Echelle métapsychique

jeudi 2 octobre 2014
par  Jann
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L’échelle méta­psy­chique de J.Halexander permet de mesurer à degrés divers un phé­nomène "para­normal" de type "maisons hantés" ou "intuition d’un danger". Il s’agit donc d’expressions néga­tives d’un phé­nomène qui pourrait être, dans d’autres cas, positif [1].

Degré I : Hantise non ressentie – pas de perception

Degré II  : Hantise fugace. A peine res­sentie, observée. Sen­sation d’être observé(e) aussi bien le jour que la nuit, d’être suivi(e). Atmo­sphère oppres­sante. Le ou les témoin(s) se posent la question sans aller plus loin.

Degré III : Hantise suffisamment marquante.

Sen­sation d’être observé(e) aussi bien le jour que la nuit, d’être suivi(e). Atmo­sphère oppres­sante. Bruits bizarres – de pas, portes qui claquent. Bruits de res­pi­ra­tions, de chu­cho­te­ments éloignés. Bruits d’objets qui tombent, qui se cassent. Objets qui semblent ne pas être à la bonne place. Objets qui dis­pa­raissent sans raison. Chutes de tension, télé­vi­sions, radios, ordi­na­teurs qui s’allument ou s’éteignent tout seuls. Les témoin(s) se posent sérieu­sement la question et réflé­chissent à l’idée de se confier. Induit sen­sation de malaise chez les indi­vidus concernés.

Degré IV : Hantise incontestable en apparence.

Sen­sation d’être observé(e) aussi bien le jour que la nuit, d’être suivi(e). Atmo­sphère oppres­sante. Bruits bizarres – de pas, portes qui claquent. Bruits de res­pi­ra­tions, de chu­cho­te­ments éloignés. Bruits d’objets qui tombent, qui se cassent. Objets qui semblent ne pas être à la bonne place. Objets qui dis­pa­raissent sans raison. Sen­sation d’être touché(e), frôlé(e). Chutes de tension, télé­vi­sions, radios, ordi­na­teurs qui s’allument ou s’éteignent tout seuls. Objets divers qui se déplacent sous les yeux du -ou des témoins. Les témoins face à l’inexplicable, l’irrationnel ont souvent peur et com­mencent à se confier à des tiers – voisinage/​proches/​gendarmerie/​exorcistes. Les habi­tants du lieu réflé­chissent à l’idée de déménager.

Degré V : Hantise incontestable en apparence. Relativement rare.

Sen­sation d’être observé(e) aussi bien le jour que la nuit, d’être suivi(e). Atmo­sphère oppres­sante. Bruits bizarres – de pas, portes qui claquent. Bruits de res­pi­ra­tions, de chu­cho­te­ments éloignés. Bruits d’objets qui tombent, qui se cassent. Objets qui semblent ne pas être à la bonne place. Objets qui dis­pa­raissent sans raison. Chutes de tension, télé­vi­sions, radios, ordi­na­teurs qui s’allument ou s’éteignent tout seuls. Objets divers qui se déplacent sous les yeux du -ou des témoins. Sen­sation d’être touché(e), frôlé(e), voire agressé(e), violenté(e). Appa­rition de sil­houettes, clai­rement iden­ti­fiées, voire inter­action avec les occu­pants – dia­logue même furtif. Les habi­tants du lieu sou­haitent partir au plus vite, après s’être confiés à des tiers – voisinage/​proches/​gendarmerie/​exorcistes. Le lieu peut faire l’objet d’une analyse appro­fondie par des cher­cheurs compétents.

