Des poubelles dans nos assiettes

vendredi 29 octobre 2010
par  Neimad
popularité : 100%

Scandale de la vache volle, trem­blante du mouton, OGM, colo­rants, tra­ça­bilité, cancer, brebis clonées, farine animale, poissons carrés, vaches à médi­ca­ments, grippe aviaire, pro­duits bio, maïs trans­gé­nique, label rouge, contrôles sanitaires…


Depuis quelques temps déjà, nos cui­sines ne sont plus les mêmes. Il y rôde comme un soupçon de mal­ver­sation. Les infor­ma­tions que vous trou­verez ici risquent de vous donner la nausée. Ames sen­sibles, veuillez cliquez ici. Pour les autres, je vous sou­haite bon appétit !

Cet article est basé sur le livre de Fabien PERUCCA et Gérard POU­RADIER, Des pou­belles dans nos assiettes (Michel Lafon, 1997, Livre de Poche) où l’on trouve autant d’humour - noir - que d’informations véri­fiées (Minis­tères de la Santé, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Com­merce, Com­mission nationale de l’hygiène ali­men­taire, Com­mission européenne…).


JPEG - 19.8 ko

Ce site doit servir de mani­feste culi­naire et gus­tatif. Il s’adresse à tous ceux qui ont déjà goûté un vrai jus d’orange et qui ne l’ont pas reconnu. Si ce n’était pas de l’orange, c’était quoi ce goût ? C’était quoi ? On n’a pas besoin de "Matrix" quand on a la réalité…



 La DJA 


La DJA sert à mesurer la dose maximale de toxicité auto­risée dans vos assiettes. La limite de la DJA, c’est la DL, soit la Dose Léthale. Il s’agit du pour­centage d’animaux cobayes morts à court terme après avoir absorbé le produit. On estime qu’une DL50 est une dose suf­fi­sante, ce qui signifie que les labo­ra­toires donnent la per­mission aux entre­prises agro-​​alimentaires d’ajouter dans la matière consom­mable un produit qui tue un pour­centage infé­rieur ou égale à 50% des animaux cobayes.

La DL50 est de moins de 5 mil­li­grammes pour des sub­stances extrêment toxiques, de 5 à 30 mil­li­grammes pour les sub­stances très toxiques, de 50 à 500 mil­li­grammes pour les sub­stances modé­rément toxiques, de 500 mil­li­grammes à 5 grammes pour les sub­stances légè­rement toxiques. Le tout pour un kilo de viande de rat.

Cependant, la dose uti­lisée est divisée par cent avant de l’inclure dans l’alimentation humaine. On pense que ce diviseur est une sécurité suf­fi­sante, suite à des études faites sur un homme moyen de soixante-​​dix kilos. Ces études ne tiennent pas compte des enfants, des vieillards et des femmes enceintes.

On ajoutera que la DJA ou Dose Jour­na­lière Admis­sible ne tient pas compte des abus de nour­riture chez les gens obèses et des effets à long termes chez les gens normaux.

Notons pour infor­mation que 400 français meurent quo­ti­dien­nement du cancer, et le taux de français atteint de naissent de croître : un sur quatre, puis un sur trois en 2010.

La DJA n’est pas une norme inébran­lable. Elle évolue comme les cours de la bourse. Elle évolue selon les avis de pol­lu­tions, les catas­trophes nucléaires, les marées noires et les scan­dales bovins ou porcins. Elle évolue surtout à la suite des conflits qui opposent les asso­cia­tions de consom­ma­teurs aux grands groupes ali­men­taires comme Monsento.

La DJA est un concept central. Il n’y a pas un jour qui passe sans qu’il soit question de la DJA dans les milieux auto­risés. C’est la fièvre de l’or vert, celui qui rapport des mil­liards de francs et qui fait la joie du ministère des Finances.

Ce n’est cer­tai­nement pas un hasard si nos scien­ti­fiques ne signent aucune étude ou presque concernant la relation entre santé et ali­men­tation. Ces études interviendraient-​​elles en faveur de la DJA, on s’interrogera sur le finan­cement de ces études. Celles-​​ci seraient-​​elles encore indé­pen­dantes qu’on rap­pellera qu’il n’existe pas de contrôles sérieux de la DJA, qu’il n’existe pas non plus d’étiquette indi­quant la Dose exacte de DJA. Les indus­triels frôdent et doivent continuer de frôder. Arrêter de frôder serait suspect, les médias ris­que­raient de s’inquiéter. Les indus­triels sont comme des cyclistes qui prennent de l’EPO pour rester sur le circuit. Si la DJA n’existait pas, l’humanité serait morte de faim depuis longtemps.



 Derrière les étiquettes


A défaut de la DJA, nous vous pré­sen­terons donc les autres pro­duits qui sont obli­ga­toi­rement ins­crits sur les étiquettes [Les indus­triels doivent indiquer les "traces de fruits à coque" et autres pro­duits au cas où des per­sonnes y seraient aller­giques mais ils n’ont pas obli­gation de men­tionner la pré­sence d’OGM en-​​dessous de 1%]. Ces pro­duits sont ins­crits par ordre décroissant, même s’il n’existe pas de pour­centage exacte. Ils peuvent être codés ou écrits en toutes lettres : par exemple le "glu­tamate mono­so­dique" (GMS) et ses dérivés cor­res­pondent aux codes E620 à E625.

