Charles fort

mardi 26 juillet 2011
par  syagrius
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 Introduction

Ceux qui se sou­viennent des années 1970, se rap­pel­leront peut-​​être de la pro­fusion d’ouvrages traitant du para­normal qui virent le jour à cette époque. Dans les vitrines des librairies s’étalaient les cou­ver­tures noirs et or de la col­lection l’Aventure Mys­té­rieuse, et chez J’ai LU, la col­lection de poche aux tons grenat ali­gnait titre sur titre jusqu’à devenir une ency­clo­pédie du genre. En 1976, alors que nous regar­dions les pre­mières photos de la sonde Vicking I sur Mars, nous décou­vrions avec Charles Berlitz le mystère du Tri­angle des Bermudes.…

J’ai découvert pour ma part ces ouvrages à côté des romans de SF, dans le grand fourre tout de la contre culture des années 70. Cette lit­té­rature regroupait les sujets les plus divers : Sou­coupes volantes, extra­ter­restres, civi­li­sa­tions dis­parues, visites d’extraterrestres dans l’histoire, dis­pa­ri­tions mys­té­rieuses, pou­voirs para­psy­chiques, Tem­pliers, rites cathares, télé­ki­nésie, com­bustion spon­tanée, vais­seaux fan­tômes, la liste est inter­mi­nable… Bien que leurs sujets fussent quelques fois très éloignés les uns des autres, une chose au moins les unis­saient tous : leurs auteurs pré­sen­taient leur sujet res­pectif comme autant de révé­la­tions inédites et nou­velles sur des thèmes jamais abordés. Que l’on soit alors enclin ou non à suivre l’auteur dans ses théories, on lui devait tout au moins le respect de la décou­verte d’un nouveau sujet lit­té­raire. Il eut été dif­ficile dans ces condi­tions, de s’apercevoir que la plupart de ces écrits étaient rede­vables aux théories d’un seul homme, qui plus est tota­lement inconnu du grand public, un écrivain amé­ricain auteur de quatre ouvrages mort en 1932 : Charles Fort.

Lorsque je dis dif­ficile d’établir une filiation entre " les décou­vertes para­nor­males " des années 70 et Charles Fort, il faut même parler d’impossibilité, à tel point qu’on peut se demander dans quel mesure les écri­vains de cette époque n’ont pas cherché à effacer toute trace de filiation directe avec lui. Il faut dire que tout l’art de convaincre le lecteur dans la démons­tration d’un sujet tou­chant au para­normal consiste souvent à se parer d’une allure de savoir ances­trale, de faits attestés par la tra­dition, subi­tement mis en relation et en lumière par un " cher­cheur " dont la rigueur intel­lec­tuelle est une preuve sup­plé­men­taire de ce qu’il affirme.

Pas étonnant dans ce cas que la plupart d’entre eux n’aient jamais cité Charles FORT, quant bien même ils étaient de ses plus fidéles dis­ciples. JPEG - 29.3 ko

Charles Fort

Et pourtant… Qui a dit que notre planète était régu­liè­rement visitée par des êtres d’un autre monde ? Charles Fort.
Qui affirme que ces extra­ter­restres entre­tiennent des rela­tions pri­vi­lé­giées avec cer­tains ter­riens ? Charles Fort.
Qui a expliqué que la Mary Celeste a été victime d’un effet de télé­por­tation organisé par ces êtres venus d’ailleurs ? Charles Fort.
Qui recensait les pre­mières dis­pa­ri­tions mys­té­rieuses ? Charles Fort.
Qui a parlé le premier de mys­té­rieux disques volants ? Charles Fort.
Qui a enquêté sur les animaux fabuleux, la com­bustion spon­tanée des corps, les pou­voirs psy­chiques ? Charles Fort, dans ses quatre livres publiés entre 1919 et 1932 : Le livre des Damnés (1919), New Lands (1922), LO ! (1929), et Wild talents (1932).

Il n’y a aucun doute qu’avec cette œuvre il a façonné à lui seul ce qui allait devenir le paysage para­normal du XX ème siècle. Ce faisant il créa de toutes pièces le fond de com­merce de nombre d’officines reli­gieuses, de groupes phi­lo­so­phiques, de sectes mer­can­tiles, d’écrivains de lit­té­rature fan­tas­tique ou de science fiction, et de cher­cheurs voué à l’exploration du paranormal.

Au cours des années 1980, l’intérêt pour le para­normal a pro­gres­si­vement disparu pour resurgir en pleine force au début des années 1990, trouvant son apo­théose dans la célé­bration de l’anniversaire du crash de ROSWELL, le succés popu­laire de la série télé­visée X-​​FILES, ou la mode du New-​​Age. Au cours de cette décennie tant les études sur la culture SF que les essais sur l’origine du mythe des sou­coupes volantes ont mis en valeur les liens qui unis­saient étroi­tement les deux mondes. Dans ces deux voies d’investigation sur l’imaginaire du XX ème siècle, un nom est revenu souvent, comme l’inspirateur prin­cipal et la source ori­gi­nelle de cet ima­gi­naire, celui de Charles Fort.