N.B : Les cas de degré IV et degré V relatés sont très souvent expli­cables (canular, comme l’affaire récente d’Amnéville, cana­li­sa­tions défec­tueuses, le bois qui ’tra­vaille’ etc), les expli­ca­tions étant révélées parfois des décennies plus tard. Il peut s’agir également de légendes. Si le phé­nomène d’apparition de sil­houette est parfois relaté dans des lieux réputés hantés, et ce, par plu­sieurs per­sonnes qui n’ont parfois pas de liens entre elles, le phé­nomène d’interaction, voire d’agression est beaucoup plus rare : il n’a pas été prouvé offi­ciel­lement à ce jour qu’une ’’entité para­normale’’, si cela existe, puisse avoir des inten­tions clai­rement mal­veillantes. Un cas d’interaction/agression sur lequel il convient de se pencher avec pru­dence est le cas Doris Bither, étudié par le Dr Barry Taff, para­psy­cho­logue reconnu et psy­cho­phy­sio­lo­gique. Tou­tefois il aurait pu s’agir d’un cas de psy­cho­kinèse incons­ciente (action de l’esprit sur la matière), c’est-à-dire un pol­ter­geist, phé­nomène qui n’a pas néces­sai­rement de rapport direct avec le phé­nomène de hantise. Enfin, autre hypo­thèse sur la rareté des cas de degré IV, davantage de degré V : les témoins de ce genre de phé­no­mènes trop déran­geants par leur ’anor­malité’ ont pu choisir… le silence total. C’est une pos­si­bilité. Après tout, rappelons-​​le, ce n’est pas parce qu’on ne parle pas de quelque chose que cette chose n’existe pas.

Note de et sur l’auteur

J’ai été confronté de décembre 2008 à mars 2012 à un ensemble de phé­no­mènes étranges dans un appar­tement assez clas­sique, à Cologne, en Alle­magne. L’idée qu’il puisse y avoir quelque chose de ’para­normal’ ne m’a pas effleuré tout de suite l’esprit. C’est venu au fur et à mesure car je ne voyais pas d’autres expli­ca­tions. C’était quelque chose de très étrange qui a entraîné d’ailleurs des dif­fi­cultés de sommeil. J’avais déjà tout un ensemble de pro­blèmes dits concrets à régler, et je n’avais stric­tement pas besoin de ça. Il m’a fallu six ans pour oser en parler à un psy­cho­thé­ra­peute recom­mandé par l’Institut Méta­psy­chique Inter­na­tional, Geoffroy Spriet. Le fait qu’une amie res­sente elle-​​même des choses bizarres dans cet appar­tement a été un déclic. J’ai témoigné publi­quement sur ce que j’avais vécu, mais en pra­ti­quant l’autocensure. J’ai tou­jours quelques dif­fi­cultés pour dormir mais je n’accorde plus vraiment d’importance à l’idée que là où je vis, désormais à Paris, il puisse y avoir ou non quelque chose de para­normal. Sur l’expérience vécue en Alle­magne, je l’intégrerais dans l’échelle, entre le degré III et le degré IV.

Ai-​​je changé, comme il est de bon ton de l’affirmer, suite à ces expé­riences ? Je dirais que je doute un peu plus qu’avant, je suis plus méfiant et j’ai ten­dance avant de cri­tiquer un témoi­gnage bizarre à l’écouter et me dire : peut-​​être que, après tout, qui sait ? Je ne suis pas devenu plus spi­rituel pour autant, je suis tou­jours agnos­tique. Ayant échappé à la mort en mai 2010, je suis plus que jamais ’matérialiste’ – attaché aux plaisirs concrets de la vie. Je n’ai pas eu de révé­lation de quoique ce soit, je n’ai pas de ’foi’, c’est quelque chose qui m’est her­mé­tique, étranger. Je res­pecte tou­tefois les croyances et les non-​​croyances des autres dans la mesure où, qu’on le veuille ou non, nous sommes tous, toutes, sur le même bateau.