Cer­tains pro­duits sont naturels, d’autres sont des pro­duits chi­miques. Parmi les pro­duits naturels, cer­tains sont inno­fensifs, comme le gluten (quoiqu’il existe une allergie au gluten), d’autres moins. L’acide glu­ta­mique ou glu­tamate, pour reprendre notre exemple, est un acide aminé et un arôme naturel… dont notre corps n’a pas besoin, puisqu’il peut le fabriquer lui-​​même. A fortes doses, c’est un neu­ro­toxique, capables de pro­voquer des épilepsies et soup­çonné de divers symp­tômes allergiques.

On trouve du glu­tamate dans les ali­ments sui­vants [Source : http://​www​.ladie​te​ti​que​dutao​.com/gl…] :

  • Les chips,
  • les apé­ritifs au goût "bacon" ou "fromage"
  • les soupes en sachets,
  • les bâtonnets de crabes (surimi),
  • cer­taines char­cu­teries,
  • presque tous les bouillons en cubes (même "BIO" !!),
  • dans cer­taines épices,
  • dans de très nom­breux plats pré­parés,
  • des risottos tous prêts,
  • des cen­taines de des­serts, de bonbons,
  • de pro­duits dits de "régime" (où l’on trouve parfois le GMS et l’Aspartame dans le même produit !!),
  • de nom­breux pro­duits au soja
  • des pillules de vitamine
  • des cap­sules de médicament

Chaque année en Europe, nous consommons 95 000 tonnes de glutamate.

Avant de lire l’étiquette d’un produit, rappelons-​​nous que nos sens peuvent nous tromper :

  • Ce n’est pas parce qu’un produit est beau qu’il est bon au goût (les pommes sont belles parce qu’on les asperge d’insecticides pour les pro­téger).
  • Ce n’est pas parce qu’un produit est bon au goût qu’il est bon pour la santé (les yahourts sont aro­ma­tisés avec des pro­duits chi­miques).
  • Ce n’est pas parce qu’un produit vaut moins cher qu’un autre que le fabri­quant a baissé sa marge (le steack à 15% de matières grasses est moins cher qu’un steack à 5% de matières grasses).

Les expres­sions peuvent aussi êtres trom­peuses. "Arôme naturel de fraise" ne signifie pas "réalisé à partir de fraises", mais "réa­lisés à partir d’éléments naturels qui imitent le goût de la fraise". Ainsi, l’ "arôme naturel de fraise" s’obtient à partir de copeaux de bois aus­tralien, d’eau, d’alcool et autres pro­duits. En réalité, la pro­duction mon­diale de fraise en répon­drait pas à la demande, elle ne com­blerait que 5% des besoins des Etats-​​Unis. D’autres arômes, comme le cacao, la vanille ou la pêche uti­lisent d’autres ingré­dients (huile de ricin, cham­pi­gnons…). Les chi­mistes des indus­tries ali­men­taires sont par­ti­cu­liè­rement ingé­nieux et pro­ductifs, puisque les Euro­péens consomment chaque année 170 000 tonnes d’arômes reconstitués.



 Les colorants


Si des colo­rants d’origine natu­relle sont inno­fensifs, la plupart des E quelque chose (E100 à E180) devraient être évités : ils camouflent le véri­table produit. Ils per­mettent aux indus­triels de donner de la couleur à ce qui n’en a pas.

Il faut bien com­prendre qu’un colorant n’est pas une "couleur" mais un produit chi­mique. C’est une couleur arti­fi­cielle, c’est une teinte inventée, irréelle, plus réelle que la réalité, hyper­réelle, une couleur vir­tuelle, pro­thé­sique, à côté de réelle les véri­tables pommes, cabossées et trouées par les vers, res­sembles à des rejetons fébriles de la véri­table Pomme, l’idée de Pomme tels que les médias la dif­fusent, telle qu’on peut la lire dans les dici­tion­naires, telle qu’on peut la voir en photo dans les ency­clo­pédies. Le dessin d’une pomme devrait tou­jours des­siner une pomme impar­faite : car il n’existe pas de pomme parfaite.

La plupart des colo­rants sont nui­sibles pour la santé et ils sont rarement seuls.

L’AGENCE DE LA SÉCURITÉ ALI­MEN­TAIRE bri­tan­nique (FSA) a demandé ven­dredi le rappel de 359 pro­duits ali­men­taires contenant un colorant, le Sudan 1, poten­tiel­lement can­cé­rigène. Ces pro­duits, portant notamment les marques de chaînes de super­marchés comme Asda, Wai­trose, Tesco, Marks & Spencer ou encore Sainbury’s, contiennent tous une sauce pro­duite par la société Premier Foods, la Cross and Bla­ckwell Wor­cester Sauce. Or un lot de piment en poudre coloré avec le Sudan 1, un produit nor­ma­lement utilisé pour colorer en rouge des pro­duits sol­vants, des cires ou des cirages de chaussure et interdit en Grande-​​Bretagne et dans toute l’Union euro­péenne, a été utilisé pour la fabri­cation de cette sauce. Les 359 pro­duits sont notamment des tourtes, des pizzas, des cuisses de poulet, des sau­cisses ou des chili con carne.