Un exemple ? La série X-​​files est l’objet d’un véri­table culte et nombre de guides recensent les thèmes déve­loppés par la série : parmi ceux-​​ci, il n’en est pas un qui ne soit direc­tement issu des livres de Charles Fort écrits dans les années 1920. Voilà peut-​​être un hommage secret à celui qui n’eut pas de grand succès popu­laire lors de la publi­cation de ses ouvrages…

Affirmer som­mai­rement l’influence d’un seul homme sur une culture qui ne s’est jamais reven­diqué de lui expli­ci­tement prête le flanc à une cri­tique facile.

C’est pourquoi le but de cet article est de pré­senter en détail ce qu’est la pensée for­téenne, puis de montrer quelles furent ses modes de dif­fusion, pour enfin évaluer la part qui lui revient dans l’élaboration de la culture du para­normal. Aupa­ravant, il nous faut parler de la vie étrange de celui que ses amis appe­lèrent l’ermite du Bronx.

 Qui est Charles Fort ?

L’homme qui allait devenir le pro­phète de l’inexpliqué et le théo­ricien des faits refusés par la science est né à Albany, dans l’état de New-​​york, le 6 Aôut 1874. Ses parents, ori­gi­naires de Hol­lande y tenaient une épicerie de gros et charles Fort, aîné de trois frères, passa son enfance dans un milieu modeste mais confor­table. Sa mère mourût en mettant au monde le plus jeune des frères et son père se remaria alors que Charles avait une dizaine d’années.

Son enfance nous est connu par les frag­ments d’un texte auto­bio­gra­phique, " Many parts ", où Charles Fort se décrit comme éner­gique, plein d’imagination, et en but à l’autorité d’un père iras­cible. Cela explique sans doute pourquoi dès l’âge de 18 ans il déserte le foyer pour tenter sa chance à New-​​york dans le jour­na­lisme avant de voyager dans le sud des Etats-​​unis puis de partir faire le tour de l’Europe. En 1896, à 22 ans, son périple le laisse échoué à Capetown en Afrique du sud où il contracte la malaria. Malade, il revient à New-​​york et reprend ses ten­ta­tives jour­na­lis­tiques. Il se marie en 1897 avec Anna Filing, une ser­vante de la maison fami­liale et entame une longue période de vie pré­caire et de dénuement total dans un petit appar­tement du Bronx.

Charles Fort vit de petits boulots et, à défaut de grands repor­tages, se met à écrire des nou­velles qu’il vend avec plus ou moins de succès aux journaux. Curieu­sement, la plupart de ces textes ont aujourd’hui disparu et seul le travail des For­téens les plus acharnés a permis d’en sauver quelques uns de l’oubli.

Paral­lè­lement à cela, il entame pour son compte per­sonnel la col­lection sys­té­ma­tique des articles traitant de phé­no­mènes inex­pliqués. Archi­viste infa­ti­gable, il ébauche son clas­sement par­ti­culier des évène­ments dont il tirera ses théories futures, mais en pleine dépression ner­veuse, découragé, brûle tout en 1900
En 1905, âgé de 31 ans, Charles Fort a une exis­tence d’ermite ne se déplaçant plus qu’entre son appar­tement et la biblio­thèque public, sans aucune vie sociale, ce dont sa femme souffre énor­mément. Il a repris ses travaux de com­pi­lation et de clas­sement des faits étranges avec une pré­di­lection cette fois pour les gazettes scientifiques.

C’est au cours de cette année, tentant de vendre ses nou­velles au Smith’s magazine qu’il fait la connais­sance de l’écrivain Théodore Dreiser, alors son rédacteur en chef. Ils deviennent amis et Charles Fort vient de ren­contrer celui qui va le sou­tenir toute sa vie et lui offrir la pos­térité. C’est une éton­nante amitié qui se noue là et on peut se demander ce qui a poussé Théodore Dreiser, écrivain reconnu de la tri­logie Cow­perwood, grande figure saluée en son temps par H.G .Wells et Sin­clair LEWIS à s’attacher un per­sonnage tel que Charles Fort. Sans doute l’exentricité du per­sonnage, ses centres d’intérêts fan­tasques, son allure décalée, et son humour légen­daire ont charmé l’écrivain naturaliste.

