Depuis quand existe la magie ?

vendredi 26 novembre 2010
par  syagrius
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La question de savoir ou et quand a été inventé la magie est un pro­blème. Pour certain c’est en Egypte pour d’autre dans les mys­tères antiques. Ainsi pour Isidore de Séville c’est en Perse que l’art magique est apparut. Beaucoup le pensent aussi et pré­cisent que ce fut l’œuvre de Zoroastre. Selon de Hugues de Saint Victor au 12e siècle, la magie se divise en man­tique, ou divi­nation, en mathé­ma­tique ou usage des nombres, en sor­ti­lèges, malé­fices et prodiges.

 La mantique se subdivise en 5 branches.

1) la nécromancie par les morts

2) la géomancie par la terre

3) l’hydromancie par l’eau

4) l’aéromancie par l’air

5) la pyromancie par le feu.

 La mathématique comprend

1) les aruspices

2) les augures

3) les horoscopes

4) les entrailles des animaux

5) le vol des oiseaux

6) la geste des étoiles, des éclipses, des comètes

les sor­ti­lèges uti­lisent les sorts et les malé­fices pro­cédant par incan­tation malé­fique. Déjà se dégage magie blanche ou théurgie et magie noire ou goétie.

C’est en Asie que les pre­miers mages en regardant et étudiant le ciel par l’observation émirent des hypo­thèses. Les chal­déens purent s’apercevoir de la concor­dance du mou­vement des astres et de leur relation avec l’existence humaine. Les assy­riens ado­rèrent tout sim­plement des astres, telles des divi­nités et très rapi­dement se ren­dirent célèbres par leur connais­sance d’une astro­nomie théo­lo­gique dont l’interprétation fut nommée par les grecs : astro­logie. Babylone forma les pre­miers grands magi­ciens : astro­logues devins, mages pro­phé­tiques, gué­ris­seurs plus ou moins sor­ciers. Leur répu­tation d’opérer des pro­diges se répandit dans toute l’antiquité. Leur manière savante et assez jus­tifié par les faits, d’interpréter les songes fut recherchée : le rêve et l’hallucination sont les moyens de révé­lation de la divinité. D’ailleurs Diodore de Sicile a détaillé le rôle des prêtres astro­logues de Chaldée.

Lors de la conquête de l’empire de Babylone par Cyrus ce fut la religion des perses qui s’implanta. les prêtres que les grecs avaient dénommé mages venaient de perse et se fon­dirent avec les col­lèges baby­lo­niens. C’est ainsi qu’une idée cen­trale se dégagea, celle d’un dieu créateur du monde et son maître : Ormuza et contre lui une divinité mau­vaise : Ahriman. C’est lutte du bien et du mal, c’est d’ailleurs cette idée que repren­dront les mani­chéens. Le grand pro­phète Zoroastre, de la Perse, fut le légis­lateur de la magie : on lui attribue des livres sacrés. Athènes et Rome le consi­dèrent défi­ni­ti­vement comme le vrai créateur de la magie.

Chez les grecs charmes et incan­tation magiques jouaient un grand rôle. Dif­fé­rents cultes et tra­di­tions prirent nais­sances, dont nous citerons quelques exemples.

1) Orphée apprit à fasciner les animaux et notamment le serpent

2) Les femmes de Thes­salie se ren­dirent célèbres par l’art de leurs enchan­tement. Leur chants magiques fai­saient des­cendre la lune des cieux si on en croit Ménandre.

3) Les sorciers ou goètes étaient redoutés par leur maléfices

4) Le culte de la lune, Hécate contenait le plus d’opération magique d’ailleurs écoutons ce que dit Hip­po­crate de celle ci et tout comme Platon dans sa Phèdre, il pense que c’est elle qui cause des désordres intel­lec­tuels des mal­heureux aliénés.

"si le malade imitait le bouc, s’il grinçait des dents et que son coté droit fut en convul­sions. La mère des dieux étaient regardée comme la cause de la maladie. S’il parlait d’un ton dur et plus qu’à l’ordinaire, on le com­parait à un cheval et on attri­buait son mal à Poséidon. S’il ne retenait pas ses excré­ments, Hécate errodia en était, assurait on, la cause. lorsqu’il parlait d’un ton aigre et vif comme les oiseaux, le mal était produit par apollon nomios. Ecumait il ou frappait il du pied ? Arès était réputé l’auteur de la maladie. Toutes les fois qu’une per­sonne était saisie de frayeur et de crainte pendant la nuit, qu’elle était hors d’elle même, qu’elle sautait à bas du lit pour courir hors de sa chambre, c’étaient des pièges qui lui étaient tendus : Hécate et les héros pre­naient pos­ses­sions d’elle."

