Les Ummites

jeudi 14 juillet 2011
par  syagrius
popularité : 100%

L’histoire Ummite a com­mencé en 1966 ou des soit disant extra-​​terrestre pre­naient contact avec des per­sonnes. leur moyen de prise de contact était par voie postale via des mil­liers de lettre envoyés de dif­fé­rents pays.

Nous allons tenter de mieux com­prendre cette his­toire et les dif­fé­rents per­son­nages y avérant.

 Qui sont ils ?

D’allure 100% humaine, d’un tein plus pale mais sen­si­blement iden­tiques. S’apparentent à des Nor­diques (teint blanc et cheveux blonds). Leur planète, décrite avec détail, est de même des­cription approxi­mative que la Terre, le champ magné­tique y étant par contre beaucoup plus intense et un seul continent unique y existant au lieu de plu­sieurs chez nous, ce qui a beaucoup influencé leur société.

Ils cessent de pouvoir uti­liser leur cordes vocales dès l’âge de "vers l’âge de 16 ans ter­restres" et sont obligés d’utiliser un appareil implanté dans la gorge pour s’exprimer par des sons quand ils viennent sur Terre, pas besoin de son chez eux. Cette dis­pa­rition de la parole est consé­cutive au déve­lop­pement dans leur passé de leur capacité de com­mu­ni­cation télépathique.

Ils seraient ori­gi­naire de la planete Ummo (dans la trans­cription espa­gnole « ini­tiale ») ou Oummo (en pro­non­ciation fran­çaise) qui se trou­verait à environ 14,4 années-​​lumière de la Terre. Cette planete aurait comme soleil, L’étoile Wolf 424.

 Fernando Sesma Manzano : premier contact

Le « pro­fesseur » Fer­nando Sesma Manzano (19081982), employé du télé­graphe dans le civil, un spé­cia­liste des sciences parallèles. JPEG - 9.4 ko

Fer­nando Sesma Manzano

Il s’était déjà fait connaître par divers articles dans un journal local sur l’ésotérisme et les sou­coupes volantes, en par­ti­culier à propos du contact de George Adamski avec son vénusien. Il créa à Madrid, la société des « amis des visi­teurs de l’espace », (amigos de los visi­tantes del espacio).

Cette assemblée com­mença par tenir ses séances dans divers café de Madrid, avant de se fixer au sous-​​sol de la bras­serie « Leon », rue Alcalá, dans la salle de la "ballena alegre" . JPEG - 14.1 ko

Il prétend être en contact avec des extra­ter­restres, et conte aux membres de ce club le résultat de ses dif­fé­rentes expé­riences. Il se dit par exemple en contact avec des vénu­siens, comme le déclarait Adamski une dizaine d’année plus tôt.

 La tablette

En effet selon le quo­tidien "El Alcazar", le 17 novembre 1954, Alberto San­martin Comes, infirmier dans un hôpital pour aliénés, qui était parti se pro­mener pour oublier son mal de dents, ren­contra sur la route de la Corogne, un être étrange, vêtu comme un pilote, qui lui fit signe d’attendre, prit quelque chose dans sa sou­coupe volante et lui confia avant de remonter dans son engin pour dis­pa­raître dans le ciel.

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Alberto San­martin Comes

C’était une sorte de pierre, cou­verte de 9 signes. Un message des hommes de l’espace ! Sesma invita San­martin à devenir membre à vie du comité directeur de la société.

Mais que signi­fiait le message ? Les dis­cus­sions allaient bon train chaque ven­dredi soir dans la salle de la "ballena alegre". Le "pro­fesseur" Fer­nando Sesma Manzano, féru de cryp­to­graphie et de gra­pho­logie, proposa le déchif­frement suivant :

Nous venons des hautes sphères célestes, vers votre monde divisé.

Bientôt l’arc du ciel s’unira à la droite ter­restre. Mais, pour éviter le choc, il y aura une période de contacts pré­li­mi­naires. L’union sera heu­reuse. Vous vous appuierez sur nous et votre croix sera moins lourde à porter. Vous sur­mon­terez vos mauvais pen­chants quand nous nous abri­terons tous sous un même toit. Et vous connaîtrez enfin la paix.

