Kennedy : Oswald n’a pas pu tirer seul

mardi 3 juin 2014
par  syagrius
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Un film d’amateur dont la pro­jection ne dure que 15 secondes, est le document le plus pré­cieux dont dis­posait le 26 novembre 1963, les enquê­teurs du F.B.I. sur l’assassinat du pré­sident Kennedy tué le 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas à 12 h 30.

Il ren­force une hypo­thèse que le journal Paris Jour dans son édition du 27 novembre 1963, le premier, avait for­mulée le 26 novembre 1963 : Oswald n’a pas pu accomplir seul l’attentat. Il devait y avoir, au moins, deux tireurs à la fenêtre de l’immeuble de brique rouge d’où sont partis les coups de feu.

 Le film d’Abe Zapruder

C’est un confec­tionneur de Dallas, Abraham Zapruder, qui a tourné cette bande avec une caméra 8 mm la Bell & Howell, modèle 414 PD de la série director.

Abraham Zapruder

Abraham Zapruder né le 15 mai 1905 et décédé le 30 août 1970

Il filmait le passage du cortège pré­si­dentiel lorsque s’est produit l’attentat. Sur le film, on voit la voiture de Kennedy avancer vers la caméra. Alors qu’elle est tout près du cinéaste amateur, le pré­sident est atteint par la pre­mière balle appa­remment au cou.

Il se tourne vers Jackie, assise à sa gauche et celle-​​ci entoure sa tète dans ses bras, dans un geste de pro­tection, au même instant, le gou­verneur du Texas, J. Connaly, assis à l’avant, devant le pré­sident, se retourne.

Mais, presque dans la même seconde, la tête de John Kennedy bascule brus­quement en avant, puis retombe en arrière : Une seconde balle vient de l’atteindre dans la partie supé­rieure droite du crâne ; c’est celle qui l’a tué.

John Kennedy s’effondre sur le siège. Atteint à l’épaule, par une troi­sième balle, le gou­verneur s’effondre, lui aussi, mais vers l’avant.

Jackie Kennedy s’est dressée, tournée vers les détec­tives qui suivent la voiture ; elle agite les bras pour demander de l’aide. Tout est accompli en moins de 5 secondes

Par qui ? Comment ? Par Oswald, affirment les poli­ciers texans ; et avec le fusil italien Beretta modèle 38, qu’il avait acheté plu­sieurs semaines aupa­ravant et que l’on a retrouvé dans l’encoignure de la fenêtre où il était embusqué.

Lee harvey oswald

Lee Harvey Oswald né le 18 octobre 1939 et tué le 24 novembre 1963 à 11h21 par Jack Ruby, enfance dif­ficile avant qu’il ait 18 ans, Oswald a connu 22 domiciles

Eh bien ! ce n’est pas pos­sible ! Un des éléments de la version établie par les enquê­teurs de Dallas doit être faux. Il est, en effet, impos­sible de 3 trois fois avec un fusil de ce modèle en un si court laps de temps, et avec une telle précision.

C’est un journal italien le Cor­riere Lom­bardo qui confirme ainsi le doute d’une gravité excep­tion­nelle. Il faut au moins dix secondes, avec cette arme, pour réarmer et viser à nouveau et surtout si l’on utilise une lunette d’approche.

Cette pré­cision a été confirmée par la firme qui fabrique ce modèle 38 n’aurait pourtant pas dû échapper à la sagacité des poli­ciers texans puisqu’elle figure au cha­pitre consacré à ce type d’arme dans le Book of Rifles de W.H.B. Smith & Joseph E. Smith.

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 Conclusion

Ou bien l’arme retrouvée par les enquê­teurs n’est pas celle qui a servi à l’attentat ; ou bien, un autre tireur était aux côtés d’Oswald. Ou même deux autres. Et Oswald, lui. .. A ce degré d’Indécente inco­hé­rence, on peut tout imaginer …

 Trois contradictions

Est-​​ce l’effet de l’affolement, de l’incompétence, ou d’une pré­ci­pi­tation qui ne peut être que sus­pecte ? Les preuves de la culpa­bilité d’Oswald, divul­guées par la justice de Dallas, n’ont pas convaincu le monde, qui les attendait aussi rapi­dement que l’avocat général local. On y découvre, en effet, trois contra­dic­tions inex­pli­cables, et trois mys­tères tota­lement incompréhensibles.

 Première contradiction

Selon cer­taines ver­sions dif­fusées par les poli­ciers texans, Oswald est, sans conteste pos­sible, l’assassin du sergent Tipitt (abattu au moment où il inter­pellait cet homme qui lui avait paru suspect, moins d’une heure après l’assassinat de J.F. Kennedy).

Une expertise a démontré que c’était le pis­tolet retrouvé sur lui lors de son arres­tation dans le cinéma où il s’était réfugié, qui avait tiré les balles extraites du cadavre du sergent.

Mais selon d’autres ver­sions, également répandues par des membres de la police locale, cette expertise n’aurait pas encore été effectué

 Seconde contradiction

Le chef de la police de Dallas a exposé aux jour­na­listes qu’Oswald avait rechargé son pis­tolet tout en courant, dans le terrain vague par où il s’enfuyait après le meurtre de l’agent Tipitt.

Les poli­ciers qui ont arrêté Oswald ont donné, eux, une version dif­fé­rente : Il n’y avait plus qu’une balle dans ce pis­tolet lorsqu’ils s’emparèrent de l’assassin de Kennedy. Il est pourtant bien établi que celui-​​ci en tout cas n’a plus tiré sur per­sonne âpres son deuxième meurtre.

 troisième contradiction

La fameuse carte sur laquelle Oswald avait tracé le trajet du cortège pré­si­den­tielle et la tra­jec­toire de son tir, n’existe sans doute pas. C’est un journal de Dallas qui en avait, le premier, révélé l’importance, la qua­li­fiant de preuve capitale ; puis le pro­cureur général de la ville, Henry Wade, avait confirmé qu’il l’a détenait.