Je dois tirer mon chapeau au psy­cho­thé­ra­peute, très sérieux, cordial, qui m’a permis de tra­vailler sur la dyna­mique des sou­venirs, de remonter loin dans le passé – ce qui n’implique pas for­cément l’hypnose, que je refuse catégoriquement-​​ dans un décor âpre, dans son cabinet place Nation, à Paris. En regroupant des sou­venirs de faits bizarres, en les reliant, cela a permis de faire sens. Est-​​ce que cela apporte quelque chose concrè­tement dans la vie de tous les jours ? Je ne le crois pas vraiment. Par contre, si quelqu’un se confie à moi sur des choses bizarres qui le per­turbent pro­fon­dément, je pense que j’arriverai à être à l’écoute, et que peut-​​être je pourrai lui fournir quelques pistes d’explications, à minima déblayer le terrain avec lui, essayer de faire la part du réel et du ’faux’. Attention, je parle bien de pistes d’explications et je m’oppose fer­mement à tout ’package’ d’explication pure et défi­nitive – genre c’est Dieu, c’est Satan, c’est l’oncle Roger qui revient, c’est l’univers parallèle, c’est l’esprit de Robert le poisson rouge, c’est la jumelle malé­fique de Mylene Farmer etc – qui offre sans doute l’occasion de caresser un individu dans le sens du poil, mais qui au final, ne fait avancer en rien. Il doit être pos­sible de tout écouter mais de ne rien croire, ou plus exac­tement de ne pas croire à tout ce qu’on prend le temps d’écouter. C’est une position certes incon­for­table mais qui permet de mieux pro­gresser, c’est valable pour celui, celle qui veut savoir, même sans for­mation scien­ti­fique – ce qui est mon cas.

Annexe – pour les chercheurs (entre autres)

Je ne suis pas scien­ti­fique, c’est mon expé­rience per­son­nelle et les témoi­gnages de per­sonnes confrontées aux mêmes faits que moi qui légitime cette échelle, qui possède ses limites, évidemment. Sera t-​​elle utile ? Elle m’a pris plu­sieurs mois de réflexions mais il est pos­sible qu’elle ne serve stric­tement à rien. Surtout pour un cher­cheur qui étudie le sujet depuis des années, des décennies. Il est évidemment néces­saire de l’améliorer. Vous pourriez la rejeter caté­go­ri­quement, dire qu’elle est sans intérêt, c’est un point de vue que je res­pec­terai, je n’en serai pas du tout affecté, blessé ou quoique ce soit. Je peux accepter les remarques, y compris les plus cin­glantes, les plus vio­lentes. Je n’ai pas de for­mation en psy­cho­logie, je ne suis pas scien­ti­fique, en tout cas je ne me considère pas ainsi. J’ai tou­tefois une maî­trise d’aménagement du ter­ri­toire, obtenue à Angers, en 2004 mais vous conviendrez qu’il n’y a aucun rapport avec le ’paranormal’ – du moins, pas direct, à ma connais­sance. Je suis artiste par ailleurs depuis des années mais je ne sou­haite pas mettre en avant cela dans ce travail précis car le fait d’être artiste peut mal­heu­reu­sement biaiser la per­ception de ce que je dis sur le sujet du ’paranormal’ – il faut voir comment les artistes sont consi­dérés à tort et à travers par la société actuelle, créant attraction et répulsion, vus comme des gens bizarres qui voient des choses bizarres tout le temps et qui n’ont pas le sens des ’réa­lités’ (alors que c’est bien souvent le contraire, ce qui explique pourquoi, pour évacuer le trop-​​plein de lucidité, certain(e)s col­lègues se laissent dévorer par l’alcool, la drogue, ou encore la dépression, voire tout cela à la fois.)

Je n’ai pas sou­haité non plus relater la totalité de ce que j’ai vu d’anormal jusqu’à main­tenant, car des gens de toutes classes sociales, de tout groupe eth­nique, etc, sont confrontés à des choses dites anor­males, des situa­tions irra­tion­nelles tous les jours. Ceux et celles qui s’expriment sur ce sujet sont assez rares mais l’expérience vécue elle-​​même est plutôt banale. Je le redis encore une fois, il s’agissait de fournir une grille de repères, que j’avais établie ini­tia­lement pour moi-​​même, en parallèle à mes rendez-​​vous avec un psy­cho­thé­ra­peute. Je l’ai fait lire à quelques proches qui ont trouvé l’idée inté­res­sante. Cer­tains y ont même trouvé un aspect ludique, ce qui n’est pas pour me déplaire et se sont appro­priés l’échelle en disant : moi je me situe au degré I, moi je me situe au degré II etc.

