Voir dans le coma

dimanche 3 octobre 2010
par  Neimad
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J’ai noté le témoignage de deux personnes de ma famille.

O. tomba un jour dans le coma, vers 20 ans, pour une raison réelle cette fois-​​ci. Cela dura un jour. Pendant ce jour, sa mère vint dans chambre et s’assit. A son réveil, le len­demain, la coma­teuse rap­porta à sa mère, qui était repartie, qu’elle savait qu’elle était venue, qu’elle l’avait « vu », assise à côté et qu’elle pouvait décrire ce qui s’était passé, et la décrire, « elle ». On imagine tout de suite qu’elle a pu l’entendre et déduire sa position dans la pièce, et que le sub­cons­cient a pu retrouver dans sa mémoire les détails de sa garde-​​robe. Il s’agirait donc d’une hal­lu­ci­nation faite à la limite de l’état de veille, pro­voquée par l’émotion liée à la pré­sence de sa « mère ». Par-​​contre, le sou­venir des « gestes » est plus dif­fi­ci­lement expli­cable… O. faisait des études de médecine et est aujourd’hui infirmière.

N. est une ins­ti­tu­trice. Elle avait une tren­taine d’années au moment de l’accident. Elle s’était garée sur le bas-​​côté mais n’avait pas allumé ses feux de détresse (il faisait nuit). Un auto­mo­bi­liste alcoo­lique est arrivé et a percuté sa voiture, qui est tombée dans le ravin, quatre mètres plus bas. L’homme saoûl a fait du stop, sans s’apercevoir de l’accident qu’il venait de causer. Un auto­mo­bi­liste le prend et l’interroge sur sa blessure, sans résultat. Il s’étonne aussi de l’état de sa voiture, très abîmée pour un accident « sur le plat ». Sur son trajet, dans un acquis de conscience, il prend quand même la peine de signaler l’accident aux gen­darmes. Ceux-​​ci vont voir ce qui s’est passé. Ils trouvent la voiture, entendent des râles (alors que N. était déjà incons­ciente) et s’affairent à la sortir du magma de tôles où elle était emmêlée.

N. reste une semaine entière dans le coma. Quand elle ouvre les yeux, elle voit une croix en face d’elle. Elle se demande si elle morte. En fait, toute la chambre est tapissée de croix, une lubie du médecin. Elle n’apprécie qu’à moitié : depuis que ses parents l’ont obligé, étant petite, à suivre jusqu’à très tard la religion catho­lique, elle est fer­mement athée et exècre la « religion ». Pourtant, quand elle était petite, elle y « croyait ». C’est en sou­venir de ceci qu’elle accepte cependant que des gens puissent croire en « Dieu » - indé­pen­damment de toute religion. Sa position n’a pas changé après l’accident, alors qu’on peut dire qu’elle a eu beaucoup de « chance » après sa « mal­chance ». Son crâne avait été fissuré, mais de tel manière qu’il s’est res­soudé exac­tement à l’endroit où il s’était brisé. Ajoutons à cela que ne sachant pas si elle allait sur­vivre, le médecin ne soigna pas son épaule frac­turée. Elle se remit d’elle-même.

Le fait est qu’elle se souvint au réveil de la forme spé­ci­fique de la salle d’opération : en forme d’étoile, alors qu’elle était dans le coma. Elle explique cela par la pos­si­bilité qu’elle se soit réveillée et qu’elle ait ouvert les yeux dans la salle d’opération. Outre le fait que sa situation, allongée et sous la lumière, ne leur aurait pas permis d’estimer la forme de la pièce dans sa totalité, elle était tombée dans le coma. Ses yeux étaient fermés. Ajoutons qu’elle les aurait eu ouverts, ça ne l’aurait pas beaucoup aidé à cause de sa myopie. Elle pouvait peut-​​être entendre, mais entend-​​on les dimen­sions d’une pièce ? Oui, à condition d’être bien entraîné, ce qui n’était pas son cas.

Par-​​contre, et ça elle ne le contredit pas mais l’affirme : elle a « vu » beaucoup de per­sonnes s’asseoir à côté d’elle pendant qu’elle était dans son lit d’hôpital. Elle a vu des per­sonnes « vraies », toutes celles qui sont réel­lement venues, mais aussi des per­sonnes qui ne pou­vaient pas être là, réels, puisqu’elles étaient mortes. Elle ne s’en est rendu compte qu’au réveil. Sur le moment, elles étaient vivantes et c’était normal de « dis­cuter » avec elles, ou des fois ne serait-​​ce que de les entendre lui parler, la rassurer.

Parmi elles, il y avait la même per­sonne que le grand-​​père de A. dans le post « Une triste pré­mo­nition ». Ce grand-​​père-​​ci n’avait pourtant rien d’autre de par­ti­culier que d’être une per­sonne sym­pa­thique, père de cinq enfants, qui avait été résistant, qui avait été catho­lique, qui avait été généreux et qui avait aimé sa femme jusqu’au bout, tout cela caché der­rière un air bourru qui pouvait paraître sévère. Il n’avait pourtant jamais mani­festé le moindre attrait, ni même la moindre croyance, dans le « sur­na­turel ». Il était tech­nicien de métier. Il ne s’occupait pas de ces choses-​​là. Seule exception à la règle : le jour où il devait mourir, il invita à dîner tous ses enfants, comme il le faisait souvent. Mais ce jour-​​ci, il insista pour que tous ses enfants soient pré­sents en même temps. Un seul n’est pas venu, le père de A., à cause la dis­tance, malgré les insis­tances de son père.

On trouve dans ces événe­ments un étrange maillage, qui ne suppose ni cause ni consé­quence. Même l’induction ou l’analogie ne peuvent servir d’explication. On retiendra seulement la concen­tration pos­sible de ces événe­ments dans une famille, et le fait que tout individu semble avoir vécu quelque chose d’ « anormal » durant sa vie : il suffit de l’interroger.



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