Les grecs appelait mania la folie furieuse, mot dérivé du radical man, men signi­fiant l’âme des morts, pour les latins ce sera manes. Ceux ci pen­saient que les furieux étaient agités par les mânes, par la déesse mania, la mère des lares et des mânes. D’ailleurs, Por­phyre a noté l’oracle de la déesse, celui des puri­fi­ca­tions, des rites, des exor­cismes chassant les démons du corps humains. Une aspersion ou une sorte de baptême la ter­minait. Origéne donne la formule d’invocation consacrée : "Vous, infernal ter­restre et céleste Bombô, déesse des grands chemins, des car­re­fours, toi qui apportes la lumière, qui marches la nuit, ennemie de la lumière, amie et com­pagne de la nuit, toi que réjouissent l’aboiement des chiens et le sang versé, qui erres au milieu des ombres à travers les tom­beaux, toi qui désires le sang et qui apportes la terreur aux mortels, Gorgo, Morno, lune aux milles formes, assiste d’un œil propice à nos sacrifices."

L’influence de ces mages et astro­logues dans le monde grec fut de déve­lopper des rites de pro­ve­nance orientale et qui se recom­mandait du culte mys­té­rieux d’Orphée. on prôna les puri­fi­ca­tions et les exor­cismes, les évoca­tions et les expia­tions. De toutes parts sur­girent des sor­ciers, aux divers enchan­tement. La religion devint incan­ta­toire, ses dogmes ins­pirés ; la parole est aux illuminés.

Si la kabbale a dégagé la vertu magique des chiffres, c’est à Pythagore que l’on doit bien avant elle, la science des nombres. Pour ces dis­ciples dit les mathé­ma­ti­ciens et lui le nombre repré­sente le signe du chiffre, ne figure pas une abs­traction, ni même une quantité abs­traite mais une réalité découlant de la vertu intrin­sèque et active du UN suprême, source de l’harmonie uni­ver­selle. Pythagore précisa cette science secrète dans un ouvrage Hieros Logos, la parole sacrée, qui mal­heu­reu­sement fut perdu : science du UN d’harmonie, composé du feu male, l’esprit, l’unique et l’éternel. cette ainsi qu’il se lança dans la cos­mo­gonie du monde visible, et décou­vrant les pro­fon­deurs de l’invisible et atteint le grand mystère de l’âme humaine, d’ailleurs la magie de Pythagore a été appelé la magie de l’âme.

Avec les pytha­go­ri­ciens, les nombres deviennent des êtres vivants, des hypo­stases divines. Ceux ci appa­raissent comme les théo­ri­ciens de la magie. Empé­docle au 5e siècle av JC réalisa des miracles devant le peuple : res­sus­citant les morts et pro­vo­quant la pluie. Thalès 7 e siècle av JC croyait aux appa­ri­tions démo­niaque, Platon aux fantômes…

Nous n’allons pas passer en revue tout les mages et sor­ciers il nous fau­drait des années. Ce que nous pouvons dire est que le magisme d’Orphée et de Zoroastre, compose une des bases de l’histoire le magie : toute l’école d’Alexandrie s’en imprègne : Ammonius, Saccas et Platon sont les maîtres. Julien l’apostat sera le grand maître du triomphe de la magie. Il pré­férait ouver­tement Orphée à jésus. La table d’Hermès, l’apocalypse de saint jean et la cla­vicule de Salomon consti­tuent les dogmes magiques dans le nombre d’or [dont la formule est ((1+racine de 5)/2) soit le nombre dont X^2=X+1 ou 1/X=X-1] de Virgile et le culte de Pythagore. Les grands sages des pre­mières années chré­tiennes annon­çaient que vien­drait bientôt l’ère du paraclet promise par jésus : je vous enverrai l’esprit conso­lateur. Tout le moyen age le répéta.

 Naissance de la magie au paradis terrestre : Eve, Samael, Adam, Lilith.

Une vieille légende rab­bi­nique raconte qu’au paradis ter­restre, Eve fut la maî­tresse de l’ange Samael alors qu’Adam était dans les bras de Lilith. Et c’est la tri­logie des amours d’Adam et d’Eve, d’Adam et Lilith, d’Eve et de Samael que naquit l’humanité.