J’insiste sur le point suivant : cette échelle ne saurait en aucun cas être défi­nitive. Elle possède déjà ses propres limites-​​défauts qu’il convient de rec­tifier, ce qui dépasse lar­gement mes com­pé­tences. Il fau­drait pour fixer ’défi­ni­ti­vement’ cette échelle, des sta­tis­tiques des phé­no­mènes étudiés, et ce dans le monde entier, sur des décennies, peut-​​être même des siècles. L’autre défaut de cette échelle est la confusion entre res­senti du témoin et la réalité avérée du phé­nomène de hantise. Mettons l’accent sur le fait que cette échelle concerne les han­tises. Sans aucun doute il fau­drait en mettre de simi­laires pour les autres phé­no­mènes para­psy­cho­lo­giques recensés, ’spon­tanés’. D’autre part, la sen­sation d’être observé(e) ne peut être prise en compte qu’en l’absence de troubles psy­cho­lo­giques ou psycho-​​physiologiques (ce qui com­plexifie le travail…).

Enfin, certain(e)s s’étonneront, voire s’offusqueront de la mention de l’Ifres dans ce travail en ligne. Elle n’est pas le fruit du hasard, ni d’une fan­taisie quel­conque. L’Institut Français de Recherche et d’Expérimentation Spirite est une asso­ciation loi 1901 crée en 1982 et com­posée de béné­voles. Ses travaux ne sont sub­ven­tionnés que par la coti­sation des adhé­rents. Si L’IFRES fait partie de l’Union Spirite Fran­çaise et Fran­co­phone et agit selon les pré­ceptes du Spi­ri­tisme, tou­tefois il est réso­lument à part, de par sa démarche de ratio­na­li­sation, d’expérimentation et son absence de posi­tions dog­ma­tiques. Le reproche fait à l’institut est son objectif : entrer en relation avec le monde de l’après-vie. Cette recherche basée sur la sur­vi­vance de l’esprit après la mort relative du corps ne fait pas appel à la science offi­cielle puisqu’elle est basée sur un contact non-​​reconnu offi­ciel­lement. C’est pré­ci­sément là sa limite. Tou­tefois l’association se dis­tingue des autres mou­ve­ments spi­rites par sa démarche d’observation, de théo­ri­sation et son refus net de pro­sé­ly­tisme. Ce qui explique pourquoi elle inté­resse aussi bien des per­sonnes athées, agnos­tiques que des croyants de dif­fé­rents cou­rants reli­gieux. Les travaux menés en francs-​​tireurs par les béné­voles de cette structure conti­nuent d’intéresser des scien­ti­fiques venus de dif­fé­rents milieux qui notent les pro­gres­sions des recherches mais se gardent d’émettre des conclu­sions hâtives, néga­tives ou posi­tives (la plupart du temps, ils n’en pensent rien, plus pré­ci­sément ils ne savent pas quoi en penser). C’est dans cette pers­pective que j’ai jugé per­tinent de men­tionner l’Ifres. Cela ne remet aucu­nement en cause le sérieux du propos exposé ici.