A noter qu’après plu­sieurs examens et ana­lyses, la pierre sem­blait bien pro­duite par l’industrie humaine.

 Premier contact : 1966

En Janvier 1966, Fer­nando Sesma Manzano reçoit le premier appel télé­pho­nique des Ummites :

- Allô, mon­sieur Sesma, nous avons lu votre livre. Nous sommes des extraterrestres.

- De quelle planète venez-​​vous ?

  • D’une planète que nous nommons Ummo et qui est à une quin­zaine d’années-lumières de la Terre.

Il est com­pré­hen­sible au vue des dires du per­sonnage que cet appel ne le choque pas, ne le désta­bilise pas vue qu’il prétend être en contact avec de nom­breux extra­ter­restre. D’ailleurs à la même époque Sesma se dit déjà en contact avec des res­sor­tis­sants d’une planète nommée Auco et bien d’autres encore. Ummo, Auco, il n’en est plus à une planète près, mais demande à ses inter­lo­cu­teurs, qui semblent s’exprimer avec dif­fi­culté, avec une voix nasillarde, pourquoi ils s’adressent à lui.

Voyez-​​vous, nous avons trouvé dans votre livre des éléments, disons, assez inexacts. Cependant vous y dites cer­taines choses qu’un habitant de la Terre n’est pas censé connaître. Nous pensons donc que vous êtes réel­lement en contact avec d’authentiques extra­ter­restres et nous vou­drions vous envoyer des lettres, des docu­ments, pour que vous les lisiez lors des réunions que vous tenez dans votre club de la Baleine Joyeuse.

Ainsi les "Ummites" prennent contact avec un dactylo espagnol, via une petite annonce. Ils lui demandent de taper et envoyer des lettres à dif­fé­rents contactés, sous la dictée d’un homme pré­tendant s’appeler DEI 98.

Pendant une année, Sesma reçoit des cen­taines de pages dac­ty­lo­gra­phiées que lui adressent ceux qui s’intitulent eux-​​mêmes Los Ummitas, les Ummites. Les lettres, qui arrivent des quatres coins du globe, portent un en-​​tête inva­riable : UMMOAEELEWE, qui est censé signifier gou­ver­nement général de Ummo. Elle sont signées et portent un tampon.

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Symbole Ummites

Il n’est pas le seule à recevoir des lettres avec une certaine régularité.

Dans une de leurs lettres, les Ummites pré­cisent que ce tampon, porteur d’un symbole qui res­semble à une des lettres de l’alphabet cyril­lique, se fixe sur le pouce avant d’être encré et appliqué sur le document. On remarque au passage que des numéros suivent les "noms" : Une constante chez ces gens, qui peuvent très bien s’appeler ISEI 456 ou DEI 98.

C’est ainsi qu’en 1967, il révéla dans "Ummo une autre planète habitée", qu’il avait reçu de mys­té­rieuses lettres rédigées par des êtres ori­gi­naires de la planète Ummo. Cette planète, 1,5 fois plus grosse que la Terre, tour­nerait en 180 jours de 3055 mn autour de Wolf 424, alias lumma.

Le 2 août 1968, ils télé­pho­nèrent pendant 20 minutes à Sesma pour lui laisser ces deux mes­sages :

  • " Ne cueille pas de roses avec trois mains, enterre plutôt ton pied dans le sable.
  • Les nuages couvrent la nudité de la jeune fille quand elle se prépare à tuer le cochon doré ".

 L’arrivé d’une navette

Un jour de 1967, DEI 98, le res­pon­sable de cette opé­ration de dif­fusion d’informations, dicte une lettre annonçant aux dif­fé­rents contactés que plu­sieurs nefs, des navettes, sont sur le point de prendre contact avec le sol de notre planète, dont une à proximité de Madrid entre le 30 mai et le 3 juin. On apprendra, à travers les lettres qui par­vien­dront plus tard, que la navette madrilène est censée ramener ce per­sonnage dans sa planète d’origine, après un long séjour sur la Terre.

