Lactalis

dimanche 20 novembre 2011
par  syagrius
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En France, l’essentiel des pro­duits lai­tiers sont vendus par deux sociétés : Danone et Lac­talis, qui se par­tagent le marché à peu près à égalité. L’une des deux marques est bien connue du grand public. L’autre, seulement des pro­fes­sionnels. Elle pèse pourtant 14,7 mil­liards d’euros.

Lac­talis, c’est Pré­sident, Roquefort Société, le camembert Lan­quetot, la Feta Salakis, et des dizaines de marques fortes et connues.

 Les ori­gines : 1933 à 1955

C’est en 1933 qu’André Besnier arrete son métier de ton­nelier pour se spé­cia­liser dans la col­lecte du lait. Les pre­miers pro­duits qui sortent de sa fro­ma­gerie sont du camembert et du Pont-l’Evêque. GIF - 3.3 ko

André Besnier
Le 19 octobre André Besnier démarre l’activité 52, rue d’Avesnières à Laval, 1 employé, 35 litres de lait col­lectés et 17 camem­berts fabriqués le premier jour

En 1947, la société per­son­nelle André Besnier devient une SARL (une société à res­pon­sa­bilité limitée où les res­pon­sa­bi­lités sont limitées aux apports) et prend le nom de société Lai­tière de Laval A.Besnier et Cie. Le chiffre d’affaire est de 12 mil­lions Ancien franc (120 000 F) et 25 salariés. GIF - 14 ko

 Michel Besnier dès 1955

En 195527ans, son fils Michel Besnier(que ses concur­rents appellent « l’émir de l’or blanc ») succède à André Besnier bru­ta­lement décédé le 21 juin à l’age de 61ans. JPEG - 2.7 ko

Michel Besnier
Il reprend ainsi une entre­prise de 50 salariés et com­mence à déve­lopper la pro­duction de camembert à Mayenne puis en Nor­mandie. Durant cette période, le chiffre d’affaires est alors de de 381 mille €. La col­lecte annuelle de lait est de 7 mil­lions de litres.

En 1961, La « société Lai­tière à Laval A.Besnier et Cie » devient la « société Lai­tière Besnier. » GIF - 17.9 ko La col­lecte annuelle de lait passe à 32 mil­lions de littres, premier embou­teillage de lait frais pas­teurisé en ber­lingots à Laval.

En 1967, la col­lecte annuelle de lait passe à 110 mil­lions de litres. Démarrage de l’usine de pro­duits secs à Mayenne : pre­mière construction indus­trielle du Groupe hors de Laval.

En 1968, cet entre­preneur met au point le camembert et lance la marque Pré­sident qui deviendra un des grands succès du groupe, le camembert Président.. JPEG - 18.2 ko Tou­jours à la pointe de l’innovation tech­no­lo­gique, le groupe Besnier lance en 1969 la pre­mière brique de lait UHT. La poli­tique d’acquisitions se poursuit dans les années 80, avec de pre­mières implan­ta­tions à l’étranger, notamment aux Etats-​​Unis et en Espagne. Démarrage de la Lai­terie de Vitré avec le lan­cement du lait pas­teurisé en brique Tetrapack.

En 1970, la pro­duction annuelle de camembert est de 18 mil­lions d’unités. 7 sites de fabri­cation : Laval, Mayenne (Mayenne), Vitré (Ille-​​et-​​Vilaine), Rouez (Sarthe), Barbery, Condé (Cal­vados), Athis (Orne)

En 1976, 2 000 salariés et un chiffre d’affaires de 100 mil­lions €. Démarrage du premier coa­gu­lateur en continu au monde à Dom­front : capacité 225 000 camemberts/​jour

En 1978,le groupe Besnier rachète plu­sieurs fro­ma­geries de Nor­mandie dont une des plus impor­tante de cette époque et faisant partie du patri­moine français : L’usine Le Petit de saint Maclou. JPEG - 33.3 ko Ce groupe détient alors les deux marques les plus impor­tantes à ce jour de camamberts.