L’étude du para­normal est délicate car ce domaine se situe à la fron­tière du psy­chisme et du spi­rituel. Comment faire la part du sub­jectif et la part du réel ? Il serait normal que cette échelle des­tinée au grand public ne séduise pas vraiment les cher­cheurs. Il y a au départ l’idée qu’on peut mieux cerner les choses en les mesurant. Ici il s’agit d’organiser, de trier, de tenter d’établir des cor­ré­la­tions, enfin donner un sens à des phé­no­mènes qui touchent des mil­lions de gens dans le monde chaque. Il y a également la question du témoin, de son sérieux. Enfin, et là je remercie le metteur en scène et script-​​doctor Gildas Jaf­frennou, grand connaisseur de la société japo­naise, d’avoir élargi la réflexion, il faut prendre en compte le cas par­ti­culier de la société fran­çaise. Au Japon, par exemple, plus de la moitié des gens affirment avoir déjà vu un fantôme : c’est socia­lement admis. En France, qui se veut terre des Lumières, qui se réclame -peut-​​être trop souvent à tort et à travers-​​ de Des­cartes, ce qui est dif­fi­ci­lement mesu­rable phy­si­quement, enre­gis­trable sera souvent traité dans le meilleur des cas avec une bien­veillante condes­cen­dance, dans le pire des cas, avec le plus total mépris par ceux et celles qui se réclament d’une science ’offi­cielle’. Autrement dit on marche sur des oeufs. De quoi dis­suader les bonnes volontés de se pencher sur le sujet. Le risque n’est pas tant que cette échelle soit cri­tiquée, car la cri­tique est normale, néces­saire, bien­venue, aussi vio­lente soit-​​elle. Il est plutôt que cette échelle soit mal inter­prétée. Entendons-​​nous bien, je ne conçois pas per­son­nel­lement cette échelle comme une échelle de visions/​hallucinations qui per­met­traient de déter­miner de quelle quantité de neu­ro­lep­tiques un témoin aurait besoin. Balayer les témoi­gnages en les consi­dérant à la hâte comme la mani­fes­tation d’une patho­logie me paraît aberrant.

En conclusion

Je dirais que l’échelle s’adresse au grand public. Pour le corps scien­ti­fique, il fau­drait des ajus­te­ments, des modi­fi­ca­tions ; voire une nou­velle échelle. Des cas de lieux hantés sont relatés chaque jour partout dans le monde. Les per­sonnes qui y sont confrontées sont en général des per­sonnes nor­males, qui éprouvent souvent des dif­fi­cultés à intégrer ces expé­riences trou­blantes dans le quo­tidien. Les gen­dar­meries qui sont conduites à enquêter sur ces phé­no­mènes concluent souvent leurs rap­ports par un gros point d’interrogation (quand tout le champs d’explications ration­nelles a été balayé), avant de les classer dans leurs archives – d’autant plus qu’elles ont d’autres prio­rités, à juste titre. Le sujet reste tabou, or la nature d’un tabou est d’être pré­gnant, diffus, anxiogène, suf­fi­samment fort pour para­lyser ’ceux qui ont les pieds sur terre’. Pour avoir échangé de façon infor­melle début juin 2013 avec un agent immo­bilier parisien sur le sujet des lieux hantés, il m’expliquait que son agence avait le plus grand mal à vendre ou faire louer des appar­te­ments qui avaient mau­vaise répu­tation (on touche ici à l’aspect écono­mique). Un empla­cement idéal, un prix com­pé­titif n’étaient pas des motifs suf­fi­sants pour attirer les acheteurs/​locataires poten­tiels d’un lieu précédé par sa répu­tation. L’agent se gardait bien de dire que tel appar­tement était libre parce l’occupant y avait été assassiné ou s’était suicidé. Cela ne veut pas dire qu’un lieu où il s’est produit un drame est néces­sai­rement hanté, mais le faire savoir peut créer un phé­nomène d’autosuggestion dis­suasif. Il est également tout à fait pos­sible, si on se place du point de vue de ceux qui étudient le para­normal, qu’un lieu où s’il est produit un drame peut devenir un lieu ’hanté’.

Je précise que ce dossier mis en ligne a été envoyé, tout au long de son élabo­ration, à plu­sieurs cher­cheurs très dif­fé­rents les uns des autres -jusqu’à l’observatoire zété­ticien qui n’a pas réagi à ce jour : j’estime le dia­logue sou­hai­table, est-​​il sou­haité par cer­taines per­sonnes, c’est une autre his­toire. Ceux et celles qui ont réagi se sont tous accordés pour dire qu’en elle-​​même l’échelle était per­ti­nente, même s’il ressort des échanges que stra­tifier l’intensité d’un phé­nomène de hantise n’a rien d’évident. Par ailleurs le degré V est celui qui fait le plus réagir, ce qui n’est pas étonnant, il s’agit du degré maximal, poten­tiel­lement le plus contro­versé. Je tiens à remercier cha­leu­reu­sement Pascala Catala*, Erick Fearson**, Yves Lignon*** , Anne-​​Cécile Makosso-​​Akendengué****, Robert Martin***** pour leurs points de vues, leurs éclai­rages. Les com­men­taires, les conseils, les sug­ges­tions sont les bien­venus, il est pos­sible d’écrire à l’adresse sui­vante : emjh1982​@​aol.​fr ou via le for­mu­laire le contact