Le dac­ty­lo­graphe expédie cette lettre sans y prêter plus d’attention que les pré­cé­dentes. Mais qu’elle n’est pas sa sur­prise de découvrir dans les journaux la mention d’un atter­rissage d’ovni dans la ban­lieue de Madrid, le 1er Juin 1967, la date indiquée dans la lettre. Rien ne manque : traces au sol, témoins nom­breux, etc. d’ailleurs on a retrouvé dans les environs du site d’atterrissage de petis tubes en acier inoxy­dable contenant des lamelles de poly­vinyle marqués, en relief, du signe "Ummo". Un vaisseau extra­ter­restre qui perd du matériel ?

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Tube métal­lique de Santa Mónica

Plu­sieurs de ses petits tubes métal­liques furent bien retrouvés par des habi­tants du lieu, et Far­riols put en faire ana­lyser un exem­plaire par un labo­ra­toire com­pétent dont il connaissait le directeur. On découvrit que le métal était du nickel à 99 %, avec des traces de magnésium, de fer, de titane, de cobalt, de silicium et d’aluminium. Un matériau cher à fabriquer, mais pas extra­or­di­naire. Dans le tube se trouvait une petite bande de plas­tique , frappée du sigle Ummo, qui était du tedlar, un poly­vinyle fluoré, plas­tique très résistant aux intem­péries utilisé par la NASA pour pro­téger les fusées sur les plates-​​formes de lancement !

Ainsi le 2 juin, les journaux "Infor­ma­ciones" et "Pueblo" annonçait l’observation sen­sa­tion­nelle d’une sou­coupe volante à San José de Val­deras, en ban­lieue de Madrid. Non seulement il y avait des cen­taines de témoins, mais on l’avait photographié.

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"Infor­ma­ciones" n°13.224 du ven­dredi 02 juin 1967.

Éton­namment l’année pré­cé­dente, le 6 février 1966, une sou­coupe iden­tique avait atterri à Aluche près de Madrid, en laissant d’importantes traces. Le témoin prin­cipal, José Luis Jordan Peña, un homme intel­ligent et "ouvert", avait vraiment été très coopé­ratif : Il avait aidé à l’enquête. Les ufo­logues étaient comblés. Ils rap­pli­quèrent dare-​​dare.

Cette affaire sème soudain la panique au sein des contactés mais aussi des Ummites. Un jour­na­liste, Antonio Ribera, qui fait partie des contactés, et un reli­gieux, le père Guerrero, révèlent à la presse madrilène tout ce qu’ils savent de l’affaire Ummo. Les Ummites mettent alors en place un plan de dés­in­for­mation en se débrouillant pour faire dif­fuser dans la presse une série de clichés truqués d’un OVNI ayant la forme de 2 assiettes accolées et portant le signe Ummo sur sa face infé­rieure. Il faudra attendre 10 ans pour que l’ingénieur français Claude Poher démontre que les clichés du vaisseau ummite sont faux.

 Rafael Farriols 

C’est à la suite de l’atterrissage de Val­deiras que Rafael Far­riols, riche indus­triel de Bar­celone, apparaît das l’affaire Ummo.

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Rafael Far­riols

Il se rend sur les lieux et mène l’enquête avec le jour­na­liste Antonio Ribera. D’ailleurs il y trouva Enrique Vil­la­grasa qui, faisant déjà partie des audi­teurs de Sesma, connaissait l’annonce de l’arrivée des "ummites".

Rafael Far­riols fit l’acquisition d’une grande partie des docu­ments Ummo détenus par Sesma, en échange d’une somme déri­soire. Sesma ne s’intéressait plus aux "ummites", trop maté­ria­listes, et pré­férait dis­cuter phi­lo­sophie avec les habi­tants de la planète Auco.