Source : la Libre Belgique, 2005.

Pourtant, ce ne sont ni les indus­triels, ni les médias qu’il faut accuser si le consom­mateur préfère acheter la pomme ronde et colorée plutôt qu’une pomme abîmée, peut-​​être tombée de l’arbre avant d’avoir été cueillie. Le consom­mateur serait-​​il le fautif ? Che­chons la cause de son choix. Il est ins­tinctif : on pré­frère la beauté à la laideur. Mais il y a aussi une question de mode : que le produit soit propre, brillant, fin, élégant, mignon (c’est-à-dire petit), qu’il soit à 0% de matières grasses, bourré de sels minéraux et qu’il soit du meilleur rapport qualité/​prix, qu’il contienne également des médi­ca­ments, qu’il soit bon pour la santé, pour le teint ou pour la sexualité, qu’il soit cool, amusant ou excitant, de marque, emballé dans un sachet résistant mais facile à déchirer, qu’il se conserve long­temps mais que l’ouverture soit un jeu d’enfant, qu’il y ait un cadeau sur­prise ou un bon de réduction, qu’il puisse être mangé pour le plaisir, à n’importe quelle heure, enfin qu’il me serve à tout sauf à me nourrir. La nour­riture est devenu un objet de consom­mation comme un autre. On devrait pouvoir exposer ce qu’on mange dans une vitrine, voilà le principe. Les publi­cistes le savent mieux que quiconque.

  • E100 : Cur­cumine (colorant jaune).
  • E101 : Lac­to­flavine ou ribo­flavine (colorant jaune)
  • E102 : Tar­trazine (DJA de 7,5 mil­li­grammes par kilo, soit une sub­stance classée comme "très toxique"). Sert à colorer les croûtes de fromage, les enve­loppes de char­cu­terie, les crèmes glacées, les confi­series, les pâtis­series, etc.
  • E104 : Colorant jaune de qui­no­léine.
  • E110 : Colorant jaune orangé.
  • E120 : Acide car­mi­nique ou rouge de coche­nille. Fabriqué à partir d’insectes sud-​​américains, en charcuterie-​​salaisonnerie il est souvent utilisé sous forme de laque.
  • E122 : Azo­rubine (colorant rouge).
  • E123 : Colorant ama­rante rouge. Réservé en France aux oeufs de poisson (caviar) et suc­cé­danés de poisson.
  • E124 : Rouge coche­nille A.
  • E127 : Ery­throzine. Colorant pour les sau­cisses rouges, boissons sans alcool, glaces et sorbets, pâtis­series, chewing-​​gum, bobons, etc.
  • E131 : Bleu parenté V.
  • E132 : Indi­gotine ou carmin d’indigo.
  • E140 : Vert chlo­ro­phylle.
  • E141 : Com­plexes cui­vriques des chro­lo­phylles et chro­lo­phyl­lines (colo­rants verts).
  • E142 : Vert acide brillant BS.
  • E150 : Caramel (colorant brun).
  • E151 : Colorant noir brillant.
  • E153 : Car­bo­me­di­ci­nalis vege­talis ou charbon végétal médi­cinal (colorant brunt).
  • E160 : Car­toé­noïdes, bixine ou carotène (souvent employé comme colorant des pâtes ali­men­taires, etc.).
  • E161 : Xan­to­phylles. Cette classe de colo­rants jaunes, par exemple obtenus grâce à la coa­gu­lation ther­mique de cer­taines pro­téines contenues dans le jus de pressage de la luzerne, per­mettent la colo­ration des oeufs, de la chair de poulet, des bis­cuits, des entremets et pâtis­series, etc.
  • E162 : Rouge de bet­terave ou bétanine.
  • E163 : Antho­cyanes.
  • E170 : Car­bo­nates de calcium.
  • E171 : Bioxyde de titane.
  • E172 : Oxydes et hydroxydes de fer.
  • E173 : Alu­minium.
  • E174 : Argent.
  • E175 : Or.
  • E180 : Pigment rubis (exclu­si­vement réservé à cer­taines croûtes de fromage).



 Les conservateurs


Les conser­va­teurs sont utiles. Mais ils déforment le goût. Ils déforment également le produit, en altérant sa com­po­sition chi­mique (c’est même pour cela que le produit se conserve). Ils déforment enfin l’organisme qui les ingèrent, car l’organisme n’est pas sensé digérer des conser­va­teurs. Les conser­va­teurs conservent, ils ne sont pas sensés être digestes. Cer­tains conser­va­teurs d’origine natu­relle n’ont pas d’effet notable sur la santé, il est bon de le noter. Mais l’industrie agro-​​alimentaire est "perfide", elle mêle des pro­duits inno­fensifs à des pro­duits toxiques. Il serait bien naïf de croire que la toxicité dis­paraît dans la masse du produit.