Jann Halexander******

*Pascale Catala, de for­mation uni­ver­si­taire en infor­ma­tique scien­ti­fique et en psy­cho­logie, a tra­vaillé une dizaine d’années à l’Ecole Poly­tech­nique en tant qu’ingénieur infor­ma­tique, chargée d’assister les cher­cheurs des labo­ra­toires. Auteur d’articles dans des ouvrages col­lectifs et des revues, elle est concernée par la péda­gogie et l’information sur ces sujets.

**Erick Fearson est men­ta­liste, artiste psy­chique, taro­logue, confé­rencier, expert en phé­no­mènes de hantise et spé­cia­liste de l’histoire des fan­tômes. Il tra­vaille sur le terrain depuis le début des années 80, en France et dans divers pays d’Europe.

***Yves Lignon est un uni­ver­si­taire français, défenseur de la parapsychologie,conférencier et auteur de plu­sieurs ouvrages et de nom­breux articles sur le para­normal. Il sou­tient la thèse selon laquelle la réalité de plu­sieurs phé­no­mènes para­psy­cho­lo­giques a été mise en évidence par la méthode expérimentale.

****Anne-​​Cécile Makosso-​​Akendengué, pro­fesseur de phi­lo­sophie à Libre­ville, Gabon, durant 17 ans, auteur d’une thèse inti­tulée ’Richesses et actualité de la conception de la mort en Afrique noire’ (Uni­versité de Tou­louse, 1983)

*****Robert Martin, docteur en Sciences de l’éducation.

Bibliographie sélective

.Catala, Pascale (2004) Apparitions et maisons hantées, Editions L’Archipel

.Fearson, Erick (2008) Le manuel des chasseurs de fantômes, Editions JC Lattès

.Lignon, Yves - Morisson, Jocelyn (1994) Para­psy­cho­logie, le dossier, Edi­tions Les 3 orangers

.Van Cauwelaert, Didier (2013), Dictionnaire de l’impossible, Plon

.Wiseman, Richard (2012), Petites Expé­riences Extra-​​Sensorielles - Télé­pathie, Voyance, Hypnose - Le Para­normal À L’épreuve De La Science, Edi­tions Dunod

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Ce monde est étrange, vous ne trouvez pas ?


[1] Une autre échelle pourrait donc être créé sur le même modèle


4 votes

Commentaires

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jeudi 25 décembre 2014 à 00h09 - par  Bruno

Evi­demment cette échelle com­porte des lacunes dont l’auteur semble conscient, plei­nement, mais c’est fran­chement novateur dans l’approche des phé­no­mènes para­normaux. Ou pré­tendus comme tels. On s’étonne même que per­sonne n’y ait pensé plus tôt. L’avantage aussi est qu’elle peut être uti­lisée par n’importe qui.

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mercredi 24 décembre 2014 à 00h33 - par  Neimad

Cette échelle de mesure, comme l’échelle de Richter pour les séismes, peut être très utile pour unifier les des­crip­tions des phé­no­mènes vécus. Afin de com­pléter cette mesure du phé­nomène de "hantise", il pourrait être inté­ressant de créer également une échelle pour mesurer les phé­no­mènes neutres ou positifs, également para­normaux, comme les bonnes intui­tions, la voyance, la télé­pathie, le magné­tisme des sour­ciers, le don de gué­rison des tou­cheurs de feu et des rebouteux…

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