En 1980, le chiffre d’affaires s’élève à 400 mil­lions €. La col­lecte annuelle de lait passe à 1,2 mil­liard de litres. Achat de la Société Atlalait qui étend la zone de col­lecte en Vendée et Loire-​​Atlantique : 27 sites de pro­duction. La pro­duction de lait de consom­mation du Groupe dépasse 100 mil­lions de litres. Chiffre d’affaires à l’étranger : 53 mil­lions € (soit 11 % du CA total).

En 1981, la pre­mière implan­tation indus­trielle hors de France avec la reprise de la fro­ma­gerie de Belmont aux Etats-​​Unis pour la fabri­cation de pâtes molles. L’entreprise possède alors 27sites de pro­duc­tions et sa consom­mation dépassent 100 mil­lions de litres.

En 1985, la « société Lai­tière Besnier » fait l’acquisition de la société Claudel Roustang, filiale du groupe Nestlé. JPEG - 8.5 ko Par ailleurs, la « société Lai­tière Besnier » fait l’acquisition de parts dans la marque Lactel et la lance alors en ultra-​​frais. PNG - 3.8 ko Démarrage de la Fro­ma­gerie d’emmental à Char­chigné (Mayenne). Le Groupe devient le premier fabricant français de beurre. Lan­cement de la marque Lactel en ultra-​​frais.

En 1987 démarrage de l’usine de Turlock (Cali­fornie - USA) et de la nou­velle fro­ma­gerie de Saint-​​Maclou (Cal­vados). C’est aussi la fer­meture du site de pro­duction de Cahors et transfert de l’activité UHT à l’usine de Montauban.

En 1988 rachat des actifs de Solaisud, à Tou­louse, Mon­tauban et Auch, qui per­mettent de pos­séder 100% de la marque Lactel.

En 1990 reprise du Groupe Bridel et de sa filiale Lanquetot JPEG - 87.9 ko Le chiffre d’adffaire est 840 mil­lions €, dont Bridel Viande qui s’appellera plus tard Tendriade).Par cette opé­ration, il double de taille et devient numéro un du lait en France. GIF - 5.6 ko

1,2 mil­liard de litres de lait col­lectés, 10 usines en France et 1 usine aux USA à Elmdale (Wis­consin), 2 550 salariés, soit la moitié du Groupe Besnier.

En 1991, le chiffre d’affaires : 2.74 mil­liards €. Lla Col­lecte annuelle de lait est : 4 mil­liards de litres. La pro­duction annuelle de camembert : 313 mil­lions d’unités.10 000 salariés. Acqui­sition du Groupe Valmont, 5 usines et des marques : Valmont, Chè­vre­tines, Rondelé, B’A. JPEG - 4.3 ko GIF - 3.3 ko Achat de la Société Girod, leader du reblochon. Lan­cement de l’emmental Pré­sident, qui va prendre en 6 ans le lea­dership du marché.

En 1992,le chiffre d’affaire atteint 18 mil­liards de Francs soit 2,7 mil­liards d’Euros ; Cette période cor­respond de même au lan­cement de la marque Eveil par Lactel pour les tout petits. PNG - 18.3 ko Reprise à Nestlé de la Société des Caves et de sa filiale amé­ri­caine Sor­rento : 8 usines en France, 3 aux USA, CA 530 mil­lions €, 2 000 salariés, marques Société, Louis Rigal, Maria Grimal, Salakis, Pyré­néfrom, Corsica, Sor­rento et Precious. PNG - 14.6 ko

Achat de la société Philipona, présente dans le Comté.

En 1993, c’est le démarrage de la ligne de condi­tion­nement de lait en bou­teille UHT mais aussi la fer­meture de l’usine de Bor­deaux, donc le transfert de l’activité de lait frais sur le site de Montauban.

En 1994, le chiffre d’affaires exté­rieur du Groupe atteint 1/​3 du chiffre d’affaires total soit 1.22 mil­liards €. La pro­duction annuelle de lait de consom­mation : 1 mil­liard de litres et la col­lecte annuelle de lait à l’étranger : 1 mil­liard de litres. Ouverture de l’usine d’emmental de Bouvron (Loire-​​Atlantique) et de la nou­velle usine de Belmont (Wis­consin, USA).