La plupart des pro­duits chi­miques ne sont pas assi­milés mais restent dans l’organisme, dans notre sang, dans notre chair, jusqu’au plus profond de nos cel­lules. Ils trans­forment le milieu interne de l’organisme, le rendent toxique pour l’organisme. Comment s’étonner, après, de la recru­des­cence des cancers et des allergies. L’organisme n’arrive plus à recon­naître le milieu sanguin et lym­pa­thique dans lequel il évolue. Il le considère comme un étranger, il se sent agressé et il l’agresse à son tour : il tente de se défendre de ces toxines comme il ten­terait de se défendre d’une greffe. Cer­tains parmi vous ont peut-​​être de l’asthme, d’autres ont peut-​​être vu des allergies appa­raître chez eux sans aucune raison par­ti­cu­lière. Leur cause n’est peut-​​être ni psy­cho­lo­gique ni socio­lo­gique : elle est peut-​​être tout sim­plement nutri­tion­nelle. On remar­quera d’ailleurs le nombre des allergies concernant les ali­ments en pleine aug­men­tation, en par­ti­culier chez les enfants. Je ne préfère pas donner des exemples dans l’actualité, de peur d’être très vite dépassé - mais il suffit de lire et d’écouter.

Ces pro­duiits chi­miques auraient donc de réelles consé­quences à court terme. Mais ce sont les consé­quences à long terme qui sont le plus à craindre. En effet, ces pro­duits fonc­tionnent souvent comme l’intoxication à la dioxine qui la pro­priété de s’accumuler dans l’organisme. Le principe de la pol­lution à la ioxine est le suivant : le sol est aspergé de pro­duits divers, l’herbe qui y pousse l’est à son tour, l’eau qui sert à l’arroser n’est pas pure non plus, la vache qui mange l’herbe mange en même temps tous ces pro­duits qui se sont accu­mulés, la vache meurt et sa car­casse sert à nourrir une autre vache, qui héritera de tous ces bons pro­duits, enfin la femme mangera de la vache et par­tagera avec son nour­risson… Mieux vaut que je ne vous parle pas du lait et de ses conservateurs…

  • E200 : Acide sor­bique. Un dérivé des sucres souvent employé, par exemple, dans cer­taines sauces condi­men­taires.
  • E201 à 203 : Sor­bates de sodium, de potassium et de calcium. Ils sont uti­lisés pour obtenir un effet de solu­bilité per­ma­nente. Le E202, aci­difié à l’acide citrique, lac­tique, tar­trique ou acé­tique, est également employé, par exemple, comme anti­fon­gique de la peau de chorizo.
  • E210 : Acide ben­zoïque. Un dérivé de pétrole entrant dans la com­po­sition de cer­taines boissons gazeuses au goût fruité.
  • E211 : Ben­zoates de sodium. Associé au E202, il peut être employé dans les salades réfri­gérées à la base de viande ou de poisson, de légumes et de sauces émusionnées.
  • E212 et 213 : Ben­zoates de potassium et de calcium.
  • E220 : And­hy­dride sul­fureux.
  • E221 : Sulfite de calcium.
  • E222 : Sulfite acide de sodium.
  • E223 et 224 : Disul­fites de sodium et de potassium.
  • E226 : Sulfite de calcium.
  • E227 : Sulfite acide de calcium. Agent conser­vateur très répandu dans les vins, cidres, confi­tures, jus de fruits concentrés, poissons séchés, etc.
  • E249 et 250 : Nitrites de potassium et de sodium (quantité maxium admis­sible : 0,2%).
  • E251 et 252 : Nitrates de sodium et de potassium. Leur dose maximum légale est de 3,65 mil­li­grammes par kilo, mais un tri­bunal a admis une concen­tration de 50 mil­li­grammes par litre d’eau potable. Le nitrate de potassium, autrefois appelé sal­pêtre, est très utilisé en charcuterie-​​salaisonnerie.
  • E260 : Acide acé­tique (dérivé de l’alcool éthy­lique).
  • E261 : Acétate de potassium.
  • E262 : Diacétate de sodium.
  • E263 : Acétate de calcium.
  • E270 : Acide lac­tique (dérivé du lactose).
  • E280 : Acide pro­pio­nique. Une forme supé­rieure de l’acide acé­tique, qui a la pro­priété d’être mis­sible.
  • E281 à 283 : Prop­pio­nates de sodium, calcium et potassium.
  • E296 : Acide malique (aro­ma­tisant extrait des fruits).



 Les antioxydants et les substances positives


Les anti­oxy­dants ralen­tissent le vieillis­sement du produit (fruit ou autre). Ils doivent rangés dans la même caté­gorie qu’une autre série de sub­stances dont le but est d’améliorer l’état ori­ginel du produit : ajout de vitamine C, de calcium, de sels minéraux, de pro­téines et de bifidus actif. Beaucoup d’aliments carnés conservent d’ailleurs des traces d’antibiotiques. Ceux-​​ci sont donnés ou animaux malades mais aussi de manière pré­ventive à tous les animaux de l’élevage (poulets, porcs…).

