire de Russie, à Moscou, détruit plus d’un million de docu­ments, sur une surface de plus de 2000 mètres carrés. Les scien­ti­fiques parlent d’un "Tcher­nobyul culturel". La biblio­thèque contenait des docu­ments his­to­riques (livres, journaux, etc.) datant du XVIe au XXe siècle et rédigés en plu­sieurs langues. Elle brûlait encore le samedi 31 janvier… [1]

Le dimanche 1er février 2015 : un autodafé à Mossoul, en Irak. L’information de l’agence de presse amé­ri­caine Asso­ciated Press et de la chaîne Ala­rabtv n’a pas encore été confirmée par les auto­rités. Tous les livres, romans, traités scien­ti­fiques, cartes anciennes… qui ne trai­taient pas de l’Islam auraient été brûlés, soit plus de 2000 livres, dont cer­taines oeuvres remontant à 7000 ans ! Les hommes armés de Daech (plus connu sous l’appellation "Etat Isla­mique" se seraient pris aussi à des biblio­thèques, des églises et à des musées, avec l’intention de revendre cer­taines œuvres d’art sur le marché noir inter­na­tional, comme c’était le cas en 2006 et au début de la guerre d’Irak. Les Domi­ni­cains d’Irak ayant numérisé une partie de leur patri­moine culturel depuis les années 90, celui-​​ci serait en grande part épargnée [2]

En 2013, des Isla­mistes radicaux avaient également essayé de détruire de pré­cieux docu­ments afri­cains, les manus­crits de Tom­bouctou. Ils avaient incendié une biblio­thèque, mais les manus­crits qu’elle contenait ont été sauvés. Il ne s’agissait pas de textes d’autres reli­gions, mais bien de textes qui com­men­taient le Coran et de textes scien­ti­fiques datant pour la plupart du XVe siècle [3].

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Le monde est étrange, vous ne trouvez pas ?





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