En 1996, la col­lecte annuelle du Groupe est de 5,3 mil­liards de litres dont 1 mil­liard à l’étranger. Le Groupe est présent dans 25 A0C en France. La pro­duction annuelle d’emmental dépasse les 50 000 tonnes. Reprise de l’activité de la Coopé­rative de Niko­laïev en Ukraine. Reprise de la Société Polser à Sie­mia­tycze en Pologne

En 1997, le site de Mon­tauban arrête l’activité de lait sté­rilisé et 2 ans après celle du lait en poudre. Lactel Mon­tauban se spé­cialise alors dans la bou­teille et la brique de lait. Dans les années à venir, le site Lactel à Mon­tauban fera l’acquisition de diverses obten­tions de cer­ti­fi­ca­tions et de brevets multiples.

En 1998, la pro­duction fro­magère du Groupe atteint 400 000 tonnes avec un chiffre d’affaires : 4.57 mil­liards €. Chiffre d’affaires export atteint : 10 mil­liards F. 14 000 salariés. La DGCCRF constate que cer­taines usines du groupe Besnier, futur Lac­talis, ajoutent au lait de l’eau de rinçage ou des résidus aqueux issus de la fabri­cation de fro­mages. Cette pra­tique interdite lui per­mettait à la fois de res­pecter les règles euro­péennes et de gonfler sa pro­duction à moindre coût. La cour d’appel vient de confirmer sa condamnation.

« Goût du profit maximum », « mépris du consom­mateur » : la cour d’appel d’Angers n’y va pas par quatre chemins. Dans son arrêt rendu le 17 avril dernier, elle estime que Marcel Urion, mis en cause en tant qu’ancien PDG du groupe Besnier - devenu Lac­talis depuis -, a bel et bien fal­sifié le lait de consom­mation traité dans cer­taines usines, dans le double objectif d’augmenter sa pro­duction à moindre coût et de rendre son produit conforme aux exi­gences euro­péennes. Sa condam­nation, pro­noncée en premier lieu par le tri­bunal de grande ins­tance de Laval le 26 janvier 2006, a donc été confirmée. Avec d’autres asso­cia­tions, l’UFC-Que Choisir était partie pre­nante du procès au nom des consommateurs.

Cette même année 98 Nestlé a vendu sa filiale ita­lienne Loca­telli a Lac­talis lui per­mettant d’avoir un pied sur le marché italien de la moz­za­rella, tandis qu’en France

 Lac­talis

En 1999, La société Besnier devient le Groupe Lac­talis. Acqui­sition de Concord Mar­keting et Simplot Dairy, deux fabri­cants de fromage aux États-​​Unis qui com­pletent l’achat de 1998 Loca­telli à Nestlé A la fin de cette année M.Michel Besnier a réalisé le Lac­topole André Besnier à Laval, centre tech­no­lo­gique de l’industrie lai­tière retraçant les événe­ments depuis près de 60ans. JPEG - 17.4 ko

En 2000,M.Michel Besnier décède laissant son fils Emmanuel Besnier(29ans) à la pré­si­dence du Groupe Lactalis. JPEG - 96.8 ko

Emmanuel Besnier
Tous les action­naires font partis stric­tement de la famille, ainsi la pré­si­dence du Groupe s’est per­pétuée de géné­ration en génération.

En 2002 le Groupe ouvre sa pre­mière usine de pro­duction de fromage fondu en Russie. Lac­talis col­lecte au total 6,9 mil­liards de litres de lait et a réalisé un chiffre d’affaires de 5,5 Mil­liards d’euros en 2002, ce qui le situe lar­gement en tête des entre­prises lai­tières fran­çaises, et N° 2 en Europe. Leader en France sur les marchés lai­tiers, la marque Pré­sident est alors dif­fusée dans 128 pays et couvre l’ensemble de la gamme des pro­duits lai­tiers. Lac­talis reprenait la fro­ma­gerie de Xer­tigny au groupe Bel avec une clause qui sti­pulait que Lac­talis devait main­tenir le site en activité pendant au moins 10 ans. 10 ans plus tard, Lac­talis annonce la fer­meture du site.