Jusqu’en 1915, il continue son travail de fourmi, et publie au cours de cette période son seul roman qui ne soit pas perdu, " The outcast maun­fac­turers ". JPEG - 16.4 ko

ISBN : 9781612030562
ISBN-​​10 : 1612030564

Il se lance alors dans la rédaction de deux manus­crits inti­tulés res­pec­ti­vement " X " et " Y ", qu’il pré­sente pour lecture à théodore Dreiser. A propos de ces étranges titres, il lui dira qu’il est chanceux d’avoir " X " et " Y " en main, car cela signifie que lui, Fort, a com­mencé à écrire avec le " A ". Cela en dit long sur la capacité de Charles Fort à détruire sys­té­ma­ti­quement son travail lorsque celui ci ne lui donne pas satis­faction.
Théodore Dreiser se rap­pellera plus tard : " Ces manus­crits étaient si étranges, si mer­veilleux, si plein d’énergie […] c’était cer­tai­nement les plus grandes choses qu’il me fût donné à lire dans toute ma vie… ". Un com­pliment de poids pour deux manus­crits aujourd’hui perdus eux aussi, brûlés par Charles Fort parce qu’il les trou­vaient impar­faits. De par Théodore Dreiser, on sait sim­plement que " X " traitait d’une théorie selon laquelle la vie sur Terre était issue et contrôlée par des êtres de la planète Mars, tandis que " Y " pré­sentait les évidences de l’existence d’une civi­li­sation aujourd’hui dis­parue au Pôle sud. Un bref résumé qui en dit long déjà sur la capacité de Charles Fort à élaborer des théories éche­velés. Enthou­siaste, Théodore Dreiser encourage Charles Fort à continuer dans cette voie et l’incite à coucher sur le papier ses réflexions : ce sera " Le livre des damnés " , terminé quatre ans plus tard, en 1919. JPEG - 14.2 ko

ISBN-​​10 : 2922976092

Qui sait s’il n’a pas ren­contré à cette époque Howard Phillips Love­craft se pro­menant à nyc ?

Pour par­venir à l’écrire, Charles Fort a disposé de tout son temps car depuis 1916, un modeste héritage lui a permis de se libérer des petits boulots pour se consacrer uni­quement à son sacerdoce.

Théodore Dreiser par­vient à convaincre son propre éditeur de le publier et le livre paraît le 1er décembre 1919 chez Boni & Live­right. Les cri­tiques seront pour le moins par­tagés et on peut dire que le livre, à défaut de convaincre le public, ne le laisse pas indif­férent. C’est en effet un tollé général lorsque le livre est chro­niqué : " une mons­truosité de la lit­té­rature " selon edmond Pearson, " un rameau d’or pour les cinglés " selon John Win­terich, tandis que " Fort est l’âpotre de l’exception et le prêtre mys­ti­fi­cateur de l’improbable " pour Ben Hecht.

Seules quelques voix s’élèvent pour le com­pli­menter : Théodore Dreiser, bien entendu, pour qui Fort est " la plus grande figure lit­té­raire depuis Edgar Poe " ou John W. Campbell l’écrivain de Science-​​Fiction et futur rédacteur en chef de Astounding Stories pour qui il y a " dans cette œuvre les germes d’au moins six sciences nouvelles".

Un an plus tard, en pleine dépression à nouveau, il brûle la totalité des 40.000 notes qu’il avait accumulé pour la rédaction du " livre des damnés ", et part s’installer à Londres en 1921. Il passe là bas huit années qu’il qua­li­fiera de mer­veilleuses. Habitant à deux pas du British Museum, il y tra­vaille tous les jours en dévorant traités scien­ti­fiques, gazettes, journaux, et chro­niques des temps anciens. Enthou­siaste, il est régu­liè­rement au Speaker ’s corner de Hyde park pour y parler du caractère inévi­table du voyage inter­pla­né­taire et publie son second livre " New lands ". Ce dernier est surtout consacré à sa démo­lition sys­té­ma­tique de l’esprit des astro­nomes et de ce qu’il considère comme leurs erreurs. C’est à cette époque qu’il entame une cor­res­pon­dance avec Tiffany Thayer, jeune écrivain amé­ricain qui va devenir l’un de ses plus fidèles amis, et admi­rateur dévoué à sa cause.

A 55 ans, en 1929, il revient s’installer à New-​​York pour y continuer son travail. En 1931 il publie son troi­sième livre, LO ! explorant dans cette ouvrage les preuves de la télé­por­tation et son concept d’univers orga­nique. Cette même année, ses plus fidèles admi­ra­teurs décident de fonder la Fortean Society, chargée de dif­fuser la pensée de Charles Fort. Ce dernier, fidèle à son excen­tricité refusera tou­jours d’y par­ti­ciper. Moins d’un an plus tard, alors qu’il termine son qua­trième ouvrage " Wild talents ", il est admis à l’hôpital et décède le 3 mai 1932, sans doute de leu­cémie. Sans enfants, son épouse Anna ne lui survit que quelques années et elle meurt en 1937. La pensée for­téenne peut main­tenant être pillée.…

" Ma méthode sera celle de l’accumulation. "

Je crois per­son­nel­lement que le secret de la pensée for­téenne réside avant tout dans la méthode qu’il employa pour ses démons­tra­tions d’une super-​​realité.

En somme, je sou­tiens que Charles FORT a démontré l’existence du brouillard en observant le ciel au travers d’une lunette à l’optique dépolie. Au delà de la formule, je sou­tiens que Charles FORT ne pouvait qu’aboutir à cette pensée d’une super-​​réalité en usant de la méthode qu’il mit au point avec son système de fichiers.