Far­riols reçoit bientôt lui-​​même des docu­ments et bientôt, c’est lui qui reçut direc­tement le courrier "ummite", à charge pour lui de le redis­tribuer en temps utile. Il n’hésitera pas à détruire cer­taines lettres sans les ouvrir quand les "ummites" le lui ordonneront…

 Antonio Ribera

Ecrivain ufo­logue espagnol, né en 1920 à Bar­celone et décédé le 24 sep­tembre 2001 à Sant Feliu de Codines (proche de Bar­celone), s’intéressant au phé­nomène OVNIs dès le début des années 1950, et considéré à ce titre comme le "père" de la recherche ufo­lo­gique espa­gnole. Il est égalemnt un pré­curseur de la plongée sous-​​marine autonome dans son pays.

Antonio Ribera, l’un des fon­da­teurs du Centro de Estudios Inter­pla­ne­tarios (CEI), apprit l’affaire par un de ses amis de Madrid, Sal­vador Texidor, qui lui fit par­venir l’article d’Informaciones. Ainsi il est considéré comme l’un des prin­cipaux spé­cia­listes de l’Affaire Ummo à compter de 1969

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Antonio Ribera

Il alla à Madrid, où il ren­contra le témoin d’Aluche, et col­labora avec Rafael Far­riols pour enquêter. Ses inves­ti­ga­tions lui valurent la confiance des "ummites". Après la publi­cation de son livre "un caso per­fecto", il ne reçut pas moins de dix lettres dans l’année qui suivit. Ainsi il en fit des copies et Ignacio Dar­naude, ufo­logue de Séville, s’en fit l’archiviste. Le dr Aguirre fit des trans­crip­tions et des pho­to­copies. Pour avoir trop com­mu­niqué de copies, Antonio Ribera fut bientôt exclu du cercle des réci­pien­daires et ne recu plus de lettre ! Antonio Ribera n’en continua pas moins d’étudier le dossier. Il publia en 1979 "UMMO, le langage extraterrestre"

 Enrique Villagrasa

Son assi­duité à la société des « amis des visi­teurs de l’espace » (et son titre d’ingénieur) lui avaient déjà valu d’être parmi les heureux réci­pien­daires des plus inté­res­sants docu­ments sur le monde "ummite" En par­ti­culier, il venait de recevoir cette année là, cinq lettres, où les ummites racon­taient en long, en large, et en travers, comment ils avaient découvert l’existence de notre civi­li­sation, comment ils avaient exploré notre système solaire, et comment ils avaient atterri pour la pre­mière fois sur Terre

 Jean-​​Pierre PETIT

Ancien directeur de recherche au CNRS, déclare : JPEG - 34.6 ko

Jean-​​Pierre PETIT

il s’agit de textes reçus dans dif­fé­rents pays, prin­ci­pa­lement en Espagne, à partir de 1966, qui furent expédiés par voie postale et sont signés pas des auteurs qui pré­tendent pro­venir d’une autre planète, Ummo censée se situer à quinze années-​​lumière de la Terre. J’ai tra­vaillé pendant plus d’un quart de siècle sur ces docu­ments et j’ai la fai­blesse de penser et de dire qu’ils contiennent des idées scien­ti­fiques en avance sur l’état actuel de la science ter­restre. J’ai ponctué cette démarche d’un certain nombre de publi­ca­tions effec­tuées dans des revues scien­ti­fiques de haut niveau, à comité de lecture, ou pré­sentés dans de grands col­loques internationaux …

 Révéléation ou pas

 MHD:Magnétohydrodynamique

Jean-​​Pierre PETIT a pré­tendu que les lettres ummites avait la primeur sur le fait de parler de la MHD (lettre ummite de 1968 de facon suc­cinte). Hors la MHD etait déjà connu publi­quement. En effet la MHD sous-​​marine fut dévé­loppé en 1964 par l’ingénieur amé­ricain S. Way. Cette théorie figure, avec toutes les for­mules et les calculs étalés sur plu­sieurs pages, dans une publi­cation de l’ASME, impor­tante asso­ciation privée des ingé­nieurs de méca­nique amé­ri­cains (Ame­rican Society of Mecha­nical Engi­neers), datant du 24 sep­tembre 1964. En 1966, le même ingé­nieur Way avait essayé avec succès un modèle réduit de sous-​​marin MHD, dans la baie de Santa Barbara, en Cali­fornie. JPEG - 19.1 ko