Le E306 est un par­ti­cu­liè­rement dan­geureux puisqu’il modifie la sécrétion des hor­mones mâles ou femelles. Ce type de produit ne serait-​​il pas res­pon­sable de la dimi­nution du nombre moyen de sper­ma­to­zoïdes dans les pays indus­tria­lisés et de l’augmentation de la sté­rilté mas­culine ? Pour infor­mation, on trouve le E306 dans les corn­flakes et les shampoings…

  • E300 : Acide ascor­bique ou vitamine C (pré­vient le bru­nis­sement des fruits coupés).
  • E301 et 302 : Ascor­bates de sodium ou de calcium.
  • E304 : Pal­mitate d’ascorbyle.
  • E306 : Extraits riches en toco­phérols. Isolés du germe de blé, les toco­phérols sont des bases médi­ci­nales instables uti­lisées pour com­battre les effets de la méno­pause et la sté­rilité (très pré­sents dans les cor­ne­flakes, on en trouve également dans les sham­poings).
  • E307 à 309 : Alpha­to­cé­phérol, gam­ma­to­co­phérol et déta­to­co­phérol de syn­thèse.
  • E310 à 312 : Gal­lates de propyle, octyle et dodécyle.
  • E320 et 321 : Butyl­hy­droxia­nisol et butyl­hy­droxy­to­luène. Ces anti­oxy­dants chi­miqes dérivés du pétrole sont également uti­lisés comme agents conser­va­teurs (chewing-​​gum, purée de flocons). Toxiques, depuis peu ils sont également reconnus comme can­cé­ri­gènes.
  • E322 : Léci­thines (également employées comme émul­si­fiants, sta­bi­li­sants, épai­sis­sants et géli­fiants). Extraites de la graine de soja, ce sont des concentrés naturels de gras (contenant au moins 56% de phos­pho­li­pides). La léci­thine est l’unique émul­si­fiant autorisé dans la com­po­sition de la baguette de pain. Le soja fait une entrée en force dans l’alimentation humaine depuis que la pro­duction de soja a dépassé la demande des éleveurs et est devenue une sur­pro­duction. Les indus­triels ne désirant pas perdre cette denrée ont décidé de la recycler dans l’alimentation humaine : steacks au soja, yahourts au soja, médi­ca­ments au soja, etc. Les vertus décou­vertes au soja sont des inven­tions des indus­triels de l’agro-alimentaire.
  • E325 à 327 : Lac­tates de sodium, potassium et calcium.
  • E330 : Acide citrique. Isolé de l’oeuf à l’origine, cet acide se trouve également contenu dans les argumes et le soja. Il est souvent employé pour pré­server la couleur blanche des apserges, sal­sifis et coeurs de palmier, ou comme émul­si­fiant (corps gras qui donne du volume).
  • E331 à 333 : Citrates de sodium, potassium et calcium.
  • E334 : Acide tar­trique. Utilisé comme cor­recteur d’acidité, c’est également un laxatif et un sta­bi­li­sateur de farines (voire de pel­li­cules pho­to­gra­phiques).
  • E335 et 336 : Tar­trates de sodium et de potassium.
  • E337 : Tar­trate double de sodium et de potassium.
  • E338 : Acide ortho­phos­pho­rique. Cette formule chi­mique de syn­thèse est obtenue par la décom­po­sition de cer­tains fruits, comme engrais et comme conser­vateur dans la plus célèbre boisson gazeuse du monde (cor­rosif à haute dose).
  • E339 à 341 : Ortho­phos­phates de sodium, potassium et calcium (anti­oxy­dants, mais aussi émul­si­fiants, sta­bi­li­sants, épais­sis­santse et gélifiants).



 Les agents de texture


Les agents de texture changent l’aspect du produit (sa texture) et aug­mentent son volume. Ils sont classés en quatre classes : émul­si­fiants, sta­bi­li­sants, épais­si­sants et géli­fiants. Les spé­cia­listes de l’agro-alimentaires ne sont pas des cui­si­niers mais des chi­mistes. Ils viennent d’ailleurs donner des cours aux apprentis cui­si­niers dans leurs écoles pour leur apprendre à se servir des sauces lio­phi­lisées (sauces sucrées et salées) qu’on servira ensuite dans les grands restaurants.

Quelques exemples : la gomme xantane (sorte de plas­tique qui fait le moelleux de nos yahourts, de nos gâteaux et de notre mou­tarde par exemple), la léci­thine de soja (de la graisse pour faire gonfler les pâtes à pain), la farine de graines de caroube (pour nos brioches au petit-​​déjeuner).