Pour le démontrer, il me faut d’abord définir ce qu’est un " événement " paranormal

 Charles Fort Aujourd’hui ?

Beaucoup de ques­tions se posent au propos de cette pensée et de sa sur­vi­vance : doit on la consi­dérer comme une forme esthé­tique dont la lit­té­rature fan­tas­tique a su user avec brio ? S’agit-il d’une pensée qui perdure car elle est l’intuition d’un mythe scien­ti­fique moderne ?

Charles FORT n’était il qu’un doux dingue dont les délires ser­virent defilons juteux des­tinés à un marché sou­dai­nement crédule ?

 Citations

"Une pro­cession de Damnés. Par les damnés, j’entends bien les exclus. Nous tien­drons une pro­cession de toutes les données que la science a jugé bon d’exclure. Des bataillons de maudits, menés par les données bla­fardes que j’aurai exhumées, se met­tront en marche. Les uns livides, et les autres de flamme, et quelques-​​uns pourris. "

" J’ai clas­sifié, cata­logué toutes les données de ce volume et cer­taines proxi­mités, mises de ce fait en évidence, m’ont tenu lieu de révélations… "

  • Les sciences en folie
  • les desordres de la meteo
  • les objets venus du ciel
  • la supermer des sar­gasses
  • we are pro­perty
  • la tele­por­tation
  • la com­bustion spon­tanee
  • les poltergeist

 Sciences en folie

" ce qu’il y avait de gênant dans la science, c’était ce sens de l’immobilité des connais­sances acquises, cette pré­tention à la pro­gression géo­mé­trique du recen­sement de l’univers, qui, après l’ère ency­clo­pé­dique, trouvait son sommet dans le dix-​​neuvième posi­ti­viste. Mais, depuis le début de ce siècle est né un nouvel esprit scien­ti­fique où l’élément émotionnel, l’élan ima­gi­natif, le goût des rééva­lua­tions totale sont la menue monnaie des recherches dites avancées. On croirait assister à une nou­velle renais­sance où les savants (disons les grands savants), tenus de penser cent fois plus vite et ne se donnant plus les alibis de l’expérience, rede­viennent phi­lo­sophes, poètes, voyants, uto­pistes ou agents secrets. "

" Tout ce qui tente de s’établir pour réel ou positif, système absolu, gou­ver­nement, orga­ni­sation, soi, âme, indi­vi­dualité, ne peut y par­venir qu’en s’entourant d’une fron­tière, en damnant et en excluant en fuyant toutes les autres " choses ".

" Les méta­phy­si­ciens, les théo­lo­giens et les bio­lo­gistes ont essayé de définir la vie. Ils ont échoué parce qu’au sens positif il n’y a rien à définir - il n’est pas un seul phé­nomène de vie qui ne se mani­feste, à quelque degré que ce soit, dans la chimie, le magné­tisme ou les dépla­ce­ments astronomiques. "

Howard Phi­lipps LOVE­CRAFT lisait il Charles FORT ? on peut en être presque certain à la lecture de celui qui chu­chotait dans les ténèbres.

 Un certaine forme de modernité

Charles Fort n’est pas un char­latant, un sec­tateur, un escroc. Charles Fort n’a jamais été Ron Hubbard… Fort est un ultra de la science. Impa­tient de ses décou­vertes, per­suadé que plus rien n’est stable dans notre vision du monde, Charles fort s’empresse de le peupler d’animaux fabuleux, de phé­no­mènes inex­pliqués, de cos­mo­gonie délirantes.

Charles Fort, c’est fina­lement l’esprit poussé à bout, ou plus rien n’est stable, ou les poissons tombent du ciel, les bateaux s’envolent, les extra­ter­restres nous écrivent dans la pierre et jettent leurs réci­pients usagés par dessus bord leurs vais­seaux transgalactiques.

Sans aucun doute, lire Charles FORT c’est être emporter par un torrent d’idées folles, lou­foques, et quelques fois de la plus gros­sière stu­pidité. Mais je ne peux m’empêcher de déceler, dans cette Supermer de l’incohérent comme une forme de modernité.

Voilà un homme qui au tout début du Xxième siècle, alors que l’homme ne mai­trisait pas le ciel a posé pour évidence que notre ciel était tra­versé " Lire Charles FORT, c’est che­vaucher une comète. "
" Chercher la vérité dans le spécial, c’est chercher l’universel dans le local. "
" Qui­conque cherche la vérité ne la trouvera jamais, mais il y a une infime pos­si­bilité qu’il devienne lui-​​même la vérité. "

page 36, sur la com­mission Lavoisier chargée de réfuter l’existence des météo­rites.
Charles FORT c’est la tech­nique du cut-​​off de William BUR­ROUGHS appliquée au monde de l’étrange et de l’inexpliqué.