Schéma du sous-​​marin MHD de l’ingénieur S. Way, conçu en 1964 et essayé avec succès en 1966

 Les univers Gémellaires

La théorie des univers jumeaux est la pièce maî­tresse des "révé­la­tions" ummites. Jean-​​Pierre Petit en parle dès les pre­mière pages de son premier livre sur Ummo, Enquête sur des Extra­ter­restres qui sont déjà parmi nous. Cette idée se trouve déjà dans une étude de Sakharov publiée à la même époque. Le point de départ du grand phy­sicien russe était que le big bang aurait dû créer autant d’antimatière que de matière, or on ne la trouve pas dans l’univers connu : c’est "l’asymétrie baryo­nique de l’univers". D’où l’hypothèse que l’antimatière est peut-​​être le consti­tuant d’un univers "parallèle". JPEG - 19.7 ko

Le livre de Sakharov, traduit en français en 1984

 L’étoile Wolf 424

Les Ummites ont fait une autre erreur astro­no­mique, cette fois sur la nature de l’étoile Wolf 424. Dans leurs pre­mières lettres, ils la décrivent comme une étoile de type K, autour de laquelle leur planète Ummo décrit une orbite presque cir­cu­laire, plus grosse que la Terre et per­mettant la vie. En fait, cette des­cription ne cor­respond pas du tout aux obser­va­tions astro­no­miques. En premier lieu, l’étoile Wolf 424 a un éclat beaucoup trop faible et beaucoup trop rouge, et donc une tem­pé­rature beaucoup trop faible, pour être leur étoile "Iumma".

Dans une lettre reçue par Antonio Ribera en 1969, les Ummites se lancent dans une expli­cation com­pliquée pour expliquer cette énorme dif­fé­rence : il y a un léger doute pour iden­tifier l’étoile Wolf 424, "due à l’existence d’une accu­mu­lation de pous­sière cos­mique très dense", pouvant atténuer beaucoup l’éclat apparent de l’étoile, ce qui crée des dif­fi­cultés "dif­fi­ciles à résoudre". Or, selon les astro­nomes, il n’y a pas de nuage de pous­sière important entre Wolf et le Soleil, ce qui fait que cette expli­cation res­semble plutôt à un écran de fumée.

  L’aveux : José Luis Jordán Peña

Peña reste l’unique per­sonnage omni­présent à travers toute l’affaire UMMO. C’est lui qui, après avoir été le témoin prin­cipal du cas d’Aluche en plus d’un résident local, Vicente Ortuño qui vit “par hasard” le vaisseau depuis chez lui, fut aussi le prin­cipal enquêteur sur le cas de Val­deras, auquel Ortuño col­labora aussi, “comme par hasard”. Il se trouve que c’est aussi José Luis Jordán qui inter­rogea Pedro Pablo Barrios, témoin du vaisseau Ummite vu entre Betanzos et Villaba. L’autre nom de Jordán est Peña. Lui, et nul autre, est le célèbre Mr. Peña qui com­mença à fre­quenter les confé­rences de Sesma à La Ballena Alegre en 1966, animant le contingent des scep­tiques du groupe, avant de fina­lement établir sa propre Asso­ciation Eridani. JPEG - 8.7 ko

José Luis Jordán Peña

A Aluche, le témoin prin­cipal, Luis Jordan Peña, est le prin­cipal pour­voyeur de témoins, non seulement pour Aluche mais aussi l’année sui­vante pour San José de Val­deras. Il y avait bien, à Aluche, un témoin supposé indé­pendant de Jordan Peña, Vicente Ortuño Vicente Ortuño, censé être un témoin indé­pendant de l’observation d’Aluche, était en réalité un vieil ami de Jordan Peña. A la suite de quoi ils avaient reconnu avoir fait ensemble les canulars d’Aluche et de San José de Val­deras (avec les fameuses photos).

