Le fantôme de la vieille maison

dimanche 10 octobre 2010
par  Neimad
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Il s’agit d’une jeune métis (de Guadeloupe), athée, qui dort un soir, avec son petit frère, dans la maison de campagne d’un membre de sa famille. C’est une vieille maison, l’ambiance idéale donc. Elle va pour s’endormir quand elle entend quelqu’un, dont elle ne reconnaît pas la voix, une voix de vieille femme, l’appeler par son prénom. Elle ouvre les yeux et tombe. Elle flottait donc au-dessus de son lit. Elle aurait aimé croire que ce n’était qu’une illusion due aux rêves, mais elle s’est nettement sentie rebondir.

Son petit frère dormait dans la chambre à côté. Elle le réveilla. Avant, elle eut le temps de voir une silhouette blanche et transparente, une vieille femme en robe de chambre apparemment, s’enfuir dans le couloir.

Elle expliqua son histoire sans porter de jugement. Elle n’est jamais retourné dans cette maison et n’a jamais revécu de choses semblables.

Elle me raconta cette histoire dans un tête-à-tête. Son ton était léger parce que l’histoire était difficile à croire. Or, n’ayant aucun preuve, même aucun témoin direct, comment convaincre autrui de la vérité d’un événement. C’est du domaine de la confiance, et, quelque part, de la foi.

Son environnement familial et traditionnel pouvait l’avoir influencer par la présence présupposé du surnaturel et par des histoires de revenants, par exemple. Sa sensation de rebondir a pu être une illusion tactile, créé par l’état autosuggestif qui précède le sommeil – c’est le même fonctionnement que l’hypnose. La personne en question ne fut pas « traumatisée » par l’expérience, ni en bien ni en mal : cela ne changea rien à sa vie et à sa manière de l’aborder. L’événement vécu lui a juste appris à croire ce que les autres pouvaient lui raconter sur le sujet, et la pousser, peut-être, à un certain agnosticisme.

Il nous est donc possible de fournir une explication rationnelle, et même culturelle. L’absence de répercussion psychologique très nette pousse cependant à se demander pourquoi ce phénomène est arrivé, arrivé à elle – une jeune fille plutôt superficielle - , et pourquoi il ne s’est pas reproduit. On répondra que le lieu était sujet à ce genre de fantasmagorie. Pourquoi alors les autres personnes de la demeure n’ont-elles rien vécu de pareil ; et pourquoi son petit frère, pourtant très jeune, n’a-t-il pas fait de cauchemars ou n’a-t-il pas eu peur des « monstres » ? Il est certain que la personnalité de l’individu joue aussi. On peut parier qu’une personne plus « intellectuelle » n’aurait pas « rêver tout haut », mais si elle l’avait fait, en aurait-elle parler aussi ?


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