Qua­siment aucun de ces pro­duits n’est assi­mi­lable. On les mange, on ne les digère pas et ils sont évacués aux toi­lettes. On croit manger plus alors que l’on mange moins bien. On mange plus pour com­penser le peu de brioche que l’on digère, et de ce fait on avale plus de gomme encore. Ces pro­duits peuvent satis­faire l’appétit mais pas l’organisme. Celui-​​ci digèrera pro­por­tion­nel­lement plus de sucres que de brioche par exemple. L’utilisation des gommes entraîne souvent un dés­équi­libre nutri­tionnel : les ali­ments ne sont plus confec­tionnés pour être mangés mais pour être consommés. Si le goût pouvait hier être le signe d’un produit sain, aujourd’hui il n’est plus pos­sible de se confier à son palais.

  • E400 : Acide algi­nique. Extrait d’algues, cet émuls­fiant est très utilisé dans cer­taines bières (la dose auto­risée est de 1,5%). Les algues ne se digèrent pas mais per­mettent de faire éponge dans l’estomac et de faire gonfler le volume.
  • E401 à 405 : Algi­nates de sodium, potassium, ammonium, calcium et propélyne-​​glycol.
  • E406 : Agar-​​agar ou gélatine arti­fi­celle. Extraite des algues et uti­lisée en char­cu­terie, pho­to­graphie et cos­mé­tique.
  • E407 : Car­rag­hé­nanes. Extraits d’algues "auto­risés sans condi­tions par­ti­cu­lières si ce n’est la limite de leur dosage au quantum santis, quantité suf­fi­sante pour obtenir l’effet tech­no­lo­gique sou­haité". Réten­teurs d’eau à effet de gélatine (mais les car­rag­hé­nanes concentrent également les métaux lourds), ces additifs sont par exemple injectés dans les jambons de caté­gorie non supé­rieure à une dose maximum de 0,5%, les sauces cui­sinées, les crèmes glacées, flans au lait…
  • E410 : Farine de graines de caroube. Très employée en tant que géli­fiant ou struc­turant, elle entre par exemple dans la com­po­sition des farines de la gamme des brioches. Sa dose maximum admise est de 5 grammes par kilo (elle a été récemment révisée à la baisse).
  • E412 : Farine ou gomme de guar uti­lisée comme épais­sissant, par exemple dans les conserves de marrons.
  • E413 : Gomme adra­gante.
  • E414 : Gomme ara­bique.
  • E415 : Gomme xantane. Une gomme micro­bienne employée, selon les cas, comme géli­fiant ou sta­bi­lisant, par exemple dans la mou­tarde (hors celle de Dijon). Sa dose maximum auto­risée est de 1 gramme par kilo de produit.
  • E420 à 421 : Sor­bitol et man­nitol. Edul­co­rants "mas­siques" entrant par exemple dans la com­po­sition de cer­tains chewing-​​gum "light".
  • E422 : Gly­cérol (partie acide des corps gras). Très répandu dans le savons, sol­vants, agents mouillants, antigels et liqueurs, il constitue également l’une des bases de la nitro­gly­cérine et "sta­bilise" les vins.
  • E432 et 436 : Mono et tris­téarate, laurate, oléate et pal­mitate de poly­oxyé­thylène sor­bitane (émul­si­fiants).
  • E440 : Pec­tines. Extraites de la peau des fruits, elles sont géné­ra­lement employées en tant que géli­fiants.
  • E450 : Poly­phos­phates de sodium et de potassium.
  • E460 : Cel­lulose micro­cris­talline.
  • E461 : Méthy­ly­cel­lulose.
  • E463 : Hydroxy­pro­pyl­cel­lulose.
  • E464 : Hydroxy­pro­pyl­mé­thyl­cel­lulose (géli­fiant par­ti­cu­liè­rement utilisé dans les ali­ments frits).
  • E466 : Car­boxy­mé­thyl­cel­lulose.
  • E470 : Sels d’acides gras. Emul­si­fiants et sta­bi­li­sa­teurs, par exemple des purées en sachet.
  • E471 : Mono et digly­cé­rides d’acides gras issus de la tran­ses­té­ri­fi­cation d’un tri­gly­céride par le gly­cérol (très répandus, par xemple dans les pétales recons­titués à base de pommes de terre déshy­dratées).
  • E472 : Esters des mono et digly­cé­rides d’acides gras (a-​​acétiques, b-​​lactique, c-​​citrique, d-​​tartrique, etc.).
  • E473 : Sucroesters d’acides gras, ou esters de sac­charose.
  • E474 : Sucro­gly­cé­rides.
  • E475 : Esters poly­gly­cé­riques d’acides gras non poly­mé­risés (auto­risés à cer­taines doses - par exemple - dans les pro­duits dits de bou­lan­gerie fine).
  • E476 : Poly­ri­ci­no­léate de poly­gly­cérol.
  • E477 : Esters de pro­pa­nédiol d’acides gras (ou de pro­pylène glycol).
  • E479 b : Huile de soja oxydée et réagie avec des gly­cé­rides d’acides gras.
  • E481 : Stéaril-​​2 lac­ta­cylate de sodium, ou acide stéa­rique esté­rifié par l’acide lac­tique (émul­si­fiant).
  • E482 : Stéaril-​​2 lac­ta­cylate de calcium (émul­si­fiant).
  • E483 : Tar­trate de stéaryle, ou acide de stéa­rique esté­rifié par l’acide tar­trique.
  • E491 à 495 : Mono et tris­téarate, laurate, oléate et pal­mitate de sorbitane.