En 1993, l’ingénieur José Luis Jordan Peña avoue être l’auteur du canular Ummo, visant à se moquer de la cré­dulité de gens comme Sesma. Depuis 1965, il aurait rédigé les cour­riers et mis en scène des événe­ments comme l’atterrissage à San José de Val­deras. Cela est confirmé par des com­plices comme Vicente Ortuño, Tri­nidad Pas­traña ou Mer­cedes Car­rasco, cette der­nière ayant été chargée de poster cer­tains cour­riers lors de ses voyages à l’étranger.

Jordán Peña reconnaît avoir créé UMMO, mais sa créature a grandi jusqu’à s’affranchir de son contrôle. « Je regrette avoir créé une expé­rience que je considère immorale et qui s’est retournée contre moi. » En fait il tout avoué en 2 étpales à partir de 1992. Les enquê­teurs espa­gnols Javier Sierra, Vin­cente Juan Ballester-​​Olmos, et l’équipe de la revue Cua­dernos de Ufo­logia, semblent vouloir s’en tenir là.

Puis Ale­jandro Agos­ti­nelli, ufo­logue argentin (pays où Ummo avait aussi ses par­tisans) a ren­contré Jordan à Madrid le 14 décembre 1991, et lui a remis une liste de ques­tions, aux­quelles il a répondu par écrit, le 25 février 1992. JPEG - 35 ko

Ale­jandro Agostinelli

Cet entretien a été publié dans les Cua­dernos de Ufo­logia, et la tra­duction en français est parue dans la revue Phé­nomèna en mai-​​juin 1993. Luis Jordan s’y révèle comme un ratio­na­liste pur et dur, pour­fendeur du paranormal…

Luis Jordan emploie les mots les plus durs pour fus­tiger ces para-​​sciences qu’il déteste et qu’il combat publi­quement. Ses défen­seurs, dit-​​il, font partie d’un milieu "sous-​​cultivé" qui se répand dans la "presse-​​ordure". Agos­ti­nelli lui demande pourquoi il s’est occupé de Ummo et s’est introduit dans le groupe de Madrid. Pour l’étudier de l’intérieur, lui répond Jordan, comme un eth­no­logue qui va vivre avec les Indiens Jivaros. Il se vante de s’y être fait d’excellents amis : "Tous des écri­vains de l’autre bord : occul­tisme, astro­logie, para­psy­cho­logie. Ils m’ont accueilli bien qu’ils connaissent mon scepticisme".

Rafaël Far­riols lui-​​même en fut très affecté, précise Jean-​​Pierre Petit : "Rafaël avait l’impression d’avoir été pris pour un imbécile. Il appela José-​​Luis pour lui demander des expli­ca­tions, de vive voix, devant nous. C’est alors que Peña lui fit cette réponse :

  • Ne te fâche pas comme ça ! Ce sont les Ummites qui m’ont demandé d’agir ainsi !" .

 Conclusion

Que pensez de toute ses affaires de plus de 50 ans. José Luis Jordán Peña a avoué être seul à avoir élaborer ce canular afin de se moquer de toute ses per­sonnes qui aiment à croire aux sur­na­tu­relles, mais aussi dans un but d’éthnologique. Beaucoup pense qu’il ne peux l’avoir fait seul, du fait des infor­ma­tions scien­ti­fiques, des lettres postés de part le monde etc. Cer­tains osent à parler que cer­tains ser­vices de ren­sei­gne­ments ont par­ticipé à cette histoire.

 CIA

cer­tains pensent que ca pourrait etre la CIA qui auraient mis en place une opé­ration d’envergure visant les pays his­pa­no­phones, jusque là moins touchés par les actions amé­ri­caines. Les forces aériennes amé­ri­caines dis­po­saient de plu­sieurs bases impor­tantes en Espagne et pou­vaient faci­lement y héberger une équipe de dés­in­for­mation pour les actions de terrain. Soyons réa­liste, l’interet pour la CIA de mener une telle actions semble plutot du fan­tasme car l’impac meme s’il a été média­tique est resté dans les milieurs ufo­lo­gique, para­normal et je doute que leur but etait juste de viser se genre de mou­vance. Ainsi il fort impro­bable que la CIA est quelque chose à avoir avec les ummites. Mais beaucoup aimerait y croire, cela appor­terait une facon de donner de l’importance à toute ses lettres !