La seconde légende au sujet de l’origine de la magie découlant du verset VI-​​2 de la genèse :"les enfants de dieu, voyant que les filles des hommes étaient belles, prirent pour femmes celles qui leur avaient plu". C’est ainsi que ces anges déchus apprirent la magie aux filles de l’humanité. D’ailleurs le livre d’Enoch en donne l’assurance :"dans ces jours où les enfants des hommes se furent mul­ti­pliés, il arriva que les filles leur naquirent, belles et dési­rables. Et lorsque les anges, les enfants céleste, les eurent contem­plées, ils en devinrent amoureux ; et ils se dirent mutuel­lement : choi­sissons des épouses dans la race des hommes, et nous aurons des enfants avec elle. Au nombre de 200, ils des­cen­dirent donc sur Aradis, lieu situé près du mont Armon. Voici le nom de leur chefs : Samyaza le prin­cipal d’entre eux, Ura­ka­ba­râmeel, Akibeel, Tamiel, Ramuel, Danel, Azkeel, Saraknyal, Asael, Âmers, Batraal, Anana, Zavebe, Sam­savael, Ertrael, Turel, Yomiael et Arazéal. Tels furent les chefs des 200 anges et tous étaient avec eux. Et ils choi­sirent chacune une femme ; et ils s’en appro­chèrent, et ils coha­bi­tèrent avec elles ; et ils leur ensei­gnèrent la magie, les enchan­tement et les pro­priétés des racines et des arbres. Et ces femmes conçurent, et elles enfan­tèrent des géants, dont la taille avait 300 coudées. Ils dévo­raient tous ce que les travaux des hommes pou­vaient pro­duire, et il devint impos­sible de les nourrir.

Azael enseigna aux hommes à faire des épées et des cou­teaux, des bou­cliers, des cui­rasses et des miroirs ; il leur apprit la fabri­cation des bra­celets et des orne­ments, l’usage de la peinture, l’art de se peindre les sourcils, d’employer des pierres pré­cieuses et toutes espèces de tein­tures, de sorte que le monde fut cor­rompu. L’impiété s’accrut, la for­ni­cation se mul­tiplia ; les créa­tures trans­gres­sèrent et cor­rom­pirent toutes leur voies. Ama­zarak enseigna tous les sor­ti­lèges, tous les enchan­te­ments et les pro­priétés des racines. Amers enseigna l’art de résoudre les sor­ti­lèges. Bar­kayal enseigna l’art d’observer les étoiles. Akibeel enseigna les signes et les carac­tères magiques. Tamiel enseigna la science des astres. Et Ara­radel enseigna les mou­ve­ments de la lune."

Ces géants nés des anges et des femmes les plus belles de la création, furent des sur­hommes : Hermès, Osiris, Orphée et les autres grands mages de l’antiquité.

 Pour ne pas être trop long, nous allons cité certains foyers de magismes.

1) pour Israël, c’est yahvé, ou l’on dis­tingue les pro­phètes qui s’affirment illu­minés par le divin, les voyants tout juste accepté.

2) Les ado­ra­teurs de dieu païens face à celui des hébreux : les enfants de Bélial et de Mammon

3) Les sor­ciers per­pé­tuant leur écoles sur les mon­tagnes, d’ailleurs la bible cite fré­quemment sur ces sommets la pré­sence des Nabis exaltés, ins­pirés, dan­gereux. Et peu à peu ce titre de nabis sera celui des pro­phètes, d’ailleurs chez les musulmans Al-​​Nabi est le grand pro­phète soit Mahomet.

4) Moise et la bible : selon Philon moise était un initié d’Egypte, prêtre d’Osiris, cousin du pharaon, élevé entre les colonnes d’Isis et d’Osiris du temple, des­cendant d’Abraham le grand mage chaldéen et d’Isaac dont Is= égyptien.. Mais l’histoire de moise est une autre his­toire à part et énig­ma­tique qui d’ailleurs sera le sujet d’une autre étude. Nous citerons uni­quement l’arche de l’alliance qui est l’objet magique par excel­lence, on cer­tifie qu’un courant fluide vous secouait à son contact et pouvait faire mourir.

Nous n’allons pas parler du chris­tia­nisme, c’est un autre pro­blème celui de la véracité de l’histoire du christ, qui était il ? Etais ce sim­plement le pré­tendant du trône d’Israël, mais que savait il ? Y a t il un rapport avec les essé­niens ? Pourquoi ont ils disparu ? Et ensuite la question de sa mort, et voir d’une éven­tuelle des­cen­dance. Toute ces ques­tions font parties d’une autre recherche bien plus longue et surtout plus intri­gante par la teneur des propos et des remise en cause.

Ensuite nous n’allons pas évoquer le grand centre de magie qu’était Prague vers 1510, c’est encore une autre his­toire : celle de Théo­phrastus Bom­bastus dit Para­celse, et d’Henri Cor­nélis Agrippa et j’en passe. D’ailleurs une étude est cours celle des grands maîtres et donc sur l’histoire del’alchimie.

Il y a aussi tout les foyers hors de l’Europe : en Afrique, en Mésoa­me­rique, en Aus­tralie. En fait il existe dif­fé­rents styles, dif­fé­rents usages, dont les points communs sont :

1) Que des êtres : anges, civi­li­sa­teurs (Vira­cocha ,…), ? ont appris aux hommes les usages magiques mais aussi leurs expli­ca­tions.

2) Que la magie est en fait l’art de maî­triser les éléments pour le bien comme pour le mal et cela suivant dif­fé­rents supports.

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Le monde est étrange, vous ne touvez pas ?


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