En 2003 Achat d’Invernizzi, filiale ita­lienne du Groupe Kraft : chiffre d’affaires de 95 M €, et près de 20 000 tonnes de fro­mages comme le gor­gonzola, la cres­cenza et la moz­za­rella. L’usine de Cara­vaggio, près de Milan, traite 150 mil­lions de litres de lait par an. Rachat de CEMA, Société agro-​​alimentaire fami­liale, basée en métropole lil­loise, qui a déve­loppé une gamme de pro­duits dié­té­tiques dans les matières grasses à tar­tiner, sous la marque Primevère.

En 2004 rachat de Food Master Inter­na­tional, implanté au Kaza­khstan, Ukraine et Mol­davie : cette marque est leader sur son marché. Ce rachat ren­force la position du Groupe sur la CEI après les implan­ta­tions réussies en Ukraine et Russie.

Elle col­lecte au total près de 100 mil­lions de litres de lait pour un chiffre d’affaires de 60 Mil­lions de $ en lait, kéfir, crème, yaourts et fromages.

Rachat de Rondelé aux États-​​Unis : ren­for­cement sur le marché des spé­cia­lités aux USA.

Rachat de la coopé­rative Kurow en Pologne pour le twarog, fromage frais très consommé dans les pays est-​​européens.

Rachat de la filiale de 3A en Espagne : ren­for­cement sur le marché espagnol du lait de consom­mation avec les marques Lauki et position de leader avec la boisson hor­chata sous la marque Chufi (5 usines de lait de consom­mation en Espagne, et un litrage traité de 480 Ml.).

Lactalis devient N°2 sur le marché du Cheddar au Royaume-​​Uni

En 2005 le Groupe Lac­talis achète la société écos­saise Mc Lelland, qui a une capacité de pro­duction d’environ 45 000 tonnes de cheddar dans 5 usines en Ecosse et une au pays de Galles. Reprise des acti­vités de fro­mages tra­di­tionnels du Groupe Bel en Italie. En France, le groupe conserve 24 % de la société Bel (Babybel, La Vache Qui Rit, etc.) implantée dans le Jura. JPEG - 25.4 ko Rachat de la société Cade­martori en Italie, spé­cia­lisée dans les fro­mages traditionnels.

Prise de contrôle de la société Al Nour, qui a construit une usine en Égypte pour le fromage fondu

Prise de contrôle de la société UFIC, avec la marque Pride, en Arabie Saoudite fabricant du fromage fondu

Rachat de la société Bacha, à Winnica en Pologne, qui conforte la position du Groupe sur le marché du twarog.

Prise de contrôle de la société ACFFI, en Egypte qui fabrique du fromage fondu.

En 2006 rachat de Galbani(1,3 mil­liards d’euros de chiffre d’affaire) en Italie et de Célia en France. Le chiffre d’affaires atteint 7,5 mil­liards d’euros et les effectifs 27.500 salariés.

Lac­talis n’a pas hésité à s’investir (contre l’avis de Nestlé) dans les "marques de dis­tri­buteur" (MDD) : Car­refour, Casino, Auchan, Système U, et même les hard dis­counts comme Aldi et Lidl. Pour cer­tains pro­duits, comme les emmental, les MDD font bien mieux que les marques tra­di­tion­nelles. Lac­talis produit donc de l’emmental aussi bien pour Pré­sident que pour les MDD, dans les mêmes usines ultra modernes, qui tournent donc à plein régime.
Le Groupe Lac­talis conclut un accord avec le Groupe familial Célia basé à Craon (Mayenne) aux termes duquel il prendra le contrôle de Célia, hors acti­vités agrofournitures. JPEG - 8.2 ko

Le Groupe Célia, avec ses filiales spé­cia­lisées dans la nutrition, emploie 740 per­sonnes et a déve­loppé entre autres les marques Chaussé aux Moines dans les fro­mages, le Marin dans les beurres et Picot dans les laits infantiles.

Les Groupes Lac­talis et Nestlé ont décidé de créer une filiale commune dans le domaine des pro­duits lai­tiers frais en Europe.En sep­tembre 2006, la com­mission euro­péenne autorise la création d’une Joint Venture entre Lac­talis et Nestlé, sur les pro­duits frais (yaourt, crème dessert, fromage blanc). Lac­talis cherche en fait à devenir Leader de toute l’industrie lai­tière. Sa marque Pré­sident est déjà leader du beurre (15%), Le lait Lactel vaut 18% (juste der­rière le leader Candia).

Même le fromage est un industrie en pleine évolution : La lai­terie Celia fait entrer le fromage a pâte pressée non cuite (chaussée aux moines) dans le giron de Lactalis.

Cette société, dont le nom est Lac­talis Nestlé Pro­duits Frais (LNPF) couvre 9 pays euro­péens : la France, la Bel­gique, le Luxem­bourg, le Royaume-​​Uni, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie, le Por­tugal et la Suisse. Lac­talis en détient 60% et Nestlé 40%.
Sa gamme com­plète de pro­duits frais repré­sente un tonnage total de 620 000 T pour un chiffre d’affaires d’environ 1,5 Md d’€ avec les marques Nestlé, La Lai­tière, Yoco, B’A, Bri­délice et Svel­tesse en France et en Bel­gique, Ekabé au Luxem­bourg, Ski et Munch Bunch au Royaume-​​Uni, Longa Vida et Yoggi au Por­tugal, La Lechera en Espagne, Fruttolo et Mio en Italie et Hirz en Suisse. PNG - 105.9 ko

"Nestlé demeure pro­prié­taire de la marque la Lai­tière et Lac­talis lui verse des royalties. La brand champion,responsable de la marque, de ses valeurs, de ses codes d’expression, est la business unit la Lai­tière dans la division ultra­frais. Le dépar­tement glaces est bien sûr étroi­tement associé à l’évolution de la marque"

, explique Valérie Blanc, chef de groupe LNPF. Preuve que les liens ne sont pas rompus, le dessert Cra­quant et Fondant, lancé en avril 2006, fruit de trois ans de recherche, béné­ficie de la double expé­rience de Nestlé par ses acti­vités glaces et chocholats.

Elle se situe au 2e rang européen de ce secteur et emploie plus de 3 000 personnes.

EN 2007 le chiffre d’affaires devrait atteindre 9 mil­liards d’euros. Acqui­sition du leader croate des pro­duits lai­tiers, Dukat, en Europe du Sud-​​Est. Ren­for­cement de la pré­sence du Groupe en Répu­blique Tchèque, avec Kunin et la lai­terie de Klatovy.

  • Achat de Fanni en Ukraine.
  • Acqui­sition de Moz­za­rella Fresca aux Etats-​​Unis.
  • Achat de Mama Luise en Espagne.
  • Rachat des Labo­ra­toires Picot par le Groupe Laitier LACTALIS.

En 2008, la diver­si­fi­cation de l’activité du Groupe en pologne avec Obory qui produit boissons lactées et yaourts à boire. Acqui­sition de la fro­ma­gerie Baër en Suisse. Ren­for­cement de l’activité nutrition infantile avec Milupa-​​Nutricia France et de l’activité nutrition cli­nique avec la société Beaubour Inté­gration de la marque Picot au sein de la filliale Lac­talis Nutrition Santé. JPEG - 4.1 ko Lac­talis a décidé de fermer le site his­to­rique de fabri­cation des camem­berts Lepetit à Saint-​​Maclou (Cal­vados) en raison d’une baisse des ventes, a-​​t-​​on appris ven­dredi auprès de la direction.

Pour Phi­lippe Lepetit, dernier membre de la famille fon­da­trice à avoir dirigé l’entreprise avant son rachat par Lac­talis en 1978, la chute des ventes est avant tout liée à l’abandon de l’AOC en mars 2007. Les diri­geants de Lac­talis « ont joué au poker et ils ont perdu », a-​​t-​​il affirmé.

En 2009 acquisition de la fromagerie Lubborn au Royaume-​​Uni.

2010, année de l’Espagne pour Lac­talis, qui a réalisé trois acqui­si­tions stra­té­giques, sur l’ensemble des marchés des pro­duits lai­tiers : Forlasa, leader du marché du Man­chego AOP, Puleva, marque de noto­riété nationale pré­sente sur le marché du lait de consom­mation, et Sanutri, spé­cia­liste de la nutrition. JPEG - 61.8 ko Paral­lè­lement, ren­for­cement du Groupe en Russie, avec l’intégration de la fro­ma­gerie Efremov, non loin de Moscou, au Royaume-​​Uni, avec la lai­terie Rachel’s, numéro 2 de l’ultra-frais bio­lo­gique dans le pays.

Enfin, pre­mière implan­tation indus­trielle en Océanie, avec Lemnos, fro­ma­gerie située en Aus­tralie, à Melbourne.

Lac­talis a offi­ciel­lement déposé une offre pour la reprise de Yoplait nous apprend Marie Josée Cougard ce matin dans les Echos. Le roi du fromage (également for­tement présent sur l’ultra-frais via La Lai­tière et une impor­tante activité sous MDD) qui envisage de convoler avec le prince du yaourt (der­rière Danone). Uni­quement en France, le nouveau groupe exploi­terait 10 usines pour 2,5 mil­liards d’euros de chiffre d’affaires.

En 2011 Lac­talis devient le n°1 mondial des pro­duits lai­tiers, suite à l’acquisition de 83,3% des parts de Par­malat, groupe laitier italien. JPEG - 48.8 ko Implanté dans des régions où Lac­talis était peu présent, cette opé­ration de crois­sance externe est une source de par­faites com­plé­men­ta­rités pour les deux entités. Le 30 août, Lac­talis faisait part aux salariés de la fer­meture de la fro­ma­gerie de Xer­tigny (dans les Vosges) au plus tard à la fin du premier tri­mestre 2012.

 Quelques chiffres

Année199920072010
Chiffre d’affaire 4.75 mil­liards € 9.6 mil­liards € 14,7 mil­liards €
emplois 14000 34000 52000
Pays 45% tra­vaillent dans les sites français -21 pays dans les­quels le Groupe a une pré­sence indus­trielle
  • 8 fro­mages AOP entre l’Italie, la France et la Espagne
  • 146 pays dans le monde dans les­quels les pro­duits du Groupe sont vendus

 Conclusion

L’organisation interne de Lac­talis. Ce groupe de 38.060 salariés, l’un des leaders mon­diaux des pro­duits lai­tiers, reste uni­quement aux mains de la famille fon­da­trice, sans aucun apport extérieur. GIF - 28 ko

Site pro­duction en France
La structure cen­trale, BSA, est contrôlée à 51 % par le pré­sident de Lac­talis, Emmanuel Besnier, qua­rante ans. Ses frère et soeur, Jean-​​Michel et Marie, ne sont que minoritaires. GIF - 63.6 ko

Nous pouvons reprocher une stra­tégie des grands groupes agro-​​alimentaires qui uni­for­misent en l’aseptisant le goût des fro­mages, par une fabri­cation indus­trielle ban­nissant de plus en plus le lait cru, sous de fal­la­cieux pré­textes sani­taires. D’ailleurs France 3 en 2008 a diffusé une émission : "Ces fro­mages qu’on assassine".

"Il s’agit en effet d’une véri­table mise à mort. D’un côté, les firmes mon­dia­lisées qui, sous de fausses raisons sani­taires, veulent tuer les fro­mages au lait cru au profit des fro­mages stan­dar­disés, micro­filtrés, pas­teu­risés, aro­ma­tisés… De l’autre, les petits pro­duc­teurs de fro­mages authen­tiques. Ils repré­sentent moins de 10% du marché. Un combat dif­ficile : plus de 50 fro­mages français ont disparu ces dix der­nières années"

écrit le site de France 3 dans sa page de pré­sen­tation du documentaire.

Mais France 3 a du être prudent dans ses propos, n’oublions pas que Lac­talis pèse 25 mil­lions d’euros annuels en publicité pour le groupe France Télé­vi­sions. Donc les propos certes inté­ressant n’ont pas permis de com­prendre exac­tement une stra­tégie qui n’est pas celle du gout mais du profit. Lac­talis n’aurait pas sup­porté que le docu­men­taire montre comment deux per­sonnes … et des robots se chargent du "moulage à la louche" de 250 000 camem­berts par jour.

Lac­talis est géné­ra­lement connu par les marques qu’il a racheté plutôt que pour son propre nom. Ainsi, sur une bou­teille de lait Lactel, on ne verra pas l’appellation Lactalis.

Site officiel
Lac­talis, un fli­bustier sur une mer de lait

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Ce monde est à nous, changeons-​​le !


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