 KGB

Cette hypo­thèse est bien connue en France, pour avoir été mise en avant en 1993 dans le livre Ovnis : la science avance de J.-C. Bourret et J.-J. Velasco, et dans celui de Renaud Marhic, Les extra­ter­restres qui venaient du froid. La encore, dans le but d’une pro­pa­gande com­mu­niste comme effec­ti­vement cer­taine lettre le laissent sous entendre au sein de la société ummo, la per­ti­nence de pro­pa­gande à travers le milieu ufologique/​paranormal a plus ten­dance à rendre le sujet peu sérieux car au final peu connus. Mise à part les milieux concernés, qui connait l’histoire Ummite ? Comme le sou­ligne l’ufologue espagnol Javier Sierra, la per­son­nalité de Luis Jordan Peña ce colle pas du tout avec l’hypothèse d’une pro­pa­gande com­mu­niste : il était très à droite et proche du régime de Franco.

Ainsi un seul homme bien docu­menté ayant trouvé le bon moyen de com­mu­ni­cation à travers le groupe de la baleine hilare a com­mencé à lancer l’idée des Ummites. José Luis Jordán Peña est un per­sonnage intel­ligent, certes disons imbu de sa per­sonne qui voulait disons bien de moquer de se milieu. Son objectif a été atteint d’une cer­taine manière.

Le plus important est de prendre extrê­mement du recul, de vérifier les sources et tou­jours usé de bon sens.

 Bibliographie

Les extra-​​terrestre, sont-​​ils parmi nous ? le véri­table langage Ummo, Antonio RIBERA , édition du rocher 1984
Enquête sur des extra-​​terrestre qui sont déjà parmi nous, Jean Pierre PETIT, Albin Michel 1991
Le mystère des Ummites - une science venue d’une autre planète ? Jean Pierre PETIT, Albin Michel 1995
UMMO, de vrais extra­ter­restres, Jean Pollion, édition Aldane 2002 Enquête sur les OVNI - Voyage aux fron­tières de la science Jean-​​Pierre PETIT, Albin Michel 1990
Révé­lation Jacques VALLEE Robert Laffont
L’affaire Ummo, les extra­ter­restres qui venaient du froid Renaud MARHIC,1993, SOS OVNI B.P. 324 13611 Aix-​​en-​​Provence Cedex 1
Preuves de l’existence des sou­coupes volantes Antonio RIBERA et Raphaël FAR­RIOLS, Edi­tions de Vecchi 1975
Ummo, autre planète habitée Fer­nando SESMA
OVNI Pré­sence N°47 (Mai 1992 )
Science & Vie n° 893, février 1992, p 6
Science & Vie n° 890, novembre 1991, p 60
Ummo, un dieu venu d’ailleurs, Christel seval (Broché 2004)
Un plan pour sauver la terre, Christel Seval, Edi­tions Le Temps Présent (2009)

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Le monde est étrange, vous ne trouvez pas ?


8 votes

Commentaires

Logo de Neimad
vendredi 15 juillet 2011 à 17h51 - par  Neimad

Comme indiqué dans l’article, l’histoire de la pierre cou­verte de 9 signes n’est pas crédible :

  • si des EBE sont par­venus jusqu’ici, elles sont capables d’apprendre notre langue
  • si la tra­duction était si dif­ficile, on ne voit pas comment un homme seul - employé du télé­graphe - serait capable, en peu de temps, de tra­duire ce message
  • on ne peut pas com­prendre une langue à partir de 9 signes (cf. le linéaire A)
  • neuf signes qui don­nerait six phrases, il n’y a pas un pro­blème, là ? :-O

Avec un peu d’esprit cri­tique, il n’y aurait pas eu besoin de pra­tiquer "plu­sieurs examens et analyses" :-((

Pour la MHD, là c’est différent, c’est plus scientifique…

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