 Les édulcorants


Les édul­co­rants sont des corps, habi­tuel­lement uti­lisés dans les médi­ca­ments, capables d’adoucir le produit par une addition de sucre ou de sirop de sucre. Les édul­co­rants sont dits "intenses" quand ils sont très sucrés. Ils adou­cissent le produit de base, autrement dit qu’ils en tra­ves­tissent le goût, sans doute amère à la base - pour ne pas dire immangeable.

  • E516 : Sulfate de calcium.
  • E574 : Acide glu­co­nique. Ralen­tisseur de prise souvent employé dans les sauces indus­trielles.
  • E630 : Acide iso­nique. Utilisé comme "brillant" sur les pâtis­series et char­cu­teries, mais aussi dans les boissons gazeuses, etc.
  • E950 : Acé­sulfame de potassium (édul­corant intense).
  • E951 : Aspartam (édul­corant intense).
  • E954 : Sac­charine (édul­corant intense).



 CONCLUSION


Avec tant de mau­vaises nou­velles, vous pourriez vous demander pourquoi nous ne sommes pas tous déjà atteint d’un cancer… et remettre la gravité de la situation en doute. Seulement, consi­dérez le cas de l’amiante. Les consé­quences de ce produit s’étalent sur des dizaines d’années ; il est parfois d’établir une relation de cause à effet. Consi­dérez main­tenant la mul­ti­pli­cation des épidémies et interrogez-​​vous.

Des spé­cu­la­tions peut-​​être, mais ce n’est qu’en avançant des hypo­thèses que la science avance. Cet article ne sera peut-​​être pas tenu comme une étude scien­ti­fique, mais il n’est pas interdit que celui-​​ci donne à penser. En attendant une étude sérieuse sur la toxicité ou la non-​​toxicité de ces pro­duits, j’invoque le principe de pré­caution et je montre du doigt cette liste de pro­duits : pourquoi cette liste n’est-elle pas dif­fusée ? pourquoi les médias ne s’en emparent-​​ils pas ?

Si vous pensez que l’Etat n’aurait pas pu per­mettre - sciemment - la com­mer­cia­li­sation de pro­duits dan­gereux pour l’homme, c’est que vous ignorez trosi fac­teurs : l’influence des lobbies agroa­li­men­taires, la peur de de la panique générale et la capacité limitée des puis­sants de se remettre en cause. Ainsi pour le sang contaminé ou le nuage de Tchernobyl…

En conclusion, la nour­riture indus­trielle est tel­lement tra­vestie, tel­lement sur­ajoutée de matières diverses qu’on en oublierait presque cette évidence : je me nourris pour sur­vivre. Se nourrir est une nécessité de la vie. Les pays pauvres en ont une conscience aiguë. Manger n’est pas un droit, mais une nécessité. Manger des choses bonnes, diverses, c’est un plaisir, et tout plaisir n’est pas néces­sai­rement superflus. C’est ce plaisir de manger qui est un droit. On doit pouvoir manger autre chose que ce que mangent les porcs. L’homme a réussi à élever la cuisine au rang d’un art, il a réussi à déve­lopper son goût et son odorat pour dif­fé­rencier, juger, recon­naître. Ce qui autrefois était un impé­ratif de la survie est devenu un impé­ratif du plaisir. Il faut manger pour être heureux.

Mais le voile tombe et soudain l’on voit ce qu’on mange. On voit qu’on est empoi­sonné surtout. On est moins heureux alors. Il faut choisir, dès lors, entre le plaisir et la santé. Ces deux points concernent tous deux le corps, leur conflit est contra­dic­toire. Pourtant, ce pro­blème s’est tou­jours posé, sous d’autres formes : sur le sexe, l’alcool, le tabac, la drogue… La nour­riture d’aujourd’hui est tout cela et bien plus encore. Car elle concerne tout le monde et que per­sonne n’y réchappera. Nous devenons ce que nous man­geons, nos enfants deviennent ce qu’on leur donne à manger. Notre santé, notre taille, notre espé­rance de vie en dépend. Cer­tains anthro­po­logues asso­cient la maî­trise du feu à un chan­gement ali­men­taire (les ali­ments cuits sont plus faci­lement assi­mi­lables) et ce chan­gement ali­men­taire à l’augmentation de la taille du cerveau chez les hominidés.

