Deux rebouteux

dimanche 10 octobre 2010
par  Neimad
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Etre rebouteux, c’est être une sorte de gué­risseur, qui ne soigne que les petits maux. Le rebouteux n’utilise ni plantes ni ins­tru­ments. Il utilise ses mains, il fait ce qu’on appelle des « passes » au-​​dessus de la per­sonne ou de l’endroit à soigner. Il peut toucher ou ne pas toucher la per­sonne. Il ne dit aucune parole spé­ci­fique. Ce « pouvoir » qui ne sert qu’à guérir est considéré comme un « don » mais peut être déve­loppé, tout comme il peut être perdu – comme nous le verrons plus bas.

Le premier cas est celui d’un retraité, célèbre dans sa région. Il a découvert son don à la retraite. Il habite en Pro­vince et son carnet de visites est plein pour plu­sieurs mois. On n’entend parler de lui que par le bouche-​​à-​​oreille et on s’y rend confiant ou non. S’il n’avait pas une cer­taine effi­cacité, il n’aurait pas une telle popu­larité. Cette assertion est évidemment cri­ti­quable : ils peuvent tous se tromper, se faire duper ; il peut s’agir de l’effet placebo, d’hypnose ou d’hallucination col­lective. Mais quelque soit son moyen, il semble qu’il arrive à convaincre des scep­tiques et à obtenir des résultats que les médecins, dans les­quels ces scep­tiques ont pourtant confiance, n’arrivent pas à obtenir en allo­pathie. On pourrait dire la même chose de l’homéopathie. Mais, d’après d’autres témoi­gnages, comment expliquer que cela marche aussi sur des nour­rissons ou sur des animaux ?

Il s’agit d’un retraité d’une soixante d’années, ancien com­mercial. C’est un individu sans pro­blèmes, de nais­sance modeste mais vivant à présent de façon aisée. Mais il a tou­jours eu le cœur sur la main : généreux, phi­lan­thrope, il se foula le poignet un soir qu’il voulut empêcher des voyous d’abîmer une voiture qui n’était pas la sienne. Il a fait la guerre et a été résistant. Il craint l’Allemagne et les Alle­mands, a peur que l’histoire se répète – et en même temps il trouve bien d’unifier l’Europe. Il vivait en ville, il s’est retiré dans une maison en cam­pagne, où il s’occupe actuel­lement à la recons­truire la grange, à cultiver et faire de l’élevage. Il est marié et a eu plu­sieurs enfants et petits-​​enfants. Il est chrétien. J’ai donné un maximum d’informations parce qu’il n’y aucune raison que cer­taines d’entre elles soient plus per­ti­nentes que d’autres. C’est un individu, pas un stéréotype.

Dans sa jeu­nesse, il vivait dans un village. Son grand-​​père était rebouteux et il hérita du don. Il était souvent appelé pour apposer sa main sur la patte foulée d’un animale, et le soigner ainsi. Plus tard, il partit en ville pour continuer ses études. Il ne cultiva pas son « don » et le perdit. Là encore, si les gens du village pou­vaient se leurrer, cela pouvait-​​il aussi être le cas d’un animal ? Quand un animal boitait et ne boite plus, le phé­nomène est clair.

Au niveau culturel, ce cas serait pourtant expli­cable. Il hérite de son grand-​​père, il doit donc avoir le don. Tout le village y croit. Quand il quitte celui-​​ci pour la vie citadine, qui a mau­vaise répu­tation chez eux, il perd natu­rel­lement ce qu’il avait acquis ici : le « don » que lui avait fait mère Nature. L’enfant, influen­çable, ne pouvait qu’y croire et donc le « perdre » en gran­dissant, afin qu’il n’ait assez d’esprit cri­tique pour en juger par lui-​​même.

Oui, mais les bêtes ?


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