" Il ne peut pas y avoir de véri­table science, là où il y a des variables indé­ter­minées. Or toutes les variables sont indé­ter­minées, irrégulières. "


Fort passe en revue les phé­no­mènes inex­pliqués et étranges qu’il ren­contre dans les annales météo­ro­lo­giques. 1) Pluies inso­lites : gre­nouilles, insectes, pous­sières, pierres qui sont pour lui la preuve que la terre est entourée d’autres mondes. Dans sa démons­tration il lui faut d’abord mettre en doute les connais­sances scien­ti­fiques, ce qu’il fait en rap­pelant les erreurs de Lavoisier sur les météo­rites, l’imprécision des astro­nomes lorsqu’ils pré­disent le retour de la comète de halley, et le fait inex­pli­cable qu’une trombe sou­levant les gre­nouilles d’une mare n’emporte que des indi­vidus adultes et non pas à n’importe quel stade de sa croissance.

Passant en revue les divers séismes et les pous­sières qui les accom­pagnent, fort décèle dans l’incertitude à prouver tota­lement un lien de causes à effet, comme une preuve de l’incohérence de la théorie. Selon lui, la terre croise à proximité de routes com­mer­ciales reliant d’autres mondes :

"Et je pense à une île avoi­sinant un trajet com­mercial trans­océa­nique. Elle pourrait recevoir plu­sieurs fois par an des détritus pro­venant des navires de passage. "


Son scep­ti­cisme vis à vis d’une science qui accepte de se remettre en cause le pousse à lui enlever toute cré­di­bilité. Il n’est pas une dis­ci­pline que ne pâtisse de son jugement à l’emporte pièce, telle ce morceau de bra­voure et d’humour certain où il fustige les théories de Charles DARWIN :

" Son fon­dement [le Dar­wi­nisme] : la sur­vi­vance du plus apte. Pas du plus fort, ni du plus habile, puisque partout sur­vivent la fai­blesse et la stu­pidité. Or, on ne peut déter­miner l’aptitude autrement que par la sur­vi­vance. En sorte que le dar­wi­nisme prouve en tant et pour tout la sur­vi­vance des survivants. "

" …je propose qu’on admette l’existence au-​​delà de notre planète d’autres conti­nents, d’où tombent des objets, tout comme les épaves de l’Amérique dérivent vers l’Europe. "

" je pense pour ma part qu’en 1903, nous avons tra­versé les restes d’un monde pul­vérisé, laissé pour compte d’une antique que­relle inter­pla­né­taire et boudant depuis au travers de l’espace comme une rancune rouge. "

" Débris de désastres inter­pla­né­taires. Batailles aériennes. Pro­vi­sions ali­men­taires des super-​​cargos nau­fragés dans le trafic spatial. "

A propos de sub­stances trans­pa­rentes, molles sentant l’huile rance et tombée le 11 avril 1832 en Irlande, fort écris :

" Si des super-​​engins ont fait nau­frage dans leurs allées et venues entre mars, Jupiter et vénus, la question de leur car­burant se pose avec autant d’acuité que celle de leurs car­gaisons. On s’attendrait à voir tomber des pluies de charbon, mais des moteurs à essence com­bus­tible ont pu être conçus depuis des siècles sur des moules plus avancés. "

La question du car­burant ou de la car­gaison revient souvent, expli­quant notamment selon lui la manne céleste de la bible.

" Un jour je pas­serai en revue toutes les vieilles his­toires de démons apparus sul­fu­reu­sement sur terre, dans le but d’exprimer qu’à plu­sieurs reprises, nous avons eu des visi­teurs d’un autre monde et que le signe de l’origine externe est dans la sul­fu­rosité. Un jour je ratio­na­li­serai toute la démonologie… "

" Je pense à une région, sus­pendue au-​​dessus de la surface ter­restre, où la gra­vi­tation n’opère pas, et qui n’est pas régie par le carré de la dis­tance, tout comme le magné­tisme est négli­geable à très courte dis­tance d’un aimant. Je pense que tout ce qui a été arraché à la surface de la terre est resté pri­sonnier de cette région jusqu’à libé­ration par la tempête.
Une supermer des sar­gasses. Epaves, détritus, vieilles car­gaisons des nau­frages inter­pla­né­taires, objets rejetés dans ce que l’on nomme espace par les convul­sions des pla­nètes voi­sines, reliques du temps des Alexandre, des césars, et des napo­léons de mars, de Jupiter, de Neptune. Objets sou­levés par nos cyclones. Granges et chevaux, éléphants, mouches et dodos, pté­ro­dac­tyles et moas. Feuilles d’arbres récentes ou de l’âge car­bo­nifère, le tout tendant à se dés­in­tégrer en boues ou en pous­sières homo­gènes, rouges, noires ou jaunes, trésors pour paléon­to­logues et archéo­logues, accu­mu­la­tions de siècles, ouragans de l’Egypte, de la Grèce ou de l’assyrie, poissons secs, poissons durs, les uns de passage, les autres pourrissants. "

Poussant encore plus loin sa théorie, Charles fort introduit l’idée que ces chutes d’animaux pour­raient bien avoir une impli­cation encore plus grande que le prodige de leur origine extra­ter­restre.
Il se pourrait en effet que toute vie sur terre ne soit d’origine extra­ter­restre, et fruit d’un essaimage ancien :

"[il me vient] L’idée qu’il pourrait se trouver quelque part au dessus de nous un lieu d’origine de la vie, rela­ti­vement à cette terre. Laissons aux recherches des super­géo­graphes le soin de déter­miner s’il s’agit d’une planète, de la lune ou d’une vaste région amorphe sur­plombant la terre, ou encore d’une île de la supermer des sargasses. "

Il décrit ensuite des objets manu­fac­turés tombés du ciel et portant des ins­crip­tions inconnues. Ce sont les fameuses haches de Charles FORT.

" Je tiens que de nom­breux objets et dif­fé­rentes sub­stances ont été arrachés par des per­tur­ba­tions atmo­sphé­riques à ce que j’appelle pour plus de facilité la Supermer des Sargasses. "

" Les boulets et les pierres tri­an­gu­laires peuvent signifier un bom­bar­dement de la terre, des ten­ta­tives de com­mu­ni­cation ou des visi­teurs antiques : explo­ra­teurs lunaires ramenant avec eux, à titre de curiosité, des outils pré­his­to­riques ter­restres, puis faisant nau­frage et laissant toute leur car­gaison sus­pendue des siècles durant dans la Supermer des Sar­gasses, jusqu’à libé­ration acci­den­telle par l’intermédiaire d’une tempête ou d’un orage. "

" Je pense pour ma part que la logique, la science, l’art et la religion ne sont, dans le courant de notre exis­tence, que des pré­mo­ni­tions d’un réveil à venir, comme la conscience nébu­leuse de la réalité exté­rieure dans l’esprit d’un rêveur. "

" J’ai com­mencé par concevoir un autre monde, dont objets et sub­stances tom­baient sur terre, un monde qui eut ou a peut-​​être encore un intérêt tout tuté­laire pour les choses ter­restres.
Puis, j’ai modifié cette conception jusqu’à celle d’un aitre monde qui aurait tenté, depuis des siècles, de com­mu­niquer avec une secte, peut-​​être une société secrète, ou cer­tains habi­tants très ésoté­riques de cette Terre. "

" Si je considère un autre monde com­mu­ni­quant dans le plus grand secret avec cer­tains habi­tants très ésoté­riques de notre terre, il me faudra consi­dérer d’autres moindes encore, tentant de com­mu­niquer avec tous les habi­tants de notre terre puis de vastes struc­tures qui nous côtoient à des kilo­mètres de dis­tance, sans le moindre désir de nous contacter, comme des cabo­teurs croisant d’île en île sans faire leur choix.
Puis encore les données d’une vaste construction, venue maintes fois nous rendre une visite subreptice, plon­geant dans l’océan et restant sub­mergée, puis repartant vers l’inconnu. Comment un Esquimau expliquerait-​​il un navire, venu s’approvisionner en charbon (dont abondent les plages arc­tiques, mais qu’ignorent les indi­gènes) et repartant sans esquisser la moindre ten­tative diplomatique ? "

" Il sera dif­ficile, pour beaucoup de gens, d’admettre que nous puis­sions ne pas être intéressants. "

" J’admets qu’on nous évite, pro­ba­blement pour des raisons morales. "

L’évidence de la connais­sance par LOVE­CRAFT du Le Livre des Damnés se trouve dans le passage suivant, à rap­procher de la trame même de la nou­velle. Il s’agit là peut-​​être d’un exemple unique dans l’œuvre de HPL.

" Il est dif­ficile de concevoir que les mines de cuivre immenses et com­plexes du lac supé­rieur aient été l’œuvre des abo­ri­gènes d’amérique.
Malgré l’étendue excep­tion­nelle de ces exca­va­tions, on a jamais trouvé dans la région un seul signe d’habitation per­ma­nente : pas une hutte, pas un sque­lette, pas un seul ossement. De plus, les indiens n’ont aucune tra­dition minière. Je crois plutôt que nous avons eu des visi­teurs, venus chercher de notre cuivre, par exemple. "

" le plus grand des mys­tères : pourquoi ne se montrent ils pas ouver­tement à nous ?
peut-​​être est-​​ce pour des raisons morales mais ne trouvera-​​t-​​il pas parmi eux quelques dégé­nérés ?
ou pour des raisons phy­siques : lorsque nous évaluons cette pos­si­bilité, nous croyons volon­tiers que l’approche de notre monde par un autre monde sera catas­tro­phique. Mais pourtant nous devons bien les inté­resser quelque degré que ce soit. Les microbes et les germes nous inté­ressent, cer­tains même nous accaparent. "

" Pourquoi ne nous enverrait-​​on pas quelques mis­sion­naires pour nous convertir ouver­tement, nous arracher à nos pro­hi­bition bar­bares et à nos tabous, et pré­parer la voie à un marché avan­tageux en ultra-​​bibles et super-​​whiskies ? "

" j’entrevois une réponse simple et immé­dia­tement accep­table : éduquerions-​​nous, civiliserions-​​nous, si nous le pou­vions, des cochons, des oies et des vaches ?
Serions-​​nous avisés d’établir des rela­tions diplo­ma­tiques avec la poule qui fonc­tionne pour nous, satis­faite de son sens absolu de l’achèvement ?
je crois que nous sommes des biens immo­bi­liers, des acces­soires, du bétail. Je pense que nous appar­tenons à quelque chose. Qu’autrefois la terre était une sorte de no man’s land que d’autres mondes ont exploré, colonisé et se sont disputé entre eux.
A présent, quelque chose possède la terre et en a éloigné tous les colons. Rien ne nous est apparu venant d’ailleurs, aussi ouver­tement qu’un chris­tophe colomb débar­quant sur san sal­vador ou hudson remontant le fleuve qui porte son nom. Mais, quant aux visites subrep­tices rendues à la planète, tout récemment encore, quant aux voya­geurs émis­saires venus peut-​​être d’un autre monde et tenant beaucoup à nous éviter, nous en aurons des preuves convain­cantes.
En entre­penant cette tache, il me faudra négliger à mon tour cer­tains aspects de la réalité. Je vois mal par exemple comment couvrir dans un seul livre tous les usages pos­sibles de l’humanité pour un mode dif­férent d’existence ou même jus­tifier l’illusion flat­teuse qui veut que nous soyons utiles à quelque chose. Des cochons, des oies et des vaches doivent tout d’abord découvrir qu’on les possède, puis se pré­oc­cuper de savoir pourquoi on les possède. Peut-​​être sommes-​​nous uti­li­sables, peut-​​être un arra­gement s’est-il opéré entre plu­sieurs parties : quelque chose a sur nous droit légal par la force, après avoir payé pour l’obtenir, l’équivalent de ver­ro­teries que lui reclamait notre pro­prié­taire pré­cédent, plus pri­mitif.
Et cette tran­saction est connue depuis plu­sieurs siècles par cer­tains d’entre nous, moutons de tête d’un culte ou d’un ordre secret, dont les membres, en esclaves de pre­mière classe, nous dirigent au gré des ins­truc­tions reçues, et nous aiguillent vers notre mys­té­rieuse fonction.
Autrefois, bien avant que la pos­session légale ait été établie, des habi­tants d’une foule d’Univers ont atterri sur terre, y ont sauté, volé, mis à la voile ou dérivé, poussés, tirés vers nos rivages, iso­lément ou bien par groupes, nous visitant à l’occasion ou pério­di­quement pour raison de chasse, de troc ou de pros­pection, peut-​​être aussi pour remplir leurs harems. Ils ont chez nous planté leurs colonies, se sont perdus ou ont dû repartir. Peuples civi­lisés ou pri­mitifs, êtres ou choses, formes blanches, noires ou jaunes. "

" j’accepte pour ma part les géants et les fées. La science d’aujourd’hui est la super­stition de demain, la science de demain, la super­stition d’aujourd’hui. "

  • Elvéra : le mondes nains
  • Mons­trator : le monde des géants
  • Azuria : le monde des hommes bleus (à l’origine des pre­miers bretons)
  • cyclorea : monde en forme de roue

" s’il y a d’autres mondes, ce sont des mondes tuté­laires, et kepler par exemple, n’a pas pu se tromper com­plè­tement. Sa vision d’un ange affecté à la poussée et à la direction de chaque planète, peut n’être pas très accep­table, mais abs­trai­tement parlant, elle implique la notion d’une relation tuté­laire. Le fait seul d’être implique la tutelle. "

" des iles flot­tantes sta­tionnent souvent dans la supermer des Sar­gasses et des per­tur­ba­tions atmo­sphé­riques les affectent parfois, pro­vo­quant la chute de dif­fé­rents objets sur cer­taines zones ter­restres. Je tiens que ces cailloux sont tombés des plages qui jalonnent les iles flot­tantes des la Supermer des Sargasses. "

" les avia­teurs de l’avenir mon­teront de plus en plus haut, puis des­cen­dront de leur appa­reils pour dégourdir leurs jambes. La pêche est bonne en ces régions, ils sor­tiront leurs lignes et leurs amorces ; ils trou­veront des mes­sages de l’autre monde et, dans les trois semaines, il y aura un racket de mes­sages apo­cryphes. Un jour, je rédi­gerai un message tou­ris­tique de la Supermer des Sar­gasses, à l’usage des aviateurs. "

" on dit qu’à Rouen, le 5 juillet 1853, tom­bèrent des blocs de glace gros comme la main, et qui sem­blaient s’être tous détachés d’un seul bloc énorme : c’était, je pense, un iceberg volant. "

" je trouve tou­jours inté­ressant d’arpenter une rue, de regarder ce qui m’entoure et de me demander à quoi res­sem­ble­raient toutes ces choses si l’on ne m’avait pas appris à voir des chevaux, des arbres ou des maisons là où il y a des chevaux, des arbres et des maisons. Je suis per­suadé que, pour une vision supé­rieure, les objets ne sont que contraintes locales se fondant indis­tinc­tement les unes avec les autres dans un grand tout global. "

" il est conforme à mon opinion générale qu’il n’y a pas de planète intra-​​mercurielle, mais bien dif­fé­rents corps et plu­sieurs objets vastes, parfois près de la terre, parfois au voi­sinage du soleil : mondes sans orbites (que je conçois, vu l’absence appa­rente de col­lision, dotés d’un contrôle navi­gable), ou super­cons­truc­tions dirigeables. "

" j’ai beau pos­séder les données de mul­tiples corps sombres, je tends presque irré­sis­ti­blement à concevoir l’un deux comme le chef suprême des corps sombres. De tous ceux qui flottent ou naviguent dans l’espace inter­pla­né­taire, il doit y avoir un prince des Coprs Obscurs.
Méla­nicus : Vaste corps téné­breux aux ailes de chauves souris ou super-​​construction noire comme le jais, mieux encore, l’un des spores du Malin. "

" je dirai que nous sommes en état de culture, que nous en sommes conscients, mais que nous avons le toupet de tout attribuer à nos ins­tincts nobles et supérieurs ".

" une goutte d’eau. Autrefois, l’eau était consi­dérée comme si homogène qu’on la prenait pour un élément. Vint le micro­scope et non seulement vit-​​on que le supposé élémen­taire avait une infinie diversité, mais encore que dans sa vie pro­to­plas­mique, il y avait de nou­veaux ordres d’existence. "

" … mais je pense que les grands corps sombres qui s’approchent de la terre sont lumineux, entourés de nuages, et tremblent si fort qu’ils affectent la terre. Suit alors une chute de matières issues de ce monde, et une levée de matière ter­restre vers le monde avoi­sinant, ou un échange de matières, connu en Sis­mo­logie Avancée, sous le nom de celestio-​​métathèse. "

" quatre caté­gories de phé­no­mènes ont précédé ou accom­pagné les trem­ble­ments de terre : nuages inso­lites, obs­curité pro­fonde, appa­ri­tions lumi­neuses dans le ciel, chutes de sub­stances, com­mu­nément ou non nommées météo­ri­tiques.
Aucune de ces mani­fes­ta­tions ne s’intègre aux prin­cipes de la sis­mo­logie pri­mitive ou pri­maire, chacune d’entre elles rend compte d’un corps vibrant sus­pendu au-​​dessus de la terre ou la survolant. "

" mais pour la plupart d’entre mes données, je pense à des super-​​objets qui tra­versent le ciel sans mani­fester plus d’intérêt pour la terre que les pas­sagers d’un trans­at­lan­tique n’en mani­festent pour le fond des océans. "

" je crois qu’on nous pêche. Peut-​​être sommes-​​nous hau­tement estimés par les super-​​gourmets des sphères supé­rieures. Je suis ravi de penser que je puisse être utile à quelque chose. Je suis sûr que bien des filets ont traîné dans notre atmo­sphère, et ont été iden­tifiés à des trombes ou à des ouragans. "

" un posi­ti­viste tente de for­muler : un inter­mé­dia­riste aussi, mais avec beaucoup moins de rigueur : il avc­cepte mais nie en même temps. "

" faisons la somme de nos éléments super-​​géographiques. Il y a des régions géla­ti­neuses, des régions sul­fu­reuses, des régions fri­gides et tro­pi­cales, une région qui fût source de vie par rapport à la terre, des régions où la densité est si grande que tout ce qui en sort explose en péné­trant dans l’atmosphère terrestre. "

Charles Fort, partant de faits précis, étiquetés, et contrôlés, leur appli­quait une forme lyrique du doute, et attei­gnait poé­ti­quement au sur-​​réel

​David Hauguel

 Conclusion

Charles Fort est peu connus et pourtant son œuvre est monu­mentale. On ne peux pas dire qu’il voyait juste à chaque fois mais a introduit une cer­taine approche pour com­prendre notre réalité.
Il ne cher­chait pas à faire du profit mais à com­prendre et à expliquer son point de vue.
Ima­ginez que Charles Fort est un auteur des années 20. Aurait il lancé une cer­taine façon de voir, d’analyser dont certain ont oublié de le citer ?.

_​_​
Le monde est étrange, vous ne trouvez pas ?


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Commentaires

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dimanche 20 novembre 2011 à 22h36 - par  popi soudure

louis pauwels et Jacques bergier avec leur best seller " le matin des magi­ciens " doivent tout a charles fort ! ils rendent d ’ ailleurs dans leur préface un hommage indirect au pape de la para­psy­cho­logie et un des pre­miers écri­vains sur ce sujet qu ’ était le grand charles fort .….….….

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