Ce qui n’a pas empêché l’état major de la police locale de démentir l’existence de cette pièce à conviction si pro­vi­den­tiel­lement oublié par Oswald dans la pièce d’où il tira sur le pré­sident selon les uns retrouvé dans sa chambre selon d’autres.

 Trois constations inexplicables

Et ce n’est pas tout l Cette enquête si « convain­cante » menée par les poli­ciers de Dallas, recèle encore trois points par­ti­cu­liè­rement obscurs.

Trois mys­tères dont les poli­ciers du F.B.I. arrivés le 26 novembre 1963 dans la capitale du Texas, doivent s’employer à percer les secrets et que nous ne pouvons, pour l’instant, qu’exposer.

Dans l’heure même qui suivit l’arrestation d’Oswald, les enquê­teurs affir­mèrent : sa culpa­bilité dans le meurtre du sergent Tipitt est tota­lement établie : trois témoins l’ont vu tirer sur ce policier

Mais ces trois témoins n’ont jamais été pré­senté à la presse, leur noms n’ont jamais été divulgués et les dizaines de jour­na­listes inter­na­tionaux qui pendant 4 jours ont essayé de les retrouver n’y sont pas parvenus.

Ils ont pourtant Interrogé la plupart des gens qui se trou­vaient à proximité du lieu de ce meurtre : aucun ne l’avait vu se dérouler.

Tous se sont contentés d’affirmer :

On dit que trois per­sonnes ont vu Oswald abattre le sergent mais nous ne savons pas qui c’est.

Pourquoi a-​​t-​​on évoqué les preuves apportées par ces trois témoins si ces der­niers n’existent pas ? Et, s’ils existent, pourquoi les tient on dans un tel secret ?

On a affirmé, à Dallas, que des gra­pho­logues avaient iden­tifié sans contes­tation pos­sible l’auteur de la lettre manus­crite com­mandant à une firme de Chicago le fusil qui servie à tuer le pré­sident Kennedy.

C’est Oswald disait-​​on, La véri­fi­cation avait été faite très vite : moins de 24h après l’arrestation de l’assassin présumé " on tenait, contre lui, cette charge accablante.

Or, des experts, euro­péens aussi bien qu’américains, ont fait remarquer qu’ une telle analyse exi­geait plu­sieurs jours de travail.

Il n’est pas pos­sible ajoutent ils de par­venir à une conclusion sérieuse en 24heures.

C’est pourtant ce record qu’auraient battu les gra­pho­logues texans, dans la version offi­cielle fournie par Dallas.

Est-​​on allé trop vite ? Ou bien ces exper­tises étaient-​​elles prêtes dès avant l’attentat ?

Interrogé par des jour­na­listes et des reporters de la TV, lors d’un bref entretien que les poli­ciers de Dallas les lais­sèrent avoir avec leur cou­pable, Oswald avait dit :

Je n’y com­prend rien … on m’accuse d’avoir des­cendu un agent mais je ne sais pas de quoi il s’agit.

Et, comme on lui parlait de l’assassinat du président Kennedy, il avait lancé :

Je sais par des jour­na­listes, plu­sieurs d’entre eux avaient déjà pu inter­peler rapi­dement le petit homme au sourire un peu fou, dans les caves de l’hôtel où chacun allait et venait avec une facilité décon­cer­tante que je suis aussi accusé de cela, mais la police ne m’a jamais interrogé à ce sujet !

Évidemment, Oswald pouvait mentir ! Mais qui, à présent qu’il est mort saura tota­lement nous en convaincre

 La coïncidence : Manchurian candidate

L’attentat contre le pré­sident Kennedy a eu un pré­cédent au cinéma. Il s’agit du film amé­ricain Man­churian can­didate (« Meurtre dans une tête » ou "crime dans la tete") réalisé par Richard Condon qui sortie au cinéma le 24 octobre 1962 qua­siment 1an avant le meurtre de JFK et qui a été dis­tribué en France également pendant quelques mois de l’année 1963.

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The Man­churian Can­didate par Richard Condon

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C’est l’histoire d’un soldat de l’armée U.S., fait pri­sonnier en Corée par les Chinois ; puis libéré par ces der­niers, après un sérieux lavage de cerveau. Il retourne aux Etats-​​Unis et c’est là que l’histoire est trou­blante, il prépare un attentat contre le pré­sident des U.S.A. sur lequel il tire avec un fusil à lunette. Les deux images sont extraites de ce film. JPEG - 76.9 ko

Raymond Shaw joué par l'acteur Lau­rence Harvey.

Trailer du film

Autre coïn­ci­dence assez extra­or­di­naire, le meur­trier dans le film s’appelait Raymond Shaw joué par l’acteur Lau­rence Harvey. Mais, contrai­rement à l’attentat de Dallas, le tireur n’atteignit pas sa cible vivante. (Lee Harvey Oswald, à qui est imputé le crime de Dallas, s’était converti au mar­xisme après un séjour de 2 ans en URSS).

Est ce que Lee Harvey Oswald avait vu le film ? Est ce une coïn­ci­dence ? On ne le saura jamais, pour conclure nous citerons Keya Morgan une amie de sa femme Marina Oswald agé de 73ans et ayant pré­servé au mieux la vie de ses 2 filles :

Elle m’a tou­jours dit que Lee aimait le pré­sident. Elle se rap­pelle même qu’il a pleuré lorsqu’il a appris la mort du bébé pré­maturé des Kennedy le 7 août 1963


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