On ne connaît pas les effets exacts de ces pro­duits sur le cerveau humain. On sait que le cerveau consomme près de 40% des calories absorbées (aussi étonnant que cela paraisse). Tout ce que nous man­geons se retrouve à un moment ou à un autre dans le cerveau. L’incidence est indi­recte et l’homme pense aussi bien en Amé­rique qu’en Afrique ou en Asie. Mais si le corps accumule les poisons, pourquoi pas le cerveau ? Si ces poisons créent des dis­fonc­tion­ne­ments dans le corps, pourquoi pas dans le cerveau ? Je veux dire que le cerveau de l’Occidental n’est peut-​​être pas moins efficace du fait l’alimentation moderne, mais elle gagne peut-​​être en effi­cacité ce qu’elle perd peut-​​être dans d’autres domaines. Quels seraient ces domaines ? Ce n’est qu’une hypo­thèse et je vous y laisse réfléchir… si vous en êtes encore capable :)

Sur le plan socio-​​économique, le risque est qu’il se déve­loppe une consom­mation à deux vitesses : les pro­duits bio pour les riches, les pro­duits indus­triels pour les pauvres. Un moyen comme un autre de s’attaquer aux pauvres. L’Etat ou l’UE pourrait-​​elle obliger les indus­triels à amé­liorer la qualité de leurs pro­duits ? C’est déjà ce qui se passe avec les agences de sécurité ali­men­taire, la régle­men­tation et les contrôles. Ce n’est pourtant pas suf­fisant. Face aux lobbies des mul­ti­na­tio­nales de l’alimentaire, telles que Mon­santo, les citoyens se sont réunis en asso­cia­tions de consom­ma­teurs ou changent leur com­por­tement ali­men­taire. Les parents, les écoles, les hôpitaux et les maisons de retraite pré­parent des repas plus équi­librés, avec des pro­duits naturels quand ils en ont les moyens. Le goût de la cuisine revient avec diverses émis­sions. Phé­nomène de mode ou prise de conscience ?

Deux scé­narios sont envi­sa­geables. La version opti­miste : la qualité de la nour­riture s’améliore, les agri­cul­teurs déve­loppent le "bio", les éleveurs traitent les animaux avec plus de respect, des procès média­tiques mettent à l’épreuve les lois de la bioé­thique, l’homme com­prend sa place dans l’écosystème de la planète, la pol­lution diminue, etc.

La version pes­si­miste : viendra un jour où tous ces pro­duits se seront suf­fi­samment accu­mulés dans nos orga­nismes pour pro­voquer cancers et maladies. L’espérance de vie stagnera puis elle dimi­nuera. Comme pour la pol­lution des nappes phréa­tiques, la des­truction de la couche d’ozone ou l’augmentation du CO2, même si l’on arrête main­tenant, la pol­lution conti­nuera encore des dizaines d’années, des cen­taines peut-​​être, autant dire des mil­liers comme pour les déchets nucléaires (cer­tains durent jusque des mil­lions d’années).

L’humanité peut-​​elle se per­mettre une remise en cause aussi pro­fonde que celle qui concerne l’ensemble, je dis bien la totalité de son système d’alimentation, depuis les modes d’élevage et de culture jusqu’à l’usage du four à micro-​​onde ? Nous avançons et nous savons bien qu’il y aura de nou­veaux cancers, de nou­velles maladies. Nous savons également que beaucoup de cas de Creutzfeld-​​Jakob étaient en réalité des maladies de la vache folle (à moins que ce ne soit la même maladie, comme l’a envisagé le Ministre bri­tan­nique de la santé, Stephen Dorell, le 20 mars 2000). Mais nous avons confiance dans la capacité d’innovation des scien­ti­fiques, comme si la seule inno­vation pos­sible ne pouvait être que scien­ti­fique, comme si la pol­tique, l’économie, la religion, la phi­lo­sophie ne pou­vaient pas changer la société. Il est pro­bable que le corps médical, les hôpitaux et les labo­ra­toires phar­ma­ceu­tiques auront une impor­tance crois­sante dans la société à mesure que les cancers et les allergies se déve­lop­peront. On observe déjà un affai­blis­sement des lois de la bioé­thique face aux enjeux de la recherche médicale :

Face à de pareils enjeux, on com­prendra que la lutte contre la faim dans le monde ne soit pas une priorité…



11 votes

Commentaires

Logo de Susanna
lundi 8 avril 2013 à 10h54 - par  Susanna

Merci pour cet article qui nous est très utile ! Quel travail ! Merci de votre temps, de votre engagement.
Une remarque : l’additif 221 est le sulfite de sodium et non le sulfite de calcium ; une erreur d’inattention.

Publications

Navigation

Articles de la rubrique

Brèves

28 mars 2011 - Les Incas sont sur France 5

Un docu­men­taire sur les Incas, ce soir sur France 5, à 23h40. L’orientation de ce docu­men­taire (...)

21 mars 2011 - "Les premiers pharaons" sont sur France 5

Dans le cadre de la série "Civi­li­sa­tions dis­parues", France 5 rediffuse ce soir le 21 mars à (...)

7 mars 2011 - Civilisations disparues sur France 5

Civilisations disparues. Le mythe de Troie. Film de Jens Nicolai (Allemagne, 2009). Un (...)

22 octobre 2010 - 2012, la conspiration de l’apocalypse

D’abord intrigué par la lecture d’un article annonçant la fin brutale et inex­pliquée de la (...)

13 octobre 2010 - Utopiales 2010

La pro­chaine édition des Uto­piales, fes­tival inter­na­tional de science-​​fiction de